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Tome IV. AU - BHA.
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2)4 BAI

1'«me monde, c’est-à-dire, pure. L’ordrede chevuliers du bain ne se conféré pres-fiue jamais , iì ce n’eft au couronnementries rois, ou bien à l’instailation du prin-ce de Galles ou d’un duc d’Yorck. Ils por-tent un ruban rouge en baudrier. Cam-den & d’autres écrivains disent que Hen-ri IV. en fût l’iulHtuteur en 1399 , àcette occasion : ce prince étant dans lebain , un chevalier lui dit que deux veu-ves étoient venues lui demander jultice;& dans ce moment il fauta hors du bain ,CU s’écriant, que la jujiice envers ses su-jets était un devoir préférable au plaisirde se baigner, & enluite il créa un ordrede chevaliers du bain: cependant quel-ques auteurs soutiennent que cct ordreexistoit long-temps avant Henri IV. &îe font remonter jusqu’au temps desSaxons. Ce qu’il y a de certain , c’estque le bain , dans la création des cheva-liers , avoit été long-temps auparavanten usage dans le royaume de France ,Giioiqu’íl n’y eût point d’ordre de cheva-liers du bain.

L’ordre des chevaliers àu bain , aprèsavoir été comme enseveli pendant biendes années, commença de renaître fousle régné de Georges premier, qui encréa solemnellemeiit un grand nombre.(G)

BAJON , s. m. on appelle ainsi furiesrivières la plus haute des planches oudes barres du gouvernail d’un bateaufoncer. (Z)

* BAIGNE. V. Bavone.

Baione , dite Boiona de Galizia ,Géog. auc. éy moi. , ville maritime d’Es-jiagne dans la Galice, à l’emboucliure duMinho. Quelques géographes la pren-nent pour lesÂqiue Celime de Ptolomée ;d’autres veulent que ce soit O renie , surla même riviere que Baione : sa long. est9 & la lat. 41 , 54-

BAJOYERS ou JOUILLIERES , f.s.pi. Hydruul ., font les ailes de maçonne-rie qui revêtissent l’espace ou la cham-bre d’une écluse fermée aux deux boutspar des portes ou des vannes que l’onlevs à l’aide de cables qui filent fur untreuil, que plusieurs hommes manœu-vrent.

On pratique le long des bajoyers , descontreforts, des enclaves pour loger les

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portes qnand on les ouvre, L des per-mis pour communiquer l’eati d’une éclu-se des deux côtés, fans être obligé d’ou-vrir ses portes. (ÍT)

* On donne aussi, fur les rivières, lenom de bajoyers aux bords d'une riviere ,près les culées d’un pont.

BAJOIRE, f. f. à la Monnaie, c'estune piece ou médaille qui a pour effi-gie deux têtes de profil, qui semblentêtre appuyées l'une fur l’autre , telleque l’on voit celles de Louis & de Car-loman , de Henri IV , & de Marie deMedicis.

BAJOUES on COUSSINETS, f. f. pi.Art. mécbaniq., ce font des éminencescu bossages, qui tiennent aux jumellesd'une machine, telle que le tire-plombdont les vitriers se servent pour fondrele plomb qu’ils employeur pour les vi-tres. T". Tire-pi.omb.

BAIRAM, f. m. Histoire moi. , nomdonné à la grande fête annuelle des Ma-hométans. Voyez Fête , esc. Quel-ques auteurs écrivent ce mot plus con-formément à l’orthographe orientalebeiram ; c’est originairement un motturc, qui signifie à la lettre un jour dtsite, ou une solemnité. C'est la páquedes Turcs.

Les mahométans ont deux bairams , legrand & le petit, que Scaliger , Erpe-nius, Ricaut, Hyde, Chardin, Boco-vius , & d’autres écrivains Européens ,prennent ordinairement l’un pour l’au-tre, donnant à ce que les Turcs appellentle petit bairam, le nom de grand ; & aucontraire. Le petit bairam dure troisjours, pendant lesquels tout travail ces-se , & l’on s’envoye des prél'ens l’un àl’autre avec beaucoup de marques de joie.Si le lendemain du ramadhan se trouvesi nébuleux & couvert qu'on ne puissevoir la nouvelle lune , on remet lebairam au lendemain: il commence cejour-là, quand même la lune seroitencore cachée, & il est annoncé pardes décharges de canon au sérail, &au son des tambours & des trompettesdans les places publiques. En célé-brant cette fête, les Turcs font dansleurs mosquées quantité de cérémonies ,ou plutôt de simagrées bifarres, L fi-nissent par une prieie íelemnclle. contre