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Tome IV. AU - BHA.
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BARRICADE, terme de guerre, est«ne efpece de retranchement fait à laliâte avec des tonneaux os paniers char-gés de terre , d’arbres, des palissa-des , ou choses semblables, pour met-tre une place ou ua poste en état deíe défendre contre l’ennemi. On faitservir ordinairement à cet usage desçieux ou des poteaux traversés de bâ-tons , & ferres par le bout : on a cou-tume de les planter dans les passagesou brèches, pour arrêter également la■cavalerie & l'infanterie. Voyez Palis-sade. (A)

BARRIÈRE, subst, fém,, Gramnt.,se prend pour un assemblage de plan-ches destiné à fermer un passage à Ren-trée d'mie ville ou ailleurs ; c'est ence sens îqu’on dit, la barrière de Vau-girard , la barrière de Seve : ou pourîes limites d’unEtat, on dit les Alpesservent de barrière à l’Italie ; ou endifférents antres sens , qn’on peut voirci-dessous.

BARRIERE VIRGINALE, virginale■clauftrum, en Anatomie ; c’est la mêmeehofe que l 'hymen., Voyez Hymen. (L)

BARRIERE, ( Traite' sle la) en Po-litique, est celui qui fut conclu en1716 , entre l’Empereur Charles VI.& les Hollandois j il contient vingt-«enf articles : en vertu de ce traité ,îes Hollandois ont droit de mettre desgarnisons de leurs troupes dans les vil-les de Namur, Tournay , Menin , Fur-nes , Warneton , Ypres, le fort de laKnoque , & dans les villes de Dender-anonde & de Ruremonde. La garnisondoit être moitié Hollandaise, & moitiéAutrichienne. Ces troupes 011 ceux quiles commandent en leur nom , font obli-gés à prêter serment de fidélité à la mai-son d’Autriche , avant que d’cntrer dansces garnisons.

Barrière , Comm. , on appelle ain-si dans les principales villes de France ,particulièrement à Paris , les lieux oùíbnt établis les bureaux des entrées , &où les commis en reçoivent les droits,suivant les tarifs ou pancartes réglées auconseil dn roi.

On leur s donné le nom de barriè-res, parce que les passages par lesquelsarrivent les voitures & les marchandi-ses sujettes .aux droits, font traversés

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par une barre de bois qui roule fur unpivot , & qui s’ouvre ou se ferme à Uvolonté d u commis.

II y a à Paris soixante barrières ,qui sont toutes placées à la tète desfauxbourgs, & dans vingt-denx del-quelles, outre les commis du barrage,il y a des commis pour la douanne quiexaminent les lettres de voiture , re-çoivent les principaux droits, & veil-lent aux intérêts des fermiers généraux.Les autres barrières ne font, pour ainsidire, que des barrières succursales, pourtenir plus libres les premierçs , qui nemanqueroient pas d’être embarrassées s’ilri’y avoit qu’elles qui fussent ouvertes.

Ce st à ces soixante barrières que tou-tes les voitures, & ceux qui font char-gés des denrées comprises dans les ta-rifs , doivent s’arréter , souffrir la visi-te , L payer les entrées. Les commisont même ta permission de visiter lescarrosses, berlines, chaises, tz/c. desparticuliers, les porte-manteaux , va-lises , coffres, pour voir s’il n’y a pointde marchandises de contrebande. Voyezfur cette matière le DUiionn, de Com-merce. (G)

BARRIERE, en architecture , estun assemblage de pieces de bois qui sertde bornes ou de chaînes au - devant,& dans le cours des hôtels & palais-

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BARRIERES, en termes de fortifica-tions font des especes de portes faitesdans un passage ou un retranchement,pour pouvoir en défendre Rentrée, &en faciliter le sortie.

On les fait communément de grandspoteaux d’environ quatre à cinq piedstle loug, A placés à la distance de dixpieds les uns des autres, avec des so-lives en travers, afin d’empêcher leschevaux & les hommes de forcer lepassage. Dans le milieu est une barrede bois qui est mobile, & que l’on ou-vre & ferme à son gré. Les barrièresqui ferment les portes ou les ouvertu-res des lignes de eireonvallation , fontà Seau tournant fur un poteau, dontle sommet taillé en pivot est planté surle milieu , où il partage l’ouverture eiìdeux passages égaux. Ce fléau bat con-tre les deux antres poteaux plantés auxdes? extrémités des passages, avec {\fA