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blanche ou fer -blanc epais, dont on sesert pour puiser l’eau de la chaudière,& la mettre dans le pétri n en quantitéconvenable.
B A S S J N , instrument de chapelier, c’estune grande plaque ronde de fer ou defonte qui le place fur un fourneau , pourbâtir les étoffes dont on compose leschapeaux.
Les chapeliers ont auffi des hasjìns àdresser les bords des chapeaux : ces hastJïns ont a u milieu une ouverture ronde ,assez grande pour y faire entrer les for-mes les plus larges. Ces hasjìns font or-dinairement de plomb, & ont par-deffusdeux mains, afin que le chapelier puisseles mettre fur les bords des chapeauxk les enlever facilement. Voyez Cha-peau.
Bassin a barbe , est une especede plat creux , rond , & quelquefoisovale , dont les barbiers - perruquiersfp servent pour savonner le visage despersonnes qu'iìs rasent. Ce plat esttoujours échancrá par un de ses côtés,afin de pouvoir être ferré près dtl coude la personne qu’on savonne , depeur que l'eau de savon qui tombe duvisage ne coule le long du cou & furieshabits.
Les hasjìns à barhe se font de plusieursfortes de matières ; il y en a de fayance,de porcelaine, d’étain, de cuivre, d’ar-gent, £ 1c.
Bassin , f. m. Lunetier. Les miroi-tiers-lunetiers se servent de divers hastJìns de enivre, de fer ou de métal com-posé , les uns grands , les autres pluspetits, ceux-ci plus profonds , ceux-làmoins, suivant le foyer des verres qu'ilsveulent travailler.
C’est dans ces hasjìns que se font lesverres convexes. Les sphères qu’onnomme autrement des boules , ferventpour les verres concaves; & le rondeau,pour les verres dont la superficie doitêtre plane & unie. Voyez ces deux der-niers outils à leurs lettres.
On travaille les verres au hasjìn dedeux maniérés : pour Tune l’on atta-che le hasjìn à l’arbre d’un tour, & l’ony. u se lapiece , qui tient avec du cimentà une molette de bois, en la présentant&la tenant ferme de la main droite dans
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sa cavité du basjìh , tandis qu’on luî dais»ne avec le pied un mouvement convena-ble : pour l’autre, on affermit \e bassiníur un billot ou fur un établi , n’y ayantque la molette garnie de son verre quisoit mobile. Les hasjìns pour le tour sontpetits, & ne paffent guere six à sept pou-ces de diamètre : les autres font très-grands, & ont plus de s pieds de dia-mètre.
Pour dégrossir les verres qu’on travail-le au hasjìn , on fe sert de grès de grosémeri ; on les adoucit avec les mêmesmatières, mais plus fines & tamisées : letripoli & la potée servent à les polir:enfin on en acheve le poliment au pa-pier , c’est-à-dire, fur un papier qu’oncolle au fond du bassin. Quelques-unsappellent ces hasjìns des moules, maisimproprement. V. Miroitier Lu-nette.
La matière la plus convenable pourfaire ces hasjìns , est le fer & le lai-ton , l’un & l’autre le plus doux qu’orcpuiffe trouver : car comme ils doiventêtre formés fur le tour, la matière endoit être traitable & douce, mais pour-tant assez ferme pour bien retenir faforme dans le travail des verres. Cesdeux sortes de matières font excellen-tes , & préférables à toutes les autres :le fer néanmoins est sujet à la rouille ,& le laiton ou cuivre jaune à fe piquer& verdir par les liqueurs acres & sa-lées; c’est pourquoi ces deux matièresdemandent que les instrumens qui enfont faits soient proprement tenus ,bien nettoyés & essuyés après qu’ons’encst l'ervi. L’étain pur & fans alliageest moins propre pour le premier travailde verre qui est le plus rude, à causeque sa Forme s’altere aisément : on peutcependant l’etnployer utilement aprèssavoir allié avec la moitié d’étain deglace. Le métal allié , qu’on ne peutformer au tour à cause de sa trop grandedureté , comme celui des cloches quiest composé d’étain & de cuivre, nevaut rien pour les formes dont nous par-lons.
On peut prépayer ces deux matières àrecevoir la forme de deux manières, sui-vant qu’elles font malléables ou fusibles ;elles demandent toutes deux des modèles
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