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Tome IV. AU - BHA.
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pnfium, & accipies euut Jervunt Jetupì-temuml Nu»:qitiil iilnies ei quasi ftvi,a:.t ligubìs eutn o.nciiíis tuis ? Cmciienteu:/: amìcì ? Dévident ilímn negociato-res ? Ssumquid implebis fagotas pelleej.ts , <ff gnrgustium pij'ciuni capite ibiuslJPne jupes cum manum tuant, mementobeilì i me uit-à addcis loqui. “Homme,„ emeveras-tu la baleine avecl’hameqon,,, & lui licras-ti la langue avec une,, corde, lui paíì'eras-tu un anneau dans„ le nez, & lui perceras-tu la mâchoire„ avec le Fer? La réduiras-tu à la fup-„ plication íi à la prière ? Fcra-t-elle un„ pacte avec toi, St sera-t-ellc ton es-„ clave éternel ? Te joueras-tu d’elle,, comme de l’oiicau , & Isrvira-t-elle„ d'aimifement à ta servante? tes amis„ la couperont-ils par pieees, & tes„ négoclans la trafiqueront-ils par rnor-„ ceaux? Rempliras-tu ton filet de fa„ peau, & de fa tete, le réservoir des„ poissons? Mets ta main fur elle;„ louviens-toi de la guerre, & ne parle„ P’.us”.

Ln vain les incrédules voudment-ilsmettre en contradiction le discours deJob avec l’expérience d’aujourct’hui : ilest évident que Récriture parle ici d’aprèsler notions populaires de ces temps-là,comme Josué quand il dit > arrète-taiSoleil. L'exemple du livre de Job,est bienchoisi; il montre parfaitement la har-diesse de la tentative des Basques , &prouve qu’une exactitude scrupuleuse &peu nécessaire dans des raisennemensphysiques, nuiroit souvent au sublime.

Les anciens ne disent autre chose desbaleines, sinon qu’elles se jettent quel-quefois d’elles-mêmes à terre pour yjouir de la chaleur du soleil qu’elles ai-ment, & que d’autres échouent ou fontpoussées fur le« bords de la mer, par laviolence de ses vagues- Si Pline rap-porte que i’empercur Claude a donnéle plaisir au peuple romain, d’une espccede pêche où l’on prit une baleine', il ob-serve en mème tems que ce monstremarin avoit écliooé au port d’Oftic ;qu’auffi-t t qn’on l’apperqut dans le dé-troit, ('empereur en fit fermer l’entréeavec des cordes L des filets, & que ceprince accompagné des archers de lagarde prétorienne, en fit monter uncertain nombre dans des esquifs & des

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brigantins, qui lancèrent plusieurs dardsà cet animal, dont il fut blessé à mort;que dans le combat , il jetta une figrande quantité d’eau , par son éventou tuyau, qu’il mit à fond R un desesquifs : mais cette histoire est rappor-tée comme un fait rare & singulier;ainsi il demeure toujours pour constantque R usage de cette pêche n’étoit pascommun.

Et pourquoi Rauroit-il été? on neconnuissoit presque pas, dans ces pre-miers tems, le profit qu’on en pouvoittirer. Juba , roi de Mauritanie, écri-vant au jeune prince Caïns César, filsd’Auguste, lui manda qn'on avoit vilen Arabie des baleines de 11 x cents piedsde long, & dé trois cents soixante piedsde large, qui avoient remonté de la merdans un fleuve d’Arcadie, où elles avoientéchoué. II ajoute que les marchands Asia-tiques rcchetchoient avec grand foin lagraillé de ce poisson, & des autres pois-sons de mer ; qu’ils en frottoient leurschameaux, pour les garantir des grossesmouches appellées taons, qui craignentfort cette odeur. Voilà selon Pline, toutl’avantage que l’on tirait alors des balei-nes. Cet auteur fait ensuite mention dequarante-deux sortes d’huile, & l’on n’ytrouve point celle de ce poisson : on sa-voir encore si peu profiter de ce pois-son, sous les règnes de Vefpalien, deTito, de Domitien, & de Nerva, quePlutarque rapporte que plusieurs balei-nes ayant échoué , en donnant de traversaux côtés de la mer, comme un vaisseauqui n’a point de gouvernail; que ltii-même en avoit vu dans l’iste d'Ancire;qu’une entre les autres, que les flotsavoient jette fur le rivage proche la villede B;unes, avoit tellement infecté l’airpar fa putréfaction, qu’elie avoit misla peste dans la ville & dans les envi-rons.

Voici comment on prétend que nosBiícaycns du cap-Bréton , près de Bayon-ne, & quelques autres pécheurs, ont étégagés à la pêche des baleines. II paroîttous les ans fur leurs côtes, vers Rhiver,de ces baleines qui n’ont point d’e'vent,& qui font fort grasses t l’occasion depêcher de ces poissons fe prélcnta doncdans leur propre pays, & ils en profitè-rent. 11s íe contentèrent de ces baleines