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Comme dans son principe, le ballet estta représentation li’une chose naturelleou merveilleuse, il n'est rien dans la na-ture, & Fimagination brillante des poè-tes n’a pu rien inventer, qui ne fut de sonressort. »
On peut diviser ces grands ballets enhistoriques, fabuleux & poétiques.
Les sujets historiques font les actionsconnues dans l'histoire, comme le sié-gé de Troie,les victoires d’Alexarnîre,
Les sujets fabuleux font pris de la Fa-ble, comme le jugement de Paris, lesnoces de Th. tis & Pelée, la naissance deVénus, ©Y.
Les poétiques, qui font les plus ingé-nieux , font de plusieurs dpeces, L tien-nent pour la plupart de l'histoire & de lafable.
On exprime par les uns, les chosesnaturelles, comme les ballets de la nuit,des saisons, des temps, des âges, ©Y.d’autres sont des allégories qui renfer-ment nu sens moral, comme le ballet desproverbes, celui des plaisirs trxmblés, ce-lui de la mode, des aveugles , de la curio-Jté , &c.
II y en a eu quelques-uns de pur ca-price, comme le ballet des postures , &eelui de bicêtre ; quelques antres n’ont^té que des expressions naïves dc certainsévénemens communs, ou dc certaineschoses ordinaires. De ce nombre étoientles ballets des cris de Paris , de la FoireS. Germain , des passe - temps , du carne-<val , &c. Enfin l’histoire, la Fable, l’al-légorie, le; romans, le caprice, l’imagi-nation , font les sources dans lesquelleson a puisé les sujets des grands ballets. Onen a vu dc tous ces genres différens réus-sir , & faire honneur à leurs différens in-venteurs.
Ce spectacle avoit des réglés particu-lières , & des parties essentíelk's*& inté-grantes, comme le poème épique & dra-matique.
La premiere réglé eíU’unité de dessein.En faveur de la difficulté infinie qu’il yavoit à s’assujettir à une contrainte pa-reille, dans nn ouvrage de ce genre,il fut toujours dispensé de l’unité detemps & de l’unité de lieu. L'inventionou la forme du ballet est la premierede &s parties essentielles : les figures
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font la seconde : les mouvemens la troi-sième : la musique qui comprend leschants, les ritournelles, & les sympho-nies , est la quatrieqie : la décoration &les machines font la cinquième : la poé-sie est la derniere ; elle n’étoit chargéeque de donner par quelques récits lespremières notions dessaction qu’on re-préíentoit.
Leur division ordinaire étoit en cinq ac-tes , & chaque acte étoit divisé en 3,6,9,& quelquefois Iî entrées.
O11 appelle entrée une ou plusieurs qua-drilles de danseurs, qui par leur danse re-présentent la partie de faction dont ilssont chargés. Voyez EntilÉe.
Oh entend par quadrille , 4, 6 , 8 , &jusqu’à iî danseurs vêtus uniformément,ou de caractères différens, suivant Fexi-gencedescas. Voyez Qu adrille. Cha-que entrée étoit composée d’une ou plu-sieurs quadrilles, selon que l’exigeoit lesujet.
tl n’est point de genre de danse, desortes d’instrumens, ni de caractère desymphonie, qu’on n’ait fait entrer dansles ballets. Les anciens avoient une sin-gulière attention à employer des instrn-mens différens à mesure qu’ils introdui-soient sur la scene de nouveaux caractè-res , ils prenoient un foin extrême à pein-dre les âges, les moeurs, les passions des-personnages qu’ils mettoient devant lesyeux.
A leur exemple dans les grands balletsexécutés dans les différentes cours del’Europe , on a eu l’attention de mêlerdans les orchestres, les instrumens con-venables aux divers caractères qu’on avoulu peindre; & on s’eft attaché plus oumoins à cette partie, selon lc plus ou lemoins de goût de ceux qui en ont été lesinventeurs, ou des souverains pour les-quels on les a exécutés.
On croît devoir rapporter ici eu abré-gé deux de ces grands ballets s l’un pourfaire connoître les fonds, Fantre pourfaire appercevoir la marche théâtralede ces sortes de spectacles. C’est du sa-vant traité du P. Ménétrier Jésuite,qn’on a extrait le peu de mots qu’on valire.
Lc gris de lin étoit le sujet d u pre-mier ; c’étoit la couleur de madameChrétienne de France, duchesse dc8a-
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