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Tome IV. AU - BHA.
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í.a tmlse eík lapins importante ôes par-ties; parce que c’est fur elle que s’éta-

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bîit !e corps de l’harmonie ; suiïì eR-CSune espece d’axiome parmi les musiciens,

n’empêche pas que celle - ià ne puisse tenir lieu de base fondamentale.

La base est donc aujourd’hui la première partie de la musique,c’eft à elle que tou-tes les autres parties font subordonnées. Elles résultent proprement tontes de labase, puisqu’elles ne peuvent donner aucun ton principal qui ne soit fondé sur l’har-monie de la base. Si le compositeur a bien choisi la suite de festons de baffe, & qu’ilen ait déduit, selon les réglés, les tons des parties supérieures , fa composition estcorrecte. Un air peut avoir de grandes beautés lans que la baffe y entre ; maisc’eft la baffe qui peut le rendre parfait, én ajoutant l’harmoníe â l’expvclfion duchant.

La distance d’intervalie entre la baffe & les dessus demande nne recherche exacte.Puisque l’expérience enseigne qu’avee le ton i, les tons \, ì, £ íc. se font entendre,il est clair, que le dessus ne peut se rapprocher plus près de la baffe accompagnanteque d’uue octave. S’il s’en rapprochoit davantage , l’harmonìe en seroit nécessaire-ment dérangée. Si, par exemple l’on ajoutait dans la baffe an ton fondamental fatierce majeure & fa quinte, ces deux nouveaux tons feroient résonner leurs tierces& leurs quintes aussi distinctement qu’on entend celles du ton fondamental : ce qui,comme il est aisé d’en faire le calcul, produiroit des tons si dissonants, que i’harmo-nie eji seroit troublée. C’est donc une faute absurde quand dans les orgues on jointaux tons de baffe leur tierce & leur quinte.

D’nn autre côté, les tons de baffe ne doivent pas être fi éloignés des dessus, que.l’oreille ne puisse aisément distinguer les rapports. Quand une baffe corde est pin-cée, on n’entend distinctement que son octave, la quinte de l’octave, la double oc-tave & la tierce majeure de la double octave; cela veut dire qu’en donnantle ton i, on fait encore entendre les tons il n’est pas douteux

que, les tons suivants £jV. à l’infini , ne résonnent auilì; mais leur

son n’est plus assez perceptible pour que l’oreille puisse le distinguer. Si doncl’on mettoit un intervalle de trois octaves ou davantage entre la baffe & lestons supérieurs, on affoibliroit trop l’esset de l’harmonie; il Faut par consé-quent , lorsqu’on veut s’élever aux tons les plus aigus fans changer de baffe ,remplir les octaves intermédiaires, pour faire sentir l’harmonre du premierdessus.

De l’expérience que nous venons de rapporter, résulte encore une réglé très-jmportante pour le compositeur , c’est que les parties les plus voisines de lxbaffe exigent une exactitude bien plus scrupuleuse à l’égard de l’harinonie, queles parties plus élevées. La raison en est que dans un grand intervalle du tonde baffe , la plus forte dissonance n’est que très-peu sensible , la distance destons ne permettant pas d’apprécier exactement leur rapport ; au lieu que la,moindre dissonance entre des tons qui ne diffèrent que d’une octave, est très-senlìble.

On en peut aussi conclure i°. que la baffe la pins simple est la meilleure; 5°.qu’elle n’est susceptible d’ornement que lorsque les parties supérieures font des pau-ses ; 3 0 . que les tons hachés y produisent pour l’ordinaire un mauvais effet, &qu’ilsdoivent être soutenus ; 4 0 . enfin que c’est la partie qui doit être la mieux remplie ,afin qu’elle domine furies autres: rien n’affoiblit plus l’effet d’une musique, quelorsque les dessus empêchent d’entendre la baffe.

La baffe chantante est d'une composition très-disticile dans les airs à plusieurs par-ties. Car pour ne pas manquer à l’harmonie , on est ordinairement obligé de fairemonter la baffe, tandis que les parties supérieures descendent, & réciproquement deJa faire defeendre quand celles-ci montent , ce qui peut aisément faire manquer àl’expression. C’est supposer que de deux personnes qui vont exprimer le même sen-tíméntj l’qne élevé la voix, tandis que l’autre la laisse toinber.Une bonne baffe c han-