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par le profit qn’ils font, & qui est com-munément triple de celui des Hollan-dais , trois barriques ne produisant auplus fondues, qu’nue. barrique d’huìle.Voyez le recueil de différents traités deFhyjìque , par M. Desiandes.
C'elt à un bourgeois de Cibourre_,nommé François Soupíte , que ì'on doitla maniéré de fondre, & de cuire lesgraisses dans les vaisseaux, mème à flot& en pleine mer. II donna le dessein d’unfourneau de brique qui íe bâtit fur lesecond pont : on met fur ce fourneau lachaudière, & l’on tient auprès des ton-neaux d’eau pour garantir du feu.
Voici maintenant la maniéré dont lesHollandois fondent le lard de baleine ,qu’xls apportent par petits morceaux dansdes barriques. Une baleine donne aujour-d'hui quarante barriques : celles qu’onprenoit autrefois, en donnoient jufqu’àsoixante à quatre-vingt.
On place des tonneaux pleins de lardqui a fermenté fur le bord d’un bac;en vuide ces tonneaux dans ce bac ;on y remue le lard afìu de le délayer,& de le disposer à fe fondre. On metle feu à un fourneau; on jette le larddu bac dans une chaudière placée danslin massif de briques & de maçonneriefur le fourneau. Les bacs au nombre detrois, font moins élevés les uns que lesautres,& communiquent entr’eux par desgouttières; ils font pleins d’eau fraîche.Lorsque le lard est délayé, on le jettedu bac dans la chaudière. On l’y laissefondre à mesure qu’il se fond , i’huilese forme & s’éleve à la surface. On laramasse avec des cuillers. On la jettedans le premier bac : à mesure qu’elles’y ramasse, elle descend dans le secondbac, & d u second dans le troisième. Ausortir du troisième, on l’entonne dansdes barriques, pour être vendue.
On la fait passer successivement parces bacs pleins d’eau, afin qu’elle fe re-froidisse plus promptement. Après qu'ona enlevé l’huiie , il reste dans la poëlleun marc, des grillons , ou, pour parlerla langue de l’art, des crotons. On prenddes crotons, & 011 les jette fur un gril-lage de bois, dont un des bouts portefur le massif de la chaudière, & l’autrebout à l’extrémité d’un long bac qui cor-icipond à toute la longueur du grillage,
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& qui reçoit l’huile qui tombe des cro-tons qui s’égouttent fur le grillage.
Les Basques, dans le commencement,faìfoient la pêche dans la mer glaciale,& le long des côtes de Groënland , oùles baleines , qu’on appelle d e grande baie,font plus longues & plus grasses que dansles autres mers : l’huile en est aussi pluspure, & les fanons de meilleure qualité,fur-tout plus polis, mais les navires ycourent de très-grands dangers, à causedes glaces qui viennent souvent s’y atta-cher, & les font périr fans ressource. LesHollandois réprouvent tous les ans de lamaniéré du monde la plus triste.
Les côtes de Groënland ayant insensi-blement rebuté les Basques, ils allerenfcfaire leur pêche en pleine mer , versTille de Finlande, dans Tendroit nomméSarde, & au milieu de plusieurs bas-fonds. Les baleines y font plus petitesqu'en Groënland, plus adroites, s’il estpermis de parler ainsi d’un pareil animal,& plus difficiles à harponner, parcsqu’elles plongent alternativement, & re-viennent fur T tau. Les Basques encorerebutés, ont quitté ce parage , & ont éta-bli leur pêche dans le détroit de Davis ,vers Tisse d’Infeo, souvent environnéede glaces, mais peu épaisses. Ils y onttrouvé les deux eípecesde baleines, con-nues fous le nom de grandes bâtes & desardes. Voyez la pfche des baleines, dansl’ouvrage de M. Deflnndes , que nousavons dé j a cité.
La pêche des baleines , que nous avonsapprise aux Hollandois , est devenue siconsidérable pour eux, qu’ils envoyenttous les ans fur nos ports sept à huitmille barrils d’huile, & du savon à pro-portion.
Qneiqu’utile que soit cette pêche, ils’est passé des siécles fans que les hom-mes ayent osé la tenter. C’étoit, au temsde Job, une entreprise qu’on regardoitcomme si fort au-dessus de leurs forces,que Job même fe sert de cet exemplepour leur faire sentir leur faiblesse, encomparaison dela toute puissance divine.An extrabere poteris lenìathan homo ,& f une ligabis linguam ejus? Nunquië,panes circulwn in naribus ejus , aut ar-millâ perforabis maxillam ejus ì Num-! quid ìnuitiplìcabit ad te preces, aut laque-| tur-tibi mollia i Numquià fasiet tecmti