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nier étant plus petit, sert à emtoîter îèplus grand, ce qui est plus commodepour le transport. Dans la balancé quenous avons fait faire fur le models decelle de M. Doumer , les deux cylin-dres font égaux , & ils fout tous lesdeux la mesure d’un litron. Nous trou-vons en cela une très - grande commo-dité , lorsqu’on a plusieurs parties deliled à eílàyer ; car ayant reconnu lepoids de l’une , on peut remplir l’au-tre cylindre successivement des autresparties qu’on vent essayer , & l'®n enconnoît tout de fuite le poids , ouégal au premier, déja essayé , ou moin-dre on plus fort , en mettant les petitesdivisions des poids de l’un ou de l’au-tre côté , suivant que le demánde ledegré de pesanteur de chaque especede bled , comparé avec le premier quiaura été essayé. On peut ainsi recon-noître en un quart - d’hcure la qualitédes bleds de plusieurs chargemens ,&fc.
4°. Pour ne rien laisser à désirer auxacheteurs, ils pourront s’adresser pourfaire faire des balances cylindriques d'es-sai de grains, au sieur Chemin, maître ba-lancier à Paris, rue de la Ferronnerie, aufj couronné , qui a fait celle de M. Dou-wer, & plusieurs autres qu’on lui a de-mandées.
Avantages de la balance d’cjfcti four lesgrains.
1°. Elle est portative.
2°. Un acheteur y volt d’un coupd'œil le poids d’un fetier de grain : il n’estplus possible an vendeur de le changerde qualité, ou de l’aitérer; s’il le mouille,il est moins coulant, il en entrera moinsdans la mesure, il sera moins pesant,L?c.
3°. Cette mesure ponrroit être adoptéepar le gouvernement ; elle serviroit dansles jurisdìctions consulaires à juger lescontestations qui s’élevent entre les ven-deurs & les acheteurs des grains, lors deslivraisons, Uc.
4°. La balance seroit utile dans lesports dc mer , pour la perception desdroits, pour le paiement des gratifica-tions , quand le gouvernement jugera àpropos d'en accorder pour l’importation j
B A t
F des gfaîns étrangers, comme en l’anné#1768-
y°. Pour la guerre, »n général jugeradans un clin d’œil de la bonté des subsis-tances : Un ministre pourra faire vérifieravec la même rapidité les comptes desmunitionnaires, £f<\
6 e . Les administrateurs des hôpitaux *
■ les munitionnaires, & toutes les person-nes chargées de grands approvisionne-mens , ne peuvent se passer de la balancid'ejfai , s’ils font jaloux de l’exâstitude deleur service & de la bonté de leurs opé-rations.
7®. Tout négociant qui veut se mêlerdn commerce des grains,ne peut se passerd’mie balance d'ejfai , s’il entend bien sesintérêts ; quelqu’habile qu’il soit dans laconnoissancedes bleds, il n'opéíera jamaisque fur des conjectures, s’il n’adopte cet-te méthode.
Toutes les différentes mesures degrains dans les différois pays de l’Eu-*rope, ont un rapport connu avec le fetierde Paris. Un navire chargé de cent lastsd’Amsterdam , arrive au Havre ; on faisque le last est égal à dix-neuf setiers deParis ; c’est mille neuf cents setiers: onsuppose qu’on ait fait l'essai de ce bledpris an milieu dn grenier , & que labalance d’ejfai lui ait doíiiíé íjó livres,on connoît dans 1 instant que le poidstotal du bled contenu dans le navire estde 4370 quintaux; ainsi un plein cha-peau de grain sert à juger sur le champd’un poids total , ce qui demande au-trement beaucoup de frais & beaucoupde temps: or l’épafgne d u temps & desdépenses est inappréciable pour les négo-cians.
Enfin il est difficile d’avoir pour lesgrains un moyen de comparaison plusexact ni plus commode, puifqn’il s’exé-cutepar poids & par mesure. II est doncde la plus grande importance qu’il foisadopté généralement. (M.Beguiffet ,)
BALANCE, subst. fém. est l’unedessix puissances simples e« Méchanìqtte ,servant principalement à faire connoî-tre la qualité ou la différence de poidsdans les corps pesions , & par consé-
quent leur masse ou leur quantité de ma-tière.
11 y a deux sortes de balances, l’ancieufne & la moderne.