BAS
qn’on vent pîacer par-tout, qu'on de'com-pose sans^eesse fans l’éprouver, fans ledéfinir, fans le connoitre, le sentimenta prononcé en faveur iles hautes - contres.Lovfqu’une base-taille nouvelle fe feramise en crédit, qu’il paroitra un autreTkevenard , ce système s’écoulera de lui-jnéme, & vraisemblablement on fe ser-vira encore du sentiment pour prouverque la haute - contre ne fut jamais la‘voix du cœur. Voyez HautE-CONTRE.
(B)
Basse-voiles , c’est ainsi qu’onappelle en Marine , la grande voile &celle ds mifene ; quelques - uns y ajou-tent l'artimon,qui ne doit pas y être com-pris quand on dit, amarrez les btijses-'voi-les i car l’artimon n'a point de cotìecs.(^) ,,
BASSEE, f. f. Cotnns ., mesure dont onse sert en quelques lieux d’Italie , pourmesurer les liquides. Labajsée deVéroneest la sixième partie de la brinte. VoyezBri n te. (<?)
*BassÉe,/«, Géog ., ville des Pays-Bas François , au comté de Flandre, furles confins de ì’Artois,& fur un canal quife rend dans laDeule. Long. 20. 30. lat.50 . ss-
BASSE-LISSE,*. Lisse.
* BASSËMPOIN , Ge'og ., petite villede France dans la Gascogne.
"BASSENTO, Géog., riviere"dela* Calabre citérieure, qui passe à Cosenze &se joint au 6 ra te.
* BASSESSE, ABJECTION, Gram.,termes synonymes, en ce qu’ils marquentî’un & l’autre l’état où l'on est : mais sion les construit ensemble , dit M. l’abbéGirard , ebjcélion doit précéder bajsejse ,& la délicatesse de notre langue veutque l’on dise , état d'abjeétion, bajsejsed'état.
Vabjeélion se trouve dans l’obfcuritéoù nous nous enveloppons de notre pro-pre mouvement, dans le peu d’estimequ’on a poumons, dans le rebut qu’oncn fait, & dans les situations humiliantesoù l’on nous réduit. La bajsejì, continuele même auteur, fe trouve dans le peude naissance, de mérite, de fortune,& dedignité.
Observons ici combien la langue feulenous donne de préjugés, fi la derniereréflexion dg M. l’abbé Girard est juste,
BAS foç
Un enfant , au montent où il requitdans fa mémoire le terme bajsejse, lereqoit donc comme un signe qui doit ré-veiller pour la fuite dans son entende-ment les idées du défaut de naissance, demérite , de fortune , de condition & demépris : soit qu’il lise , soit qu’il écrive ,soit qu’il médite, soit qu’il converse,il nerencontrera jamais le terme de bajsejse ,qu’il ne lui attache ce cortège de notionsfausses; & les signes grammaticaux ayantcela de particulier , cn morale sur-tout,qu’ils indiquent non feulement les choses,mais encore l’opinion générale que leshommes qui parlent fa même langue, enont conque , il croira penser autrementque tout le monde & se tromper, s’il neméprise pas quiconque manque de nais-sance , de dignités , de mérite , & de for-tune ; & s’il n’a pas la plus haute véné-
ration pour quiconque a de la naissance,des dignités , du mérite , & de la fortu-ne j & mourra peut-être , fans avoirconqu que toutes ces qualités ctant indé-pendantes de nous , heureux seulementcelui qui les possede ! II ne mettra au-cune distinction entre le mérite acqfiis &le mérite inné; 81 il n’aura jamais su qu’iln’y a proprement que le vice qu’on puissemépriser, & que la vertu qu’on puisselouer.
II imaginera que la nature a placé desêtres dans l’élévation , & d’autres dans labajsejse, mais qu’elle ne place personnedans Yabjelíion ; que l’homme s’y jette deson choix, ou y est plongé par les autres ;& faute de penser que ces autres fontpour la plupart injustes &. remplis derpréjugés,la différence mal fondée que l’u-sage de sa langue met entre les termes bassejse & abjeélion, achevera de lui corrom-pre le cœur & l’esprit.
La piété, dit Fauteur des Synonymes,diminue les amertumes de l’état d 'abjec-tion. La stupidité empêche de sentir tousles désagrémens de la bajsejje d'état. L’es-prit & la grandeur d'ame font qu’on sechagrine de l’un, & qu’on rougit de l’au-tre.
Et je dîs moi que les termes abjeélion,bajsejje , semblent n’avoir été inventésque par quelques hommes injustes dans
I le kin du bonheur, d’où ils insultaientà ceux que la nature , le hasard , & d’au-tres causes pareilles n’a voient pas égale-