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Tome troisieme. APA - ATZ.
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disciple cultiva les connaissances qu’ilavoit reçues de son maître ; il plaça laterre au centre de l’univers, il jugea quela lune empruntait sa lumière du soleil ,& que ce dernier étoit plus grand que laterre , & une masse d’un feu pur. II tra-ça un cadran solaire, & construisit unesphere. Anaximene de Milet, néansavant Jesus-Christ, regardoit les étoilesfixes comme autant de soleils, autourdesquelles des planètes faisaient leurs ré-volutions , fans que nous puisions décou-vrir ces planètes , à cause de leur grandéloignement. Trente ans après naquitAnaxagoras de Clazomeoe. II enseignaitque le soleil étoit une masse de feu en-flammée plus grande que le Peloponnese;que la lune étoit un corps opaque éclairépar lejsoleil, & qu’elle étoit habitée com-me la terre. II eut pour disciple le fameuxPériclès & Archelaús , qui fut le dernierde la secte Ionique. Pythagore ayant pas-sé sept ans dans le séminaire & dans uneétroite fréquentation des prêtres égyp-tiens , fut profondément initié dans lesmystères de leur religion, & éclairé furle vrai système du monde , il répandit lesconnaissances qu’il avoit acquises dansla Grece & dans l’Italie. II avança que laterre & les planètes tournoient autour dusoleil immobile au centre du monde, quele mouvement diurne du soleil & desétoiles fixes n’étoit qu’apparent, & quele mouvement de la terre autour de sonaxe étoit la vraie cause de cette apparen-ce. Plutarque donne à Pythagore l’hon-neur d’avoir ob serve le premier l’obliqui-té de l’éeliptique, de Placitis philofoph,\iv, II , ch.xij. On lui attribue auífi lespremieres observations p on r régler l’an-née à 36; jours, plus la ;qe partie de 22jours. Ce qu’il a avoit de plus singulierdans son système é’astronnmie, c’est l’i-magination qu’il eut que les planètesformoient dans leurs mouvenrens un con-cert harmonieux; mais que la nature dessons qui n’étoient pas proportionnés ànotre oreille , empêchoit que nous nepussions l’entendre. Empedoele, disciplede Pythagore, ne débita <jne des rêve-ries. II iniaginoit, par exemple , quechaque hémisphère a son soleil; que lesastres étoier.tde crystal, & qe’ils ne pa-roissoient lumineux qne par la réflexiondes rayons de lumière venant du feu quienvironne la terre. Philolahs de Crotone

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florissoit vers l'an 450 avant Jesus-Christ.II crut aussi que le soleil étoit de crystal,& il ajouta que la terre se mouvoit autourde cet astre. Eudoxe de Cnide qui vivoit370 ans avant Jesus-Christ , fut au ju-gement de Cicéron & de Sextils Empi-riens ,- un des plus habiles astronomes dei'antiquité. 11 voyagea en Asie , en Afri-que, en Sicile & ’en Italie, pour fairedes observations astronomiques. Nousapprenons de Pline, qu’il trouva quela révolution annuelle du soleil étoit de365 jours six heures; il détermina aussiìe temps de la révolution des planètes,& fit d’autres découvertes importantes.iElien fait mention d’CEnopide de Chio ,lequel étoit aussi de Pécule de Pythagore,Stobée lili attribue l’invention de l’obli-quité de l’ecliptique ; il exhortoit sesdisciples à étudier {'astronomie , non parsimple curiosité, mais pour faciliter auxhommes les voyages, la navigation , fisc.

Meton, vers la quatre-vingt-feptiemeolympiade, publia le cycle de 19 ans,appellé Ennéadécatéride. Dans la centvingt-feptieme olympiade, Aratus com-posa phénomènes par ordre d’AntigonusGonathas, fils de Démétrius Poliorcètes,& suivant les observations astronomiquesd’Eudoxe , disciple d’Archytas de Ta-rente & de Platon , qui avoit été quelquetemps en Egypte pour s’istruire à fondde Vastronomie.

Cependant Vítrnve expose l’établisse-mentdel 'astronomie en Grece d'une ma-niéré un peu différente. II prétendque Berofe Babylonien l’apporta danscette contrée immédiatement de Baby-lone , & qu’il ouvrit une école d’a/îro-ttomìe dans l’isle de Cos. Pline ajoute ,llv. VII , chap. xxxvij , qu'en condé-ration de ses prédictions surprenantes',les Athéniens lui élevèrent une statuedans le Gymnajìum , avec une langue do-rée. Si ce Berofe est le même que fauteur' de l’bistoire chaldéenne , il doit avoirexisté avant Alexandre,

Après la mort de Pythagore, T étudede Vafironomie fut négligée ; la plupartdes observations célestes-qu’on-avoit ap-: portées de Babylone fe perdirent, & Pto-loméequien fit la recherche-, ,n|en phtrecouvrer desontemsqu’nne très-petítepartie. Cependant quelques disciples de.Pythagore continuèrent de cultiver V as-tronomie : entre ces disciples on peut