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Tome IV. AU - BHA.
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tille de bois graissée qui ne passe pasle centre de la pelote, & on le remplitde la composition des fusées à bombes.O11 se sert de ces sortes de battes d feupour éclairer un terrain occupé par P en-nemi. S. Remy. (Q)

Balle luisante, chez les artifi-ciers ; on appelle ainsi une espece d'arti-fice semblable aux étoiles, & qni n’endissere que par la composition , la gros-seur, & la couleur du feu. Voici la ma-niéré de le faire.

Prenez six onces de soufre, deux on-ces d’antimoiue crud , de salpêtre , decolophane & de charbon, de chacunquatre onces : ou bien de salpêtre, decolophane , de charbon , de chacundeux onces , & d’antimoine, de sou-fre & de poix noire, de ehacun uneonce.

Après avoir bien pilé ces matières,on les fera fondre dans un vaisseau decuivre ou de terre vernissée, dans lequelon jettera des étoupes de chanvre ou delin autant qu’il en faudra pour abtbrbertoute la matière fondue; pendant qu’el-le fe refroidira, on en fera des pelo-tons de la grosseur qu’on voudra , &on les amorcera de pâte de poudre écra-sée, dans laquelle ou les roulera, ouon les enveloppera de coton d’étou-pille : il faut cependant prendre gardede ne pas faire ces battes si grossesqu’elles ne puissent être totalement con-sommées en retombant du pot d’unefusée volante , crainte qu’elles ne re-tombent en feu fur les spectateurs, oufur des maisons où elles pourroient met-tre le feu.

Balles d 'Imprimerie ; ce font deuxmorceaux de bois creusés, surmontésd’un manche de bois, parfaitement res-semblant à un entonnoir. Le creux de cetinstrument se remplit de laine bien nette& bien cardée, laquelle y est maintenuepar deux cuirs apprêtés & attachés avecde petits clous tout-antour de la bouchedel’entonnoir; c'est avec ces deux uf-tenciles que l’on empreint d’encre laforme.

Balles teigneuses, terme PIm-frimerìe. Borique les cuirs neufs refu-sent l’encre , faute de n’avoir pas étéassez corroyés, ce qui fait paroître furles balles des taches noires & blanches,

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on dit que ees halles font teigneuses. Pourremédier à cc défaut, l’on est contraintde démonter & corroyer de nouveau lescuirs , & de les saupoudrer même decendre pour imbiber le trop d’bumiditédont ils fe trouvent surchargés en quel-ques endroits. Les battes peuvent encoredevenir teigneuses si la laine de dedansfort par les bords ; car alors il fe for-me uns espece de duvet , qui fe mêleavec l’encre, & introduit fur la formenombre d’ordures qui emplissent l’œil dela lettre.

Balle, chez les Paumiers ; c’est uncorps sphérique fait de chiffons de lainecouverts de drap blanc d'environ deuxpouces & demi, ou trois poucesau plusde diamètre , dont on fe sert pour jouerà la paume : il doitêtrebien rond L bienficelé. Les statuts des paumiers ordon-nent qu’il soit couvert de drap neuf, &qu’il pefe en tout dix-neuf estelins. L es-telin vaut la vingtième partie d’une once.Pour faire la batte , il faut avoir du chif-fon, une masse de bois & l’inftrumentappellé bilboquet. On prend du chiffon ,on en forme un peloton que l’on ficelle ,on le bat dans le bilboquet, afin de noyerla corde dans l’étoffe dont il est fait.Quand il a la grosseur convenable, onle revêt de drap blanc, on le finit en-luite fur le bilboquet, où on le remetpour abattre la couture de son vêtement,& la balle est faite, soyez PAUMIEB. ,Bilboquet.

Balle, terme de Commerce ; on ap-pelle ainíi certaine quantité de marchan-dises enveloppées ou empaquetées dansde la toile avec plulìeurs tours de cordebien serrées par-deffus , après les avoirbien garnies de paille pour empêcherqu’elles ne fe brisent ou ne se gâtent parl’injure du temps.

On dit une baUe d’épicerie, de livres,de papier, de fil, fisc. & l’on met furles balles des marques & numéros , afinque les marchands à qui elles sont en-vovées puissent les recounoítre.

tine balle de coton filé est ordinaire-ment de trois, ou quatre cents pesant.Une batte de soie crue pefe quatre cents.Une batte de grosse toile est de trois ,trois & demie ou quatrepieces.

Selon M. Chambers , une batte îlelaine en Angleterre est la valeur de laSis