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Tome troisieme. APA - ATZ.
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les antres efpcces de figuier, & ne scmultiplie guere que par ses semences ,que les grives L les corbeaux ont ava-lées & ensuite rendues avec leurs excré-mens. II croît dans les lieux sablonneuxau Malabar.

■Usages. Ses figues se mangent lorf-qtl’elles font bien mures ; alors elles s.mtpleines de fourmis ; leur goût n’tst pasaussi délicat que celui de la figue com-mune. Elles resserrent le ventre & cor-rigent la mauvaise qualité des humeurs& de la pituite. La décoction de fa raci-ne se boit ponr purifi-r le sang & le foie,& pour -"dr.ucir l’acrimonie des humeurscolériques. Le suc qui coule des mêmesracines tronquées fe reçoit dans un va-se , & se boit dans les maladies du foie-,il s’appliqua aussi avec succès fur lesgerçures des mains. Son écorce fe prend«n décoction pour appaiser les ardeursdu foie , & pour guérir les crevasses &gerçures de b bouche & des autres par-ties du corps ; pilée, elle s’apptique aussifur les ulcérés & fur le mal sacré, ap-pelle fen Portugal cobrella. Dans les fiè-vres ardentes, on Frotte avec succès latête & le corps, avec la décoction de sesfeuilles dans l’huile.

Remarques. Le nom de ficus racemo-sa , que M. Linné donne à 1 ’atti-alu,n’eft point exact; car ses fleurs ou sesfigues ne font pas disposées en grappesramifiées ni pendantes, connue les grap-pes proprement dites de la vigne , maisen épi simple, élevé , comme celui dnchâtaignier ou du chêne.

M. Linné devroit encore nous appren-dre fous queile autorité il avance que lesfeuilles de cet arb’re font pointillées,fioliis imprejso punílatis ; carVsn-Rhee-de , qui est le seul auteur qui en ait don-né la description , ne parle point de cettesingularité ; & nous pouvons assurerqu’elle n’existe point dans lesfeinlles decet arbre , que nous avons dans notreherbier. (M. Aiunfion.)

ATTICISME , f. m. , Littéral. , fi-nesse , politesse de langage. Uattìcìsmeétoit ainsi nommé d’Athenes, qui étoit laVille delaGrece où l’on parloit le pluspurement,&où l’on prononçait le mieux :jusques-là qu’une vendeuse d’herbes re-connut à la prononciation deThéophrastequ’il n’étoit pas Athénien. L’urbanité,

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dit Quintilien à la fin de son chapitre devisu , consiste en ce que les choses quenous disons soient telles qu’on n’y re-marque rien de choquant, rien qui fentela province, ni dans les termes, ni dansla prononciation, ni dans le geste; demaniéré qu’il la faut moins chercherdans lin bon mot, que dans tout l’air dudiscours , s’il est permis de parler ainsi:comme chez les Grecs, Yatticisme efi unecertaine délicatejsc qui sentait l'espritle goût particulier de la ville d’Athènes.Ce terme est d’u sage pour exprimer lesgrâces d’un ftvtc léger & correct. (G)

* ATTICURGES, f. f. en Architecture,colonnes quarráes. Voyez COLONNE.

ATTICUS (Pomponius), tììst.Rom.Hist. de la Philos ., fut le plus grand phi-losophe des Romains, puifqn’il fit servirses connoissar.ces, non à contenter unecuriosité stérile & superbe , mais à fe ren-dre meilleur. Savant fans orgueil , gé-néreux fans Faste , il chercha moins àbriller qu’à plaire & à être utile. Sonhistoire, fans offrir aucun de ces traitsqui frappent l’imagination , & que lepréjugé annoblit, doit servir de model*nux grands & aux riches, qui nés avecdes passions tranquilles s’éloignent dutumulte des affaires dans les temps ora-geux, pour jouir d’eux-mêmes & de leursamis. Atticus né chevalier romain, futsatisfait d’ètre ce qu’étcient ses peres.La nature en le comblant de tous Icidons aimables, jeta encore dans son cœurle germe de toutes les vertus ; son peretendre & vigilant , se fit un devoir sacréde diriger ses inclinations fortunées ;

‘ heureux qui peut avoir un tel maître !ses progrès furent si rapides, que lespremières familles de Rome briguèrentî’avantage associer leurs enfans à sesétudes. L’aménité de ses mœurs tempé-rant l’envie attachée à la supériorité deses talens, il n’inspiraquede l’émulationà les égaux. Une mort prématurée luienleva son pere, dans un âge où lespassions font les plus impérieuses, parcequ’au moment de leur naissance onignore combien elles font dangereuses.Maître alors d’une grande fortune, re-cherché par ses richesses & par lui-même,il fe précautionna contre les amorcesdu luxe & des voluptés ; & ne connutles tempêtes des passions, que par les- Lll 4