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st’Apollon, â qui cette jépithete est ve-nue d’Astypalie , mie des Cyclades, oùil avoit un temple.
ASTYRA , G 6ogr. anc ., ville d'Eo-lie dent parle Scylax. II y avoit encoreune antre ville de ce nom en Phcnieit,dans le voifinage de l’isle de Rhodes ;Etienne le géographe en a fait mention.( C. A )
* ASTYRENA, Myth. Diane futainsi surnommée d’uu lieu nomme Aslyradans la Méfie , où cette deeffe avoit unbois sacré.
* A5UAN, Géog.anc. U «W., villed’Egvpte, dans la partie méridionale,fur la rive droite do Nil. Les Turcs rap-pellent Sahid , & le» Arabas Usuan , quel-ques géographes croient que c’elè l’an-cicn .e Jìlétacomfso , l'acomffon , ou Ta-chimpso-, d’autresla prennent pour Syeneinéme.
* ASUNGEN , Géog. , petit lac deSuede , dans la Vesttogothic , vers lesprovinces te Smallandc Si deiiallandc.
ASYLE, subit. m. Hift. anc. U mod.,sanctuaire , ou lieu de refuge , qui met àl’abri un criminel qui s’y retire , & em-pêche qu il ne puisse être arrêté par aucunofficier de justice Voy. Refuge, Pri-vilège.
Ce mot vient du grec «VoXsç, qui estcomposé de d privatif, & de i rvXxui , jef rends ou je heurte ; paree qu’on ne pou-voit autrefois, fans sacrilège , arrêter unepersonne réfugiée daijs un asyle. VoyezSacrilège.
Le premier asyle fut établi à Athènespar les defeendans d’Hercule, pour íemettre à couvert de la fureur de leursennemis. L 7 '. Heraclide
Les temples, les autels, les statues,& les tombeaux des héros , étoient autre-fois la retraite ordinaire de ceux quiétoient accablés par la rigueur des loix,ou opprimés par la violence des tyrans :mais de tous ces asyles , les temples étoientles plus sûrs & les plus inviolables. Ousuppofoit que les dieux íè chargeôienteux - mêmes de la punition d’un criminelqui venoit fe mettre ainsi fous leur dé-pendance immédiate ; & on regardoitcomme une grande impiété d’ôter la ven-geance aux immortels. Voy. Autel,Temple, Tombeau, Statue, fisc.
Les Israélites avoient des villes de re-fuge , que Dieu liU-même leur avoit in-
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diquées : elles étoient Vasyle de ceux quiavoient commis quelques crimes, pour-vu que ce ne fût point de propos déli-béré.
A l'égard des païens, ils accordoieutle refuge & l’impunité , même aux cri-minels les plus coupables & les plus di-gnes de châtiment , ies uns par super-stition, les autfes pour peupler leurs vil-les ; & ce fut en effet par ce moyen queThebes, Athènes & Romefe remplirentd’abord d’habitans. Nous lisons aulsi queles villes de Vienne & Lyon étoient au-trefois un asyle chez les anciens Gaulois;& il y a encore quelques villes d’Allc-magne , qui ont conservé leur droit d'«-Jylc.
C’est pour cette raison que fur les mé-dailles de différentes villes, principa-lement de Syrie, on trouve l’infciiptionA2YA0I, à laquelle on ajoute IEPAI,par exemple , TTPOTIEPA2 RAI AXT-AOT , 2IA0N02 IEPA2 RAI A2T-AOT.
La qualité d’asyle étoit donnée à ces vil-les, lelon Spanheim, à cause de leurstemples, & des dieux qui y étoient ré-vérés.
La même qualité étoit aussi quelque-fois donnée aux dieux mêmes. Ainsi laDiane d’Ephefe étoit appellée A 'trvXoç,On peut ajouter que le camp formé pasRemus & Romulos, qui fut appelle asyle,& qui devint ensuite une ville , étoitun temple élevé au dieu Asylaeus, ©s iç«iroApcîos.
Les empereurs Honorius & Théodofeayant accordé de semblables privilègesaux églises , les évêques & les moineseurent foin de marquer une certaine éten-due de terrein , qui Hxoit les bornes dela juridiction séculière ; & ils furent sibien conserver leurs privilèges , qu’enpeu de temps les couvens furent des ef-peces de forteresses où les criminels lesplus avérés fe mettoient à l’abri du châ-timent, & bravoient les magistrats, V.Sanctuaire.
Ces privilèges furent ensuite éten-dus, non - feulement aux églises Si auxcimetières , mais aulsi aux maisons desévêques ; un criminel qui s’y étoit retiréI nepouvoiten sortir que feus promesse dela vie > & de Rentière rémilsion de soncrime. La raison pour laquelle on étendoitce privilège aux maisons des évêques ,