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Tome IV. AU - BHA.
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front de Farinée ennemie ; st par eemoyen on peut la prendre en flâne &par derrière , il est difficile qti’ellepuisse éviter d’être battue ; car votreposition presque perpendiculaire aufront de cette armée, l’empêche d’êtresecourue par son aile Sroite & par lecentre, Cet ordre est assez souvent ce-lui qu’il convient de prendre, selonVegece L M. le maréchal de Fiiysegur,quand il s’agit de combattre dans une ar-mée.

M. le chevalier de Folard prétendque ce Fut fur cet ordre qu’Epami-nonilas combattit à frustres L à Afan-tinée; mais au lieu qu’à Leuctres ilétuìt tombé fur i’une des ailes de far-inée ennemis, à Mantinée, il dirigeason attaque sur je centre, assuré, ditXénopbon , qu’avec ses meilleures trou-pes il eoFoneeroit l’ennemi , & qu'a-près avoir fait jour à la bataille , c'est-à-dire au centre , il donnerait ('épouvante«tu reste.

On peut voir dans le traité de laÇolonng de M. le Chevalier de Folard,la description & les plans qu’il donne*ie ces deux batailles.

Enfin la septième & la derniere dispo-sition générale de Vegece , ne con-siste guere qu’àse conformer au terreinpour mettre l’armée en état de se sou-tenir contre l'ennemi, en profitant detout ce qui peut assurer sa position ,soit par des fortifications naturelles puartificielles,

11 est évjdcnt que les sept dispositionsprécédentes peuvent être réduites àcinq, comme nous savons déja observédans les éléments de Taífique', cariaseconde, la troisième & la sixième peu-vent être regardées comme la mêmedisposition ou le même ordre. A l’égardde i’usage qu’ p n peut faire de ces diffé-rents ordres , il dépend des circonstan-ces dans lesquelles on se trouve obligéde combattre'. Les anciens ne s’atta-Choient point à les observer scrupuleuse-ment. La science de la guerre leur erisourniffoit de particuliers suivant lespçcnfjpns ; ils savoient suppléer au nom»|iro par la bonté de 1 ’ordre de bataille ,

déconcerter l’ennemi par des manœu-vres ‘ inattendues , en changeant leur■fÚï$ íff fatfíiSí W MMfît ib t j çombat!

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Ces maníenvres dont l’exccntíon étoltprompte & facile, parce que les géné-raux prenoient eux-mêmes le foin d’e-xercer & de discipliner leurs troupes,les faisoient souvent triompher du plusFort ; mais il n’y a que la science &le génie militaire qui puissent produireces ressources : jamais la simple prati-que de la guerre ne.fera imaginer ceschefs-d’ceuvres de conduite qu'on admiredans Scipion & Annibal, dans plusieursautres généraux de l’antiquité , & dansquelques modernes, tels que les Coudé,les Tureniie , les Luxembourg, losCréqui, fisc. La pratique, comme onl’a déja dit ailleurs , ne peut donnerni le génie ni la science de la guerre jle premier est à la vérité un don de lanature que sart ne donne point, maisl’autre est ie fruit d’nne étude longue,sérieuse & réfléchie. Cette étude four-nit des idées qu’il feroit fort difficilede se procurer foi-même; par son se-cours on sc fait un amas de préceptes& d’exemples qu’on peut appliquer en-suite selon les occasions ; c’est pour-quoi nous pensons qu’on peut tirer untrès-grand avantage des ordres de ba-taille qu’on trouve dans les historiens& dans les auteurs militaires , & celasoit qu’ils aient été exécutés ou qu’ilssoient de pure imagination, comme issont la plupart de ceux que N. le che-valier de Folard a insérés dans fou com-mentaire fur Polyhe. Ce n’est pas dansla vue d’imiter absolument ces dispo-sitions qu’on doit les étudier , mais pouren saisir l’esprit, & pour examiner lamaniéré dont ils répondent au but queleurs auteurs se proposaient.

On n’entrera point ici dans un plusgrand détail fur ce qui concerne lesordres de bataille : cette matière pourêtre traitée avec toute l’étendue dontelle est susceptible, exigeroit une es-pace de volume, On s’est renfermé dansles observations les plus générales Scles plus essentielles, O n renvoyé eeuxqui ypudrontdes détails plus circonstap-ciés & plus étendus, à Vegece, au com-mentaire fur Polybe du chevalier deFolard , aux Mémoires militaires de M,Gfoisehard, qu’il faut absolument mettreà la suite du précédent ouviage , qiqlçs xgAjSx ,1-M8 beaqcopp ssçiùUoits,,