Band 
Tome IV. AU - BHA.
Seite
223
JPEG-Download
 

B A 1

de quelques-uns de leurs élémens. Tantqu’ì! est renfermé dans de justes bornes,la fibre a un ton modère' ; l'on excès pro-duit une tension , son défaut un relâ-chement.

Des causes étrangères peuvent donnerlieu à la tension, en enlevant les molé-cules flexibles, intermédiaires, fur-toutles aqueuses : elles peuvent occasionnerle relâchement, en favorisant l’intro-miflion de ces molécules.

Le jeu des fibres excités par des causesinternes, telles que le principe vital ,peut encore leur donner de la tension,par ['expulsion des mêmes particules in-termédiaires , & s’opposer au relâche-ment, en refusant l’entrée à celles quiserment disposées à ['opérer par leur in-troduction.

III. Toutes les parties, tous les orga-nes , qui composent le corps humain,font formés par ces fibres diversementdisposées & arrangées, les sensations,Phœmatol'e , les sécrétions, les excré-tions , les mouvemens , tant ceux quifont soumis sensiblement â la volonté,que ceux qui en paroist’ent indépendans,en un mot, toutes ies fonctions animales& vitales font le produit du jeu desfibres , & elles s’exécutent avec uneliberté proportionnée à leur ton.

IV. Les vaisseaux , les nerfs, la peau& le tissu cellulaire, font, de tous lesorganes ceux qu’ilest le plus importantdeconnoître, pour apprécier la maniéréd’agir des bains ; & parmi les fonctionsanimales , celles qu’il faut principale-ment s’arrêter à considérer, font la cir-culation, la respiration, la transpiraition & les sécrétions.

V. Les vaisseaux chaînent un fluideconnu fous le nom de majse humorale.Leur diamètre diminue on augmente,& leur action fur la masse humorale estplus ou moins forte , suivant que lesfibres qui composent ces vaisseaux- fontplus ou moins relâchées , plus ou moinstendues. K Vaisseaux.

VI. Les nerfs servent de conducteursà un fluide subtil, principal mobile detoutes les actions méchaniques. F.Esprits animaux, Nerfs. Ils trans-mettent à l’ame ['impression des objetsqui les touchent. Le plus & le moins dedensité & de tension de leurs enveloppes,

BAI 22;

la plus OU moins grande liberté de com-munication avec les parties d’où ils ti-rent leur origine , influent fur leur sen-sibilité. Toute irritation qui e» menace['intégrité , donne naissance aux spasmes& aux convulsions. F. Convulsion,Spasme.

VIL La peau qui recouvre la surfaceexterne <lu corps, est formée d’un entre-lacement très-ferré de fibres organiques,de vaisseaux & de nerfs, terminés enhonpe. Elle amortit Ilimpreffion des ob-jets extérieurs par la fermeté de sontissu , elle doit à les nerfs la sensibilitédont elle est douée.

La surface intérieure du corps est éga-lement recouverte d’une membranemoins ferme & moins épaisse que lapeau , mais qui, comme elle , modifiefaction des substances qui la touchent,& est sensible à raison des nerfs qui s’yépanouissent. L’unc & l’autre font per-cées d’une infinité d’ouvertures connuesfous le nom d e fores , dont les uns absor-bent les fluides qui leur font présentés,& les autres exhalent les humeurs quele jeu des vaisseaux pouffe à leur circon-férence. Cette exhalaison est nomméetranspiration ; on donne le nom d'«à-sorption à la Fonction des pores absor-bans. Foyez Peau, Pores, Transpi-ration.

VIII. Le tissu cellulaire immédiate-ment placé fous la peau , s’enfonee danstoutes les parties même les plus intimes,les enveloppe , les pénétré; & formé dedeux especes de sacs adossés l’un contrel’autre , suivant ['observation lumineusede M. de Bordeu , devient à la fois & leréservoir & le conducteur de la graisse,& d’une infinité d’humeurs qui s'y dé-posent. Foyez Tissu cellulaire®«Corps muqueux.

IX. Par ce tissu , il se forme une cor-respondance sensible entre toutes lesparties.

II en estime autre qu’on nomme sym-pathie , dont les nerfs font les organes& qui dépend de l’origine commune desfibres nerveuses.

, Les vaisseaux , par leur communica-tion réciproque , en établissent un troi-sième genre.

X. La masse humorale, qui, fous cenota, comprend le sang, la lymphe Sc