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Le savant Rudbeck, professeur en l’u-niversité d’Upsal , dans lin traité qu’il aintitulé AtlanticaJive Munheim , soutientqu^s Atlantique de Platon étoit la Suede& laNoryege , ' & attribue à ce pays toutce que les anciens ont dit de leur îsle At-lantique. Mais après le passage que nousvenons de citer de Platon , on est surprisfans doute qu’on ait pu prendre la Suedepour l’isle Atlantique ; & quoique le li-vre de Rudbeck soit plein d’une érudi-tion peu commune , on ne sauroit s’em-pêcher de le regarder comme un vision-naire en ce point.
D’autres prétendent que i’Amériqueétoit l’isle Atlantique, & concluent de-làque le nouveau monde étoit connu desanciens. Mais le discours de Platon neparoît point s’aecorder avec cette idée : ilíembleroit plutôt que l’Amérique seroitce vaste continent qui étoit par-delà l’isleAtlantique , & les autres isles dont Platonfait mention.
Kircher dans son AIunAussubterraneus ,& Becman dans son histoire des isles ,chap. -u, avancent une opinion beaucoupplus probable que celle de Rudbeck.L’ Atlantique , suivant ces auteurs, étoitune grande isle qui s’étendoit depuis lesCanaries jusqu’atix AçoreS, & ces islesen font les restes qui n’ont point été en-gloutis fous les eaux. (G.)
ATLAS, Ilift. Mythol. Gíog. roi deMauritanie, fut regardé comme le filsde Neptune, parce qu’il fut le premierqui mit une flotte en mer. L’art <se la na-vigation exige le secours de l’astronomie;ce fut ce qui le détermina à cultiver cettescience dont il étendit les limites. On leregarde comme l’inventeur de l’astrono-mie , parce qu’il fut peut-être le premierqui en introduisit la connoíssance enMauritanie j c’est de-là qu'est venue lafable qui le peint portant le ciel sur ses >épaules. Nous apprenons de Diodore quece prince fut le maître d’Hercule, quiporta dans la Grece la connoíssance de lasphère & de l’astronomie ; comme les fa-bles ne font que des vérités défiguréespar ceux qui veulent les embellir, onpeut en endure que l'astronomie , lagéographie & la navigation , n’ont étécultivées que parles anciens Maures,& que les ancêtres de ces peuples abrutisdans l’igno-rance ont été les instituteurs
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des nations. Ce prince faisoit sa résidencesur une montagne qui porte encore au-jourdhui son nom. C’est une chaîne demontagnes qui sépare des pays incultesde pays fertiles. Quoique les poètes aientdébité que son sommet se perd dans lescieux, il n’est comparable en hauteurni aux Alpes , ni à l’Apennin, qui nefont que des collines elles-mêmes, si onles compare aux montagnes du nouveaumonde. La hauteur perpendiculaire deVAtlas eíl depuis quatre cent jusqu’à sixcent verges. La pente en est douce, &quoiqu’il soit hérisse de rochers , l'on ytrouve des terreins extrêmement fertiles,où croissent quantité d'arbres Fruitiers,qui fournissent des subsistances aux ha-hi tans de quelques villages indigens. Cemont fameux a beaucoup exercé les poè-tes qui.en ont exalté les merveilles. Lesvoyageurs n’y découvrent aucuns ve-stiges de ces antiques merveilles, quien faifoient le plus délicieux pays dela terre. Des bêtes farouches y dispu-tent leur pâture aux malheureux habi-tans, & le jardin des Hespérides estcouvert de sables arides , où l’on ne re-cueille nior ni fruits. CT—n.)
ATLAS, f. m. en Anatomie , est lenom de la premiere vertébré du cou quisoutient la tête. Elle est ainsi appelléepar allusion au fameux mont Atlas enAfrique , qui est fi haut qu'il semblesoutenir le ciel ; & à la fable où il estdit qu’un roi de ce pays-là , nommé At-las, portoit le ciel fur fes épaules.
I ,'atlas n’a point d’apophyfe épineuse ,parce que le mouvement de la tête nese fait pas fur cette vertébré , mais furla seconde ; comme elle est obligée detourner toutes les fois que la tête semeut circulairement, fi elleavoit eu unek apophyse épineuse, elle auroit gêné le1 mouvement des muscles dans l’extenfionde la tête. Elle est Tailleurs d’ûn tissuplus fin & plus ferme que les autresvertèbres , & elle en différé encore ence que les autres reqoivent d’un coté& font reçues de l’autre , au - lieu quela premiere vertébré reçoit des deuxcotés ; car les deux condyles de l'occi-pital font reçus dans fes cavités supé-rieures, ce qui forme son articulationavec la tête j & en même temps deuxéminences de la seconde vertèbre s«nt
reçues