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forte que, quoique vainqueur & seulpossesseur du trône , le suocetsenr d’A,gila vit TEspagne prefqu’entiere prêteà tomber au pouvoir de ses alliés. Mena-cé par les Vandales, qui paroiffoient dis-posés à Faire une irruption dans sesétats, pressé par l’Italie , qui soumise àConstantinople ne pou.v.oit se dispenserde soutenir les prétentions de l’cmpereurd’orient ; jamais Athunngilde n’eût pu dé-fendre son royaume contre les usurpa-tions des Romains, ni le mettre à l’abrides irruptions des Vandales, fi, par bon-heur pour lui, l’imbécille foibtesse deJustinien , la démence de son successeur,& sur-tout la rébellion de Narsès, n’eufisent garanti TEsagne du joug de l’O-rient & des armes de l’Italie. Cepen-dant les prétentions des soldats, établis,par Libénus dans les états d'Athanagilde,devinrent fi insupportables & leurs dé-prédations fi excessives , que la guerreéclata entre les deux nations; les Ro-mains eurent quelques succès, les Visi-goths remporterent aussi quelques avan-tages ; mais ils ne purent e mpêcher lessoldats & les successeurs des soldats deLibérais , de se maintenir en Espagnependant près d’un fiecle, jufqu’à la fin deLrq,, qu’ils. en Furent chassés par Sninti-la. Atbanagilde toutefois avoit réussi-dans ses vues ; il étoit monté fur le trône,en ;?4, & il avoit choisir pour capitalede ses états To'ede , ville forte, placéean centre du royaume. A l’imptudeuceprès qu’il avoit eue d’appeller les Ro-mains, ses sujets ne lili reprochèrent nivices ni défauts; il fut le pere de sespennies , & fonla fim autorité fur leuraffection ; il fit régner la justice & lehon ordre, autant qu’il Fut en lili : amide la paix, il fit tous ses efforts pour per-suader aux Romains de se contenter d es.terres quiil leur avoit oedées; mais cesusurpateurs avides n’écoutant ni sesconseils ni ses exhortations, il eut re-cours à la voie des armes ; il les combat-tit avec valeur, & le couvrit de gloire..Sa renommée , & la réputation de la rarebeauté des deux filles qu’il avoit eues deson épouse Gfosuinde , s’étoient répan-dues chez ses voisins , & Sigebert', roid’Austrafie , pénétré d’estime pour lesvertus d'Athcmcigilde , & peut- être d’a-mour pour la célébré Brunichilde onBrunehautlui envoya demander cette
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jeune princesse en mariage, par Gogon,son premier ministrie , à la tète d'nneambassade solennelle. Le roi de Vifi-goths accueillit Favorablement la de-mande de Sigebert, & Brunehaut, em-portant avec elle une très.riche dot en*argent, partit avec Gogon, & fe renditauprès de Sigebert, qu’elle n’eut pas plu-tôt -épousé, qu’elie abjura l’arianismepour le catholicisme. Quelques histo-riens assurent que Ion pete étoit catholi-que. aussi , mais en secret, & qu’il dissi-mula sa religion de crainte de déplaireà ses sujets: mais ce qui rend un peususpecte l’assertion de ces historiens, c’estla vaine tentative qu’ils font pour justi-fier Brunehaut , qu’ils peignent commel’une des princesses les plus accom-n'iesde son fiecle, des perfidies des crimesque lui ont imputés d’autrcs hist iriensvrai semblablement mieux instruits.Quoi-qu’ilensoit, Chilpéric , roi de Boissons,& frere de Sigebert, enchanté des gran-des qualités de Brunehaut, demanda Tan-née suivante en mariage , quoiqu’il eûtdéja deux femmes ( Andouere & l’hor-rible Frédegonde ) Galfuinde, sœur deBrunehaut au roi des Vifigoths. Informéde Tinconduite & des mœurs dépravéesde Chilpéric, Athanagilde ne consentitqu’avec beaucoup de peine à ce mariage,qui fut célébré cependant, & qui fut 11fatal à ('infortuné Galfuinde ou Gahon-te, qu.e son barbare époux fit étranglerpar les conseils violons de Ffédegonde.Atbamgilde n’existoit déja plus lors de cemeurtre affreux ; il étoit mort en 567 ,après un.règne glorieux & paisible de 15ans. (L. < 7 .)
ATIIANATES , adj. pris sub. Hift,mtc. nom .d’un corps de soldats chezles anciens. Perses. Ce mot est? origi--nairement grec, & signifie immortel:
-. il est composé d’«. privatif & de- -stavzroî
mort.
Les athmates composriient un corpsde cavalerie de dix mille hommes ; &ce corps étoit toujours complet , paresqu’un soldat qui mouroit étoit aussi- tôtremplacé par un autre : c’étoit pour cer-te raison que les Gr"cs Ies. appelloient- athanates ., & les Latins immortelles.
On conjecture que ce corps commen-ça par lés dix mille soldats que Cyrúsfit venir de Perse pour fa garde : .ilsétoient distingués de tous les autres parC ce. 4