§18 BAS
citadellequi renferme ansstla cathédrale.J-.es Génois y avoicnt resserré tout ce quiformoit leur gouvernement: les Françoismoins timides & moins soupçonneux enont abandonné le séjour à la garnison , &occupent !a basse ville , où ils viventavec sécurité au milieu des Corses qu’ilsregardent comme leurs concitoyens. Lecommandant militaire & l’intendant yput deux beaux palais , & ce ne font pasles fçuls de Bastia ; les rues de cette villefont étroites, tortueuses; les maisonsfort élevées & bien bâties ; les églises yfont belles; les rues de la citadelle fontmieux alignées que celles de la ville ; lesderniers bombardements qu’a eflifyésBastia y ont ruiné beaucoup de maisons;la citadelle & ses environs ont fur - toutbeaucoup souffert. Bastia contient envi-ron éoco habitans , & en pourra Facile-ment loger ie double , dès qu’eiíe ferasortie de ses ruines.
Les couvents des cordeliers, capu»pins, récollcts. servîtes, bâtis fur desmamelons de ia grande montagne qnidomine cette ville , l’entourent dn côtéde ia terre ; la maison des jésuites si-tuée dans la ville, va devenir un col-lège ; celles des millionnaires est dé-jà devenue le palais dn général. Laposition & les vues de tous ces couventsfont d’ime grande beauté. Longitui. 27.ir. lotit. 4;. 35. ( dû Fommereul , hist.de Corse. )
BASTILLE, f. f. Fortification , petitchâteau à Tactique, fortifié de touret»tes. Feyez.. CHATEAU Sf Toujt. Telleest la bastille de Paris, qni semble être leseul château qui ait retenu ce nom : Tonpommença de la bâtir en 1369 , par ordrede Charles V ; elle fut achevée en 1383fous le régné de son successeur, & sertprincipalement à retenir des prisonniersj! état.
Ou a aussi appelle autrefois bastille ,de petits forts dont 011 erivironnoit iesplaces datis les fieges, pour en formerunrespeee de çirconvaihrtion. C’eftainsique les Anglois aísiégeoient Orléans ,lorsque Jeanne d’Are, autrement la pu.celle d'Orléans . I eur en fit lever le íiegesous Chartes VIL Ç.Q)
. BASTILLE, adjectif, en ferme de Bla-son , se dit despieces qui ont des cre-Itçijux icpyeríés qpi fegatdfut la pointe
BAS
de Técii. Beint cn Franche ; Comté, d’ar-gent, à losanges d'azur au chef cousud’or, bastille d? trois pìeces. (If)
* BASTIMENTOS , Géogr ., petite*îles de TAmérique septentrionale , pro»che la terre-senne, à l’embouchure dela baie de Nombré dc Bios.
BASTINGUE, b z flingue, bafiingite-re , subst. sein. Marine , e’eft ia mêmechose que savoir , ou paviers, Çcpave-J’ade.
O11 prononce la lettre / dnns ce motbaftingue. G’est une bande d'ïtoffe ou detoile que Ton tend autour de platbord <le*vaisseaux de guerre , & qui est soutenuepar des piecesde bois mises debout, quel'on appelle pontilles ; a si n de cacher coqui se passe fur le pont pendant le com-bat, Foy, Pavois.
On met des bastingn.es aux hunes ; oales double, & on les garnit, entre lc«deux étoffes , de façon que les balles demousquet ne peuvent les percer.
BASTINGUER ; 011 dit/e bastinguer,lorsque pour se préparer au combat, ontend les bastingues: on se sert aussi dematelots pour en tenir lieu, St mettrçceux qui font fur le pont un peu à cou-vertde la mousqueterie. X)
BASTION, s. m. en terme ie fortifi-cation, est une grande masse de terre or-dinairement revêtue de maçonnerie oude gason , qu’on construit sur les anglesde la figure , que l’on fortifie, Sc mériiÇquelquefois fur les côtés lorsqu’ils font; fort longs. Sa figure est à-peu-près celled'un pentagone ; il elt composé de deuxfaces qui forment un angle saillant versJa campagne, & de deux flancs qui joi-gnent les faces â Tenceinte. FoyezFífi Flanc. Son ouverture vers la placele nomme fa gorge, Foy. GqE.GE ftf Dç«
mj-qorge.
Foyez Flanche premiere de Fortifiai -tion ,fig. 1 , le bastion F G HI L, dontG U & III font les faces ; G F St ILles fiascs, St FKI la gorge. FoyezGobge.
L’angle GJU Formé par les faces GH.& III, eííappellél'angle flanqué dn bas-tion ; Tartgle 11 G F formé d’une- face Sed’un flanc, se nomme T n nglc de Cépaule^St GFE formé d’un flanc & dc la partieEF dc l’enccinte - se nomme Yungie d>t
jiltne j f» Mk» ÇssiÇWfelÇ