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mouvement volontaire, mais fur-toiitpar ceux de la respiration. II se formeen inspirant doucement une grande-quantité d’air, qu’on retient & qn’onraréfie pendant quelque temps dans lespoumons, après quoi nu ie laisse échap-per peu-à-peu, ce qui remet les mus-cles dans leur état naturel.
De-là , l’effet d u bâillement est demouvoir, d’accéiérer & de distinguertoutes les humeurs du corps égalementdans tons les vaisseaux , & de disposerpar conséquent les organes de la se n sation & tons les muscles du corps, às'acquitter chacun de leur côté de leursfonctions respectives. Boerhaave,Inst. ittéd. §. 638- (-£)
Bâillement , f. m. ce mot est aussiUn terme de Grammaire ; on dit éga-lement hiatus : mais ce dernier est la-tin, U y a bâillement toutes les foisqu’1111 mot terminé par une voyelle , estsuivi par un autre qui commence parune voyelle , comme dans il nt’obligeaà y aller ; alors la bouche demeure ou-verte entre les deux voyelles, par lajiéceffité de donner passage à l’air quiforme l’une, puis l’autre fans aucuneconsonne intermédiare ; ce concoursde voyelles est plus pénible à exécuterpour celui qui parle , & par consé-quent moins agréable à entendre pourcelui qui écoute ; au lieu qu’une con-sonne Faciliteroit le passage d’une voyel-le à l’autre, 6'est ce qui a fait quedans toutes les langues, le méchanîfmede la parole a introduit ,ou l’élifion dela voyelle du mot précédent, òn uneconsonne euphonique entre les deuxVoyelles.
L’élision fe pratiquoit même en prosechez les Romains. “ II n’y a personne„ parmi nous , quelque grossier qu’il„ soit, dit Cicéron , qui ne cherche àS , éviter le concours des voyelles, &,, qui ne les réunisse dans l’occasion.Quoi quidem latinq lingua Jìc observât :mémo ut tam rujlicus Jit , quin vocalesnolit conjungere. Cic. Oratr,n°. iyo.Four nous, excepté avec quelques mo-nosyllabes , nous ne faisons usage del’élifiop que lorsque le mot suivi d’unevoyelle est terminé par un e muet, parexemple , une Jtncere amitié , on pro-tmioe Jtncere amitié, On élide aussi J’»
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en ,f!il, qu’on prononce s'il ; on dit anísim'amie dans le style familier, au lieude ma mie ou mon a>»>e;nos peres dí-ioient m'amour.
Pour éviter de tenir la bouche ou-verte entre deux voyelles, & pour feprocurer plus de facilité dans la pro-nonciation , le méchanîfme de la pa-role a introduit dans tontes les langues,outre l’élifion, l’ulage des lettres eu-phoniques , & comme dit Cicéron,on a sacrifié les réglés de la gram-maire à la facilité de la prononciation :Confuctuiini auribus indulgents libenter
obsequor . Impetratum cjl à
consuetudine ut pcccare juavitatis eau -saliceret. Cicer. Orator. n°. 158. Ainsinous disons mon urne, mon épée, plu-tôt que ma ame, ma épée. Nous met-tons un t euphonique dans y a-t-il ,dira-t-on', & ceux qui au lien detiret ou trait d’union mettent uneapostrophe après leí , font une faute ;l’apostrophe 11’est destinée qu’à marquerla suppression d’une voyelle, or il n’ya point ici de voyelle élidée ou suppri-mée.
Quand nous disons^? Con an lieu defi on , F n est point alors une lettreeuphonique, quoi qu’en dise M. l’abbéGirard, tome I , page 344. On est unabrégé de homme ; on dit l'on commeon dit l'homme. On m'a dit , c’est-à-dire , un homme , quelqu'un m’a dit .On , marque une proposition indéfinie,individuum vagum, 11 est vrai quequoiqu’il soit indifférent pour le sensrie dire on dit 011 l'on dit , l’un doitêtre quelquefois préféré à l’autre , se-lon ce qui preccrie ou ce qui suit , c'està l’oreille à le décider ; & quand ellepréféré l’on au simple on, c’est souventpar la raison de l'euphonie, c’est-à-dire,par la douceur qui résulte à l’oreille dela rencontre de certaines syllabes. Ailreste ce mot euphonie est tout grec ri-,bien , & ffic orìi ,son.
E11 grec le y, qui répond à notre n ,étoit une lettre euphonique , su r-toutaprès l's & l’<; ainsi an lieu de direiíqrtTi , vìginti virì , ils dilentíì%c<nv ctelçeç , fans mettre ce v entre lesdeux mots.
Nos voyelles font quelquefois suiviesd’un son nasal, qui fait qu’on les appelle