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Tome troisieme. APA - ATZ.
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peut en juger avec queíque certitude;car ces deux fortes d’émaciations , fe res-semblent quelquefois parfaitement, &font même suivies de quelques accidens.Cependant la consomption primitive a,dans quelques circonstances, de vraies in-termiífions, & même assez longues ; cequi n’arrive jamais à la fymptomatique.Dans la première, la fievre ne se mani-feste que lorsque la maladie a fait de cer-tains progrès : l’appétit ne manque point,& la respiration dans le commencementest très-libre, mais elle est gênée dans lafuite au moindre exercice : le poufs de-vient fébrile , plus sensiblement le soirque le matin: plusieurs se plaignent deftmrmillemens, & même de douleurs lelong de l’épine, d’une pesanteur doulou-reuse à la tête, & du tintement d’oreille :quelques-uns ont des accidens nocturnes,ou une gonorrhée involontaire , qui lesjette dans le plus grand épuisement: ledégoût survient ; le ventre, qui avoitété jufqu’ators paresseux, s’ouvre quel-quefois fans mesure; & cette diarrhée,qu'on nomme coHiquative , accompagnéele plus souvent de sueurs de la même na-ture , précipite les malades dans le plusgrand accablement, qui leur fait perdrequelquefois l’usage des jambes : la peaudu visage enfin se desséché; elle devientlivide ou verdâtre; le riez s’effile; lesyeux s’enfoncent ; la vue fe trouble, &les tempes fe creusent : c’est de ce con-cours que naît ce qu’on appelle la facehifpocrcttìque , qui répond- à l’affreuseémaciation des antres parties.

L'hectisie des vieillards , qui est unvrai marasme, est rarement accompagnéedetousces symptômes: ses progrès fontmoins rapides ; mais ils conduisent plussûrement à la mort : quelques-uns tom-bent dans l’hydropisie , d’antres ontune gratelle par tout le corps, qui neleur laisse aucun repos,* tous perdentle goût des alimens, & meurent pourla plupart assez paisiblement, quelque-fois même fans qu’on s’y attende : ce-pendant leur fin est souvent annoncée parla gangrené qui se communique au de-hors , ou par d’autres accidens qui fontles produits du dessèchement de toutesles parties.

Le marasme essentiel, qui ne reoon-noît par conséquent aucun désordre

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interne , se guérit assez ordinairementlorsqu’il n’est pas invétéré: on a remar-qué qu’il ■finissoit, dans la plupart desjeunes gens, au bout de sept ans; maisil arrive quelquefois avant ce termeque la poitrine s’affecte, & qu’il fe faitdes épanchemens dans les cavités de 1»tête, de la poitrine & du bas-ventre,.& ces accidens rendent communémentla maladie incurable. Les exacerbationsde la fievre, la diarrhée & les sueurscolliquatives, les urines huileuses, l’ac-cablement extrême & la face hippocra-tique annoncent la mort : la fievre ai-guë, qui termine le plus souvent l'a-trophie fymptomatique , est plus raredans l'essentïelle.

Tontes les ouvertures des cadavresdont je trouve l’histoíre, ne regardent 'presque que l 'atrophie fymptomatique;& l’on auroit beaucoup de peine à choisir ’ce qui convient à ce su jet, fi nos propres ’recherches ne venoientau secours. Outre Jles obstructions, les suppurations , les’’pourritures, les épanchemens , & autresdésordres communs à toutes les’maladiesj 'on observe les pompons flétris, desséchés,remplii de tubercules ou de concrétionsplâtreuses, rongés, adhérens aux par-ties qni les environnent.'.On trouve des 1concrétions coëneuses isatis le cœur & lesgrbsses artères ; les veines presque rem-plies d’air : le cœur desséché & quelque- *fois ulcéré ou tuberculeux; les viscères 'flétris & décolorés ; des épanchemensplus ou moins considérables dans les ca-vités,- & sur-tout des inondations au cer-'veau & à la moelle de l’épine , des en-gorgemens aux poumons ou ailleurs', des •vêts dans les prentieres voies. On a vu,dans une exténuation des plus complé-tés , une quantité étonnante de graissedans le mésentère , l’épiptoon , L autresparties du bas-ventre qui en font suscep- 'tibles. On a vu encore l’eftomac ulcéré ,ou fquirrheux > le pylore resserré & carti-lagineux j la rate extrêmement petite ouosseuse; l’épiploon collé aux intestins,& ces viscères ne formant qu’mi peloton : ’le mésentère farci d’une matière blanchâ-tre solide, & quelquefois pierreuse, sup-puré , putride & détruit. Ce qu’on obser-ve plus particulièrement dans les vieil-lards , regarde les offifientions des earti- 'lages, des tendons, des ligamens, des