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BASÏLAIRE , adj. pris f. en Anato-mie, épithetes île différentes parties quilont considérées comme servant de ba-ses: c’eft dans ce sens qne l’os sacrum& l’os sphénoïde ont été appelles os ba -sdains. Voyez Os S ACE U M U SPHE-NOIDE. (L)
Basilaire, ou Cunéiforme , apo-physe de l'os occipital, qui s’articule avecí’os sphénoïde. ^.OccipitalSphé-noïde.
L’artere ba/ìlaire s’avance fous la pro-tubérance annulaire , où elle distribueplusieurs branches; & lorsqu’elle est par-venue à l’extrêmité de cette apophyse ,elle se divise en deux, & s’anastomoseavec les branches postérieures de la ca-rotide. V. Protubérance, Caroti-de , cJc. (£)
BASILE, Ordre de S., ordre re-ligieux, & le plus ancien de tous. II atiré Ion nom , selon l’opinion la pluscommune, de 8. Bajìle, évêque de Césa-rée en Cappadoce, qui vivoit dans le qua-trième siécle, & qui donna des réglésaux cénobites d’orient, quoiqu’il ne fûtpas rinftituteur de la vie monasti-que , dont long temps avant lui l’histoi-tc de l’église fournit des exemples fa-meux , fur-tout en Egypte.
Cet ordre a toujours fleuri en orient,& presque tous les religieux qui y fontaujourd’hui en suivent laregle.il passa enoccident environ l’an io$7- Le pape Gré-goire XIII le reforma en 1579, & mit lesreligieux d’Italie , d'Espagne & de Sici-le , sons une même congrégation.
On dit que S. Bajìle s'étant retirédans la province de Pont vers l’an 357 ,y resta jusqu’en 3L: avec des solitairesanxqnels il prescrivit la maniéré de vi-vre qu’ils dévoient observer en faisantprofeísion de la vie religieuse. EnsuiteRnfin traduisit ces réglés en latin ;ce quiles fit connoítre en occident, quoiqu’el-îes n'y aient été suivies qu’ati onzièmefiecle. Dans le quinzième le cardinalBeffarion , grec de nation , & religieuxde l’ordre de 8. Bajìle , les réduisit enabrégé, & les distribua en 13 articles.Le monastère de S. Sauveur de Messineen Sicile est chef d’ordre de S. Basileen occident ; & l’on assure qu’on y récitel’offiee eu grec. Le Mire, de orig. ordìn.«%. (S)
BAS
BASILE , f. m. Menuiserie , est lapente ou inclinaison dti fer d’un rabot,d’une varlope, & généralement de tousles outils de menuisier qui sont mon-tés dans des fûts, & qui fervent tantà dresser le bois qu’à pousser des moulu-res. La pente que l’on donne à ces fersdépend de la dureté des bois; pour lesbois tendres elie forme avec le dessousdu fût un angle de douze degrés, & pourles bois durs elle forme un angle de 18degrés. O11 remarque oue plus sangle estaigu, plus il a de force; à moins que lcbois ne soit si dur , qu’il ne puisse êtrecoupé. Dans ee cas ,.Ie fer i'e place per-pendiculairement au fût, au lieu de cou-per , il gr.atte.
BASILEE, Géog., Bajilia, Botoihent ,nom d’une île que DioJore de Sicile pla-ce à supposition de la Scythie , an-delàdes Gaules. C’étoit dans cette île feule ,selon cet écrivain , que les flots de la merjettoient l'ambre. Les anciens ont débitéfur cette matière des fables tout-à-faitincroyables, & dont l'expérìence a dé-couvert la fausseté. Mais la vérité est,ajoute Diodore de Sicile , que l’ambrese recueille sur le rivage de l’île Bajì-lée , & que les habitants de cette île lètransportent au continent voisin, d’où en-suite on l’envoie dans nos cantons.
La question est de savoir quelle étoitcette île , & où il faut chercher sa véri-table position ? Au rapport de Pline, Py-théas nommoit ainsi uns île que Xeno-phon de Lampsaque appelloit Baltie , &qu’il disoit être d’une étendue immense,!trois journées de navigation du rivagedes Scythes. On ne doute point que cesauteurs n’aient voulu désigner la Scan-dinavie, que les anciens ont pris long-temps pour une île, quoique ce n’en soitpas une. (f)
BASILEE, Géog ., Bajilia , Sourl\íiu tville dont parle Ammien Marcellin, &cet auteur est le premier qui en fassemention. C’eft au sujet de la construc-tion d’une forteresse auprès de cette villepar l’empereur Valentinien I, vers i’ande J. C. 374 ,
Les itinéraires ne connoissent pointEnfilée, quoiqu’ils indiquent une routequi passoit bien près de cette ville.La destruction d’Auguste, capitale.des