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alors voyelles nasales. Ce son nasal est«n son qui peut être continué , cequi est le caractère diftinctif de toutevoyelle : ce son nasal laisse donc labouche ouverte ; & quoíqu'il soit mar-qué «lans Fécritilte par une n , il estune véritable voyelle : & les poètesdoivent éviter de le faire suivre d’un motqui commence par une voyelle, à moinsque ce ne soit da ns les occasions oùl’ufage a introduit une « euphoniqueentre la voyelle nasale L celle du motqui fuit.
Lorsque l’ruljectiFqirí finit par un sounasal est suivi d’un substantif qui com-mence par une voyelle , alors on metJ'» euphonique entre les deux, du moinsdans la prononciation -, par exemple ,itn n-enfant, bon- tt-homme , commun-n-accord, mon-n-ami. La particule on estauffi suivie de I’» euphonique, on-n-a.Mais si le substantif précede , il y aordinairement un bâillement ; im écranilluminé ; un tyran odieux , un entretienhonnête , une citation équivoque , tmparfum incommode ; on ne dira pas untyran-u-odieux , un entretien-n-honnête,&c. Oa dit aussi un bajjïn à barbe , &non un baj/ìn-n-à barbe. Je fais bienque ceux qui déclament des vers oùle poète n’a pas connu ces voyellesnasales , ajoutent l 'n euphonique ,croyant que cette n est la consonne dumot précédent ; un peu d’attention lesdétromperoit : car, prenez-y - garde ,quand vous dites il est bon-n-botnme ,bon-n-ami vous prononcez bon & en-suite n-homtne, n-mni. Cette pronon-ciation est encore plus désagréable avecJLes diphthongues nasalescomme dansce vers d’un de nos plus beaux opéra :
Ah ! attendrailong-temp; , la nuit estloin encore ;
où facteur pour éviter le bâillement pro-nonce loin-n-encorece qui est une pro-nonciation normande.
Le b & le d sont auffi des lettreseuphoniques. En latin umbìre est com.polé de l’ancienne préposition am, don ton sosorvoit au lieu de circuns , & deire : or comme am étoit en latin unevoyelle nasale, qui étoit même élidéedans les vers, le b a été ajouté entre amK ire euphonies çaitsi,
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On dit en latin prosum , prosumus,profiti ; ce verbe est composé de la pré-position pro, & de su m j mais si aprèspro , le verbe commence par une voyel-le , alors le méchanísme de la paroleajoute un d,prosum , pro-d-es , pro-d-est,pro-d-emm, Le. Ou peut Faire de pareil-les observations en d’autres langues ;car il ne faut jamais perdre de vue queles hommes fout par-tout des hommes ,& qu’il y a dans la nature uniformité &variété. (F)
BAILLER, v. n. respirer en ouvrantla bouche extraordinaire ment & invo-lontairement, bâiller d’ennui , bâiller desommeil. Voyez BaillEMENTC i-dejsus.
(D
BAILLET, adj. Manege, cheval bail-let , est celui qui a le poil roux tirant surle blanc. (V)
¥ BAILLEUL ou BELLE, ville deFrance, au comté de Flandres. Long.20, aç ; lat. 50, 45.
BAILLEUR, f. m. terme de Pratique,est celui des deux parties contractantesdans un bail , qui loue ou afferme fapropre chose. 11 est opposé à preneur. V .PRENEUR. (H)
BAILLI, s. m. Histoire moderneJurisprudence : on entend en géné-ral par ce mot, un officier chargé derendre la justice dans un certain dittrict appelle bailliage. Voyez BAIL-LIAGE.
Ce mot est formé de baile, vieux termequi signifie gouverneur , du latin bajulusqui a la même signification.
Pafquier assure que les baillis étoientoriginairement une sorte de subdélé*gués, que l'on envoyoit dans les pro-vinces pour examiner si les comtes ,qui alors étoient les juges ordinaires,rendoient exactement la justice. Loí-feau rapporte pins vraisemblablementf origine des baillis , à l’ufurpation &à la négligence des grands seigneurs,qui s’étant emparés de l’arfministrationde la justice, & étant trop foibles pource fardeau , s'en déchargèrent fur desdéputés qu’on appelia baillis. Ces tail-lis eurent d’abord l’inspection dt-s ar-mes & fadministration de U justice &des finances : mais comme ils abusè-rent de leur pouvoir , ils en furentinsensiblement dépouillés, & la plus