çotf BAS
îrient favorisés; que la philosopîiie sou-tient dans l 'abjeêíian où l’on est tombé ,& ne permet pas de penser qu'an puisse«nitre dans 1* bajseffêi que le philosophefans naissance, fans bien, fans fortune,fans place , saura .bien qu’il n’est qu’unêtre abjeâí pottr ies autres hommes, maisrie se tiendra point pour tel ; que s’il fortde l'état prétendu de bajjejse qu’on a ima-giné , il en fera tire par son mériteseul; qu’il n’épargnera rien pour ne pastomber dans Vabjeáion , à cause des in-sonvénieiis physiques & moraux qui rac-compagnent : mais que s’il y tombe, fansavoir aucun mauvais usage de sa-raison àse reprocher, i-1 ne s’en chagrinera guere& n’en rougira point. II a’y a qu’unmoyen d’éviter les incenvéuiens de laànffeJTc d’état & les humiliations deS'abjeBion , c’est de Fuir les hommes onde ne voir que ses semblables. Le premierme semble le .plus sôr, & c’est celui quejechoilirois.
BASSETS, substant. mascul. plur.
-Chajfe , ce sont des chiens pour alleren terre. Us ont les oreilles longues, 1ccorps long , ordinairement ie poil roux ,les pattes cambrées en dedans, & le nea■exquis.
BASSETTE, substant. fémin. sortede jeu de carte qui a été autrefoisFort à la mode en France ; triais il aété défendu depuis., & il n’est plus en«sage aujourd’hui. En voici les principa-les règles :
A ce jeu, comme à celui du pharaon■{Voyez Pharaon) le banquier tient un;eu entier composé de cartes. II lesmêle , & chacun des autres joueursqu’on nomme pontes, met une certainesomme sur une carte prise à volonté.£e banquier retourne ensuite le jeu ,mettant le dessus dessous, en forte qti’ilvoit la carte de dessous : ensuite il tireHontes ses cartes deux à deux jusqu’àlafin du jeu.
Dans chaque coupe ou taille de car-ies , la premiere est pour le banquier,la seconde pour la ponte ; c'est-à-dire,eme si le ponte a mis , par exemple ,sur un roi , 81 que U premiere carted’une paire soit un roi , le banquiergagne tout ce que le ponte a nus d’ar-•gent sur son roi : niais si le roi vient à*a,seconde carte., se joute gagne^ & se ,
BAS
banquier est obligé de donner an pontéautant d’argent que le ponte en a mis furfa carte.
La premiere carte , celle que le ban-quier voit en retournant le jeu , est pourle banquier, comme on vient de le dire ;mais il ne prend pas alors tout l’argentdu ponte, il n’en prend que les f, celas’appelle/àcev.
La derniere carte , qui devrait êtrepour la ponte , est nulle.
Quand le ponte veut prendre une cartedans le cours du jeu, il faut que le ban-quier baisse le jeu , en forte qn’on voie Izrpremiere carte à découvert : alors si leponte prend une carte ( qui doit être dif-férente de cette premiere ) , la premierecarte que tirera le banquier fera nullepour ce ponte; si elle vient la seconde ,elleier» faoée pour ie banquier; si elle■ vient dans la fuite, elle fera en pur gainou en pure perte pour le banquier, selonqu’elle sera la premiere ou la seconded une taille.
M. Sauveur a donné dans le journaldes Savant , 1679 , six tables , par les-quelles 011 peut voir l’avantage du ban-quier à ce jeu. M. Jacques Bernouilli adonné dans son ars conjectandi l’analysede ces tables qu’il prouve n’être pasenticrement exactes. M. de Montmort,dans son ejfaì d’analyse sur lesjeux de ha-sard , a auffi calculé l’avantage du ban-quier à ce jeu. On peut donc s’instruire »à fond fur cette matière dans les ouvra-ges que nons venons de citer : mais pourdonner là-dessus quelque teinture à no?lecteurs, nous allons calculer l’avantagedu banquier dans un cas fort simple.
Supposons que Ie banquier ait six car-tes dans les mains , & que le ponte enprenne une qui soit une fois dans ces sixcartes , c’est-à-dire , dans les cinq cartescouvertes : on demande quel est l’avau-tage du banquier.
H est visible ( Voyez AlternationU Combinaison ) que les cinq cartesétant désignées pare, b, c, d, e, peu-vent être combinées en 120 façons diffé-rentes , c’est-à-dire, en ; fois 24 façons.Imaginons doneque ces laoarrangemenssoient rangés fur cinq colonnes de 24 cha-cune, de maniéré que dans la premierede ces colonnes, a se trouve à la premier#jlac.ej que dans la seconde, ce soit Iqui