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originaux. Cependant comme la plupartd’entr’eux savaient l’arabe , & que ceuxqui Ue le savoient pas trouvaient des tra-ductions hébraïques de tous les anciensastronomes Grecs, ils pouvoient aisémentavec ce secours faire valoir leur capacitéparmi tes chrétiens. Depuis la naissancede J. C. quelques-uns de leurs docteursont étudié i’n strouomie , pour régler feu-lement le calendrier, & pour s’cn servirà l’astrologie , à laquelle ils sont fortadonnés. Celui qui paraît avoir fait leplus de progrès dans cette science, c’estR. Abraham Zachnt. II vivait sur la find u xve siécle, & Fut professeur en astro-nomie à Carthage en Afrique, & ensuiteà Salamanque ; an a de lui divers ouvra-ges su,r cette science.
Les Sarrasins avoient pris , en conqué-rant l’Egypte, une teinture id astronomie ,qiï’ils porterent avec eux d’Afrique enEspagne ; ce fut là le circuit par le-quel cetíe science rentra dans l’Europeaprès un lon'g exil. Vdici les plus fameuxastronomes qui se soient distingués enEurope depuis le xije fiecîe. Clément deLangthon, prêtre & chanoine Anglais ,écrivit vers la fin du xije fiecîe fur Vas-tronomie. Le xiije fiecîe offre d’abord Jor-damis Vemoracíus , & ensuite l'empe-reur frédéric II, qui fit traduire de l’a-rabe en latin les meilleurs ouvrages dephilosophie, de médecine & Gastrono-mie. II avoit beaucoup de goût poijr cet-te derniere science, jusques-là' qii'îl di-sait un joui à l’abbé de Saint Gai, qu’îln’avoit rien de plus cher au monde queson fils Conrad, & une fphere qlii mar-quait le mouvement des planètes. Jeande Sabrii -‘Bosco vivait dpns le mêmetempsí iléfbit Anglois de naissance, &professefir-en philoíophiè à Paris,' òù ilcomposa son livre de 1* fphere, qùi fut fiestimé, que les professeurs en astronomiel’expliquoientdans leurs leqòns. Albertle grand , évêque de Ratisbonne q s’ae-quitauflì une grande réputation : it Com-posa un traité à'astronomie , & fe distin-gua dans la" ííiéchanique par l’inventiondé plusieurs machines surprenantes pource temps-là. Depuis ce siécle -VastronomieS fait des progrès considérables r éelle a«té cultivée par les piemíers' génies &protégée par les plus grands princes. AI- Iphonfe , roi de Castille, l’ênrichif ! mê- j,me des tables qui portent toiijouâ f»» I
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nom. Ces tables furent dressées en H70,& ce furent des Juifs qui y eurent laplus grande part. K,Table. Roger Ba-con , moine Anglois, vivait dans le mê-me-temps. Guide Bo.natns, Italien , duFrioul , en 1284. En 1320., Pretus Apo-nenfis, qui fut suivi de quelques autresmoins considérables en comparaison dePierre d’Ailly , cardinal & évêque deCambray , & du cardinal Nicolas de Cil-la , allemand, en 1440 ; Dominique Ma-ria Bolonius, précepteur de Copernic ;George Purbachius , ainsi appelle dubourg de Burbach sur les frontierétd’Autriche & de Bavière, qui enseignapubliquement la philosophie à Vienne jest un de ceux qui ont le plus contribuéau rétablissement de V astronomie. II fitconnoissànce avec le cardinal Bessarioilpendant fa légation vefs l’empereur. Parle conseil de Bessarion , Purbachius allaen It'alié pour apprendre la langue grec-;que; L aussi-tdt il s’appliqua à la lectu-re de t’i ilmagcste de Pcolomée , qu’on n’a-voit lu depuis plusieurs siécles que dansces traductions imparfaites , dont il aété parlé es - dessus , faites fur les hébraï-ques, qui àvoient été faites fur les ara-bes, & celles-ci fur les syriaques. IIavoit .commencé un abrégé de Valmagestefur l’original grec: mais il ne put allésqu’au sixième livre , étant mort en 1461 4âgé feulement de 39 ans. Son principaldisciple fut George Millier ,• appellecommunémerff Régiomontanus , parcsqu’îl étoit natif de Konigsberg ên Ptusse.II fut ,1e premier qui composa des êphé-mériJes pour plusieurs années, & diversautres ouvrages très-estimés, enfr’autresles Théoriques des f laiietes. Après l#mbrtde Purbachius il passa en Italie -avecle cardinal Bessarion ; après avoir visitéles principales- académies d'Italíb , îl re-vint à Vienne , d’où le roi de Hongriel’appella à Bude : mais la guerre alluméedans ce pays inquiétant Régiomontanus,il.fe retira à Nuremberg en 1471 , &s’ylia d’amitié avec un riche bourgeois nom-mé Bernard’ Wtdther , qtii avoit beau-coup de goût- pour \' astronomie. Cethom-me^fit la dépense d’une imprimerie & deplfisUbrs instrúmens astronomiques ,avec le'quels ils firent diverses observa-tions. Sixte IV appella Régiomontanusà Rome pour la réforme du calendrier ;il partit au mois de juillet 147;, après