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Tome IV. AU - BHA.
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Rauraques , a beaucoup contribué àl’agrandiísement de Ensilée, de maniéréque dans la notice des provinces de laGaule, cette ville appeliée civitas Basi-lìensium , il n'est fait mention de l’autrequ’en qualité de Caflrum Rauracenfe.Dans le moyen âge, le nom de Raflée estpour l’ordinaire Baselaou Basula. C’estaujourd'hui Bâle en Suisse , capitale ducanton du mëme nom. (f)

B A SI LEE , Géogr. , BajïLia , B ctcìhetx,ville d'Italie, félon Trallien cité parOrtélius. (f)

à BasilÉe, Géogr., Bajïlia , BovtÍásix,lieu de la Gaule Belgique. II en estparlé dans ('itinéraire d’Antonin , quiplace ce lieu entre Durocortorum ouRheíms , & Axuenne. La distance étoitde X à l’égard du Durocortorum , & deXII à Têtard d’Axuenne, parce qu'onn’a pas d’autres notions de Bastlée ; rem-placement qui lui conviendroit peut pa-roître incertain. Cependant, en suivantla direction de la route, on voit un lieudans l'intervalle des rivières de Develle&deSuippe, fous le nom de Bacone ,dont la distance à Reims ne s’éloigne-ro't pas de l’indication des dix lieuesgauloises à l’égard de Durocortorum ,parce qu’étant d’environ 13000 toises,elle ne patte le calcul de io lieues qued'uns fraction. Cela pourroit peut-êtrefixer la position de Basilée , au témoi-gnage de M. d’Anville. (f)

BasilÉe , Géogr., Basilia, B«à-°-,lieu tres-fortifié dans la Scythie d’Eu-rope , fur le fleuve Tapsis, vers le Bos-phore Cimmérien , selon Diodore deLicite. Cf)

( BasilÉe , Hifl. Antiq ., Bnfilea , Bx-al'kux. AI. le comte de Caylus, dans sonRecueils d’antiquités , présente un monu-ment singulier par la disposition des per-sonnages qui le composent; l’inscriptionest telle : ASísç TÍ 2 ETSIITIIIÍ 2 I KAITHI BA 2 IAETAI, c’est-à-dire, AsiusEusippo N Basile#.

Bafilée eH assise sur une pierre longue& quarrée. Elle a les cheveux courts& fans aucune parure. Elle n’est pointvêtue ; mais elle est couverte depuis laceinture jusqu’à la cheville des pieds ,par une étoffe simple & point taillée,nuis simplement jettée fur elle. On

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voit à ses côtés, & fur le premierplan , n ne petite figure entierementvêtue. II est vraisemblable qti'elle re-présente sa fille qui lui a survécu. Cetenfant est placé sur un retable , à l’ex-trêmité duquel on voit un vase à deuxanses & d'une assez mauvaise forme ,mais qui ne rappelle pas moins ridéed’un sacrifice fait par cet enfant, aubon génie représenté par un serpentde bas-relief , exécuté fur la pierrequarrée qui porte Bajilée. Eusippe estassis devant elle fur une chaise tans dos-sier, & d«nt les pieds font fermés com-me des balustrades. II a les cheveuxcourts & la tête ceinte d'une bande-lette ; ce qui pourroit le faire regardercomme un poete , d’autant plus qu’ittient une main élevée en parlant ABajilée. II est vrai cependant qu’il s’ex-prime avec modération. II est couvertd’un manteau assez négligemment jettefur ses épaules, & dont les extrémitésrecouvrent les jambes jufqu’à la che-ville des pieds. Uu cordon arrangé enfeston, duquel pendent des glands ,couronne agréablement cette composi-tion. Mais une serpette soutenue par lecordon, & placée au-dessus de Bajilée,ne peut constamment avoir de rapportqu’à elle. M. le comte de Caylus ditqu’il est d’autant plus surpris de cet attri-■ but, que Basilée paroît être d’une condi-tion noble , & qu’on ne doit point luiavoir donné l'instrument d’une profes-sion vile. Cette circonstance paroît diffi-cile à comprendre , à moins qu’on neveuille regarder cette serpette comme unemblème ; mais l’allufion nous eff incon-nue , & nous ignorons si quelque auteura parlé de cet instrument, (f)

BASILIC, basiíìcus , f. m. Hifl. nat.,animal fabuleux que les anciens met-toient au rang des serpens ou desdragons : oti le croyoit de médiocregrosseur, & on prétendoit qu’il avoitfur la tête des éminences en formede couronne. On a distingué trois es-pèces de basilics ; les uns brûloient &enflammoient tout ce qu’ils regardoient ;les autres causoient par le même moyenla terreur & la mort; les basilics dela troisième espece avoient la funestepropriété de faire tomber la chair detous les animaux qu’ils touchaient ,