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Tome IV. AU - BHA.
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domestiques pendant que îe maître estaubain, d’une chambre à lit pour s’ycoucherait sortir d u bain , d’une salleoù est placée la baignoire , d’un cabinetà soupape ou d’une garde-robe , d’uncabinet de toilette, d’une étuve pour sé-eher les linges & chauffer l’catt , d’undégagement, &fc. II est affcz d’iifage deplacer deux baignoires & deux lits dansces appartemens, ces tains se prenantordinairement de compagnie lorsqu’onest en santé.

Ces bains doivent avoir un 'petit jar-din particulier pour faire prendre del’exercice, sans être vu , aux personnesqui prennent ces bains plutôt par indis-position que par propreté.

Ces appartemens font ordinairementdécorés de lambris, de peintures, dedorure , & de glaces. C’eft dans cette oc-casion qu’un architecte qui a du génie ,peut donner carrière à Ion imagination,ces sortes de pieces n’étant pas suscep-tibles de la sévérité des réglés de l’art.Alt contraire j’estime que c’est dans cesfortes de pieces seulement qu’il convientde répandre de t’élégance & de l’enjoue-mentidans l’ordonnance de la décora-tion de ces petits appartemens, lesVa-teaux, les Lanerets, peuvent y donnerle ton , aussi bien que les ornemens ara-besques, les plans des Chinois, les ma-gots, císc. Tout est de leur ressort, pour-vu qu’il y soit ajusté avec goût & discer-nement. (T)

§ Bain , Médecine. Le bain est l’ap-plicafion d’un fluide à la surface du corpshumain. La nature de ce fluide en cons-titue les genres. Ses qualités accidentel-les en varient les efpeces, & celles-cifont divisées â raison des parties aux-quelles ce fluide est appliqué, & de lamaniéré dont s’en fait supplication.

L’air, l’eau , différentes substancesfluides naturelles ou factices, fout la ma-tière des bains , leurs différois degrésde chaleur font que respectivement à latempérature du corps, ces bains fontfroids, frais , tiedes ou chauds. Ils fontentiers , lorsque tout le corps est plongédans ces fluides, ou Test feulement juf-qu’au col. Ils font partiels , quand ils nefont appliqués qu’à une feule partie &prennent alors le nom de demi - bains ,4e bains des pieds, de bains des mains.

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Les douches, la simple irroration, fontencore des efpeces de bains partiels.

On parlera successivement de la ma-niéré d’agir des uns & des autres, & l’onindiquera les occasions dans lesquellesï on peut y avoir recours. Mais commeleurs effets résultent de faction des flui-des environnans fur le corps humain,c’est par la connoilfanee exacte de lanature & des facultés de ce corps, despropriétés des fluides appliqués à fa sur-face, qu’on peut se rendre raison deseffets des bains , & sentir en quelles cir-constances on peut en employer les dif-férens genres & les différentes efpeces.D’après cette réflexion, l’on croit devoirentrer ici dans quelques détails furl’un& fur l’autre de ces objets, en fe ren-fermant dans l’exposition de celles deleurs qualités d’où dépend l’énergie desbains.

I. Le corps humain est un composé defibres similaires, dont les élémens fontune terre ferrugineuse & un gluten par-ticulier au genre animal, qui lni-mémeparaît avoir pour élémens, de l’air , ct usel, de seau, de l’huile & une terre cré-tacée. La différente combinaison de cesfibres Forme les organiques. Les unes& les autres font poreuses, élastiques,susceptibles d’accroissement dans toutesleurs dimensions , de tensions & de relâ-chement. Les organiques font encore ir-ritables & contractiles, & jouissent dela faculté d’osciller. La plupart d’entreelles font douées de sensibilité , à raisondes nerfs qui entrent dans leur composi-tion. II résulte de leur force irritable,contractile & sensible , qu’en se resser-rant, elles diminuent le diamètre îleleurs pores & des vaisseaux dont ellesforment les parois.

II. C’est du contact plus ou moinsgrand des parties constituantes,des fibressimilaires , & de celui de ces fibres & desorganiques entr’elles, ainsi que de l’in-tégrité du principe vital, que ces fibrestiennent leur propriété résistante & leursfacultés actives. Voyez Fibre , Irri-tabilité , Natuke , Nerfs,Sen-sibilité.

Ce contact peut être affoibli par l’în-tromifsion des parties étrangères, moinssolides que les élémens de la fibre , &augmenté par l’extractien ou l’expulfioS