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Tome IV. AU - BHA.
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les infidèles, dans laquelle ils demandentque les princes chrétiens soient extirpés ;qu’ils s’arinent les uns contre les antres ,qu’iis donnent ainíi occasion à la loiMahométane de s’étendre. On se par-donne mutuellement les injures, & î’ons’cmbrade en disant, Dieu te donne latonne pâque.

Autant la rigueur du ramadhan a étéextrême, autant la débauche & l’intem-pérance régné pendant les jours du bai-ram: ce ne sent que festins A réjouis-sances, tant dans le serrail où le sultanadmet les grands de l'empire à lui baiserla main, & marche avec eux en pompejufqu’à la grande mosquée, que dans la■ville, où tous les Turcs jusqu’aux pluspauvres, tuent des moutons, auxqnelsils donnent le nom d ’agneau pascal , nonfur le même Fondement que les juifs,mais en mémoire du sacrifice d’Abraham,dans lequel, disent-its , fange Gabrielapporta du ciel un mouton noir , quidepuis très-longtemps avoit été nourrien paradis , Sc qu’il mit en la placed’Isaac. V. Ramadhan. (6)

BAISÉ, bout baise. On donne , dansles manufactures où l’on tire la foie , lenom de bout baisé à une portion de filsde foie, composée de deux fils ou da-vantage, qui se sont appliqués l’un furl’autre, scion leur longueur pendant letirage, & se sont collés ensemble cn seséchant, II est très-important d’évitcr cedéfaut. Une foie où les baiíémens de filssurvient été fréquens , se devideroitavec peine. Voyez l'article Tirage deSoie.

BaisÉ , adjectif. Fajsement ; se ditdu tissu d’un ouvrage qui a été peufrappé par le battant, & où la tramen’est pas serrée. Le baisé est- positive-ment le contraire de frappé. VoyezFrappe.

BAISE-MAIN, s. m. fííst. anc. &?nod ., marque d’honneur ou de respectpresqu’universellement répandue partoute la terre , & qui a été égalementpartagée entre la religion & la société.Dès ícs temps les plus reculés, on sa-iuoit le soleil, ìn lune, & les étoiles,en baisant la main. Job se défend decette superstition: Jì viiii solein . . . .

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même honneur à Baal. Lucien, aprèsavoir parle de différentes sortes de sacri-fices que les personnes riches officientaux dieux, ajoute que les pauvres lesadoroient par de simples baise - mains.Pline de son temps mettoit cette mêmecoutume au nombre des usages donton ignoroit l’origine : In ttdoraado ,dit-il, iexteram ad osculum referiuius.Dans l’église même, les évêques &les officiers donnent leur main à baiseraux autres ministres qui les servent àl’autel.

Dans la société , faction de baiserla main a toujours été regardée commeun formulaire muet, pour assurer lesréconciliations, demander des grâces,remercier de celles qu’on a reçues,marquer fa vénération à fes supérieurs.Dans Homère, le vieux Priam baise lesmains d’Achille , lorsqu’il le conjurede lui rendre le corps de son fils Hec-"tor. Chez les Romains , les tribuns,les consuls , les dictateurs donnoientleur main à baiser à leurs inférieurs ,ce que ceux-ci appelloient accedere uAmunum. Sous les empereurs cette con-duite devint essentielle „ même pourles grands ; car les courtisans d’un ranginférieur étoient obligés de fe contenterd’adorer la pourpre en se mettant à ge-noux , pour toucher la robe du princeavec la main droite , qu’ils portoientensuite à leur bouche : honneur qui nefut ensuite accordé qu’aux consuls &aux premiers officiers de l’empire , lesautres se contentant de saluer le princede loin en portant la main à la bouche,comme on le pratiquoit en adorant lesdieux.

La coutume de baiser la main daprince est en usage dans presque toutesles cours de l’Europe, & sur-tout cnEspagne , où dans les grandes cérémo-nies, ies grands font admis à baiser lamain du roi. Dapper , dans son Afri-que , assure que les negres font enpossession de témoigner leurs respectspour lenrs princes ou chefs par des baise-mains. Et Fernand Cortez trouva cettepratique établie au Mexique , où plusde mille seigneurs vinrent le saluer entouchant d’abord la terre avec leursmains, & les pottant ensuite à leur bou-che. (6)