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Tome troisieme. APA - ATZ.
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encore lin grand nombre d’autres qui nele cèdent point à ceux que nous eonnois-sons. De plus, à l’exemple d’Almamoun,divers princes ont fait renouveller lesobservations astronomiques pour fixerle temps ; ainfi que fit Melikschab , leplus puifiàns des sultans Seljnkides ,lorsqu'il établit l’époque çélaìéenne , ainsiappellée à cause que Gelaleddin étoitson surnom. Les califes Almanzor & Al-mamoun étant souverains de la Perse,inspirèrent aux Persans du goût pourcette science. Depuis eux il y a eu danscette nation de temps en temps des as-tronomes célébrés. Quelques-uns desmonaìques persans ont pris des foinstrès- louables pour la déformation du ca-lendrier. Aujourd’hui même ces princesfont de grandes dépenses polir le progrèsde cette science, mais avec Fort peu desuccès : la raison est qu'au lien de Rap-pliquer à P astronomie , ils n’éfudient lesastres que pour prédire l’avenlr.On trou-■■ve'd ins les voyages de Chardin, un longpassage tout- à - Fait curieux , qui donneune juste idée dé l’état de cette sciencechez les Persans modernes.

Les Tartares descendans de Gìnghi-schm de Tamerian , eurent la'même.paffion pour Vaftronomie. Naflìreddin ,natif de Cus dans le Consao , auteurd'un commentaire sur Euclide , qui aété imprimé à Rome , a dressé des tablesastronomiques fort estimées : i! vivoit en-is6r. Le prince Olugbegqui ét it de lamême maison , fit bâtir à Samarcaude ,un-collège Sc un observatoire, pour le-quel il fit faire de très - grand inftrn-mens ; ri se joignit à ses astronomes pourfaire des observations. Les Turcs disent,qu-’il fìt faire un quart de cerclé-, dont lerayon avoitplusde 180 pies ce qui estplus sûr, c’estqu’à l’aidede ses astrono-mes il fit des tables. pour le méridien deSamarcande , dressa un catalogue desétoiles fixes visibles dans cette ville , Sccomposa divers ouvrages, dont quelques-uns font traduits en latin, L les antresfont encore dasts la langue dans laquelleils ont été composés. If y a tous lieu decroire que lesu observations astronomi-ques trouvées Hans le fiecle dernier en-trés lds jhains.dès Chinois, y avaient pas-sé de Tartarie r car il y kles-prenves cer-taines que Gínghischan entra dans laChine, & que.fes descendans-furent maî-

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Ires d’une grande partie de ce vaste em-pire, où ils parterent vraisemblablementles observations & les tables qui avoientété faites par les astronomes de Corasan.Ail reste, l ’astronomie a été cultivée preC.que de temps immémorial à la Chine.Les missionnaires jésuites se sont fort ap-pliqués à déchiffrer les anciennes obser-vations. L’on en peut voir l’h’stoire dansles observations du P. Soucier. Environ400 ans avant J. C. les sciences furentnégligées ehez les Chinois. Celte négli-gence alla en croissant jusqii’à l’einpe-reur Tíin Chi-Hoáng. Celui-ci fit brû-ler , 446 ans avant J. C. tous les livresqui traitoient des sciences, à l’exçeptionde ceux de médecine, d’astrologie, &d’agriculture : c’eft par - là que périrenttoutes les observations antérieures à cetemps: 400ans après, Licou-Pang réta-blit lès sciences dans son empire', S: éri-gea un nouveau tribunal dë mathémati-ques. L’oii fit quelqu: 8 ïnflruméns pourobserver les astres, & l’on régla le calen-drier. Depuis ce ífemps - là Vastronomien’à point été négligée cliez cé peuple. Ilsemble que les obiervations Faites depuistant de siécles, sons les rufpices & parlés ordres de puissans monarques, au-roienl dû fort enrichir Pii/îronoiBÍf.

Cependant les milfionnaires qui péné-trèrent dáus cet empire fur la fin duxvje fiecle , tiouveteht que l’etat où étoitcette science parmi les Chinois, ne ré-pondoit pointa la longue durée de leursobservations. Ceux d’éntre les mission-naires jésui'.es qui entendoient les ma-thématiques, s’insinuerent par ce moyendans l’esprit du monarque. Les plus ha-biles drvin'rènt présidons du tribunal demathématiques, & travaillèrent à mettre■Vastronomie' fur un meilleur pié qu’ellen'aviJît été auparavant. Ils firent des in-strumens pins exacts que ceux dont onshítoit servi jiisqu’alors , rendirent lesobservations pins justes , & profitèrentdes connaissances des Occidetuanx. Voy.les ì'thtiàns iu P, Verbiest, Sc des au-tres millionnaires, ou bien 7 a dejiriptionde-itt-'Ghint , par le P. DuhaUle.

A l'égaid des Juifs, quniqu’ils aientcomposé nu aise z grand nqmbred’oûvra-ges sur la fphere, dont quelques uns ontété -imprimés par Munster en hébreu '&en latin , il y a peu de choses néanmoinsdû ils puissent être • considérés comme