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Tome IV. AU - BHA.
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BATARDE , pâte,ci j tcrtttede Boulan-ger Bìscuitter ; c’eft celle qui, n’étantni dure ni molle , a pris une certaineconsistance qui n’est connue que de i ou-vrier , & qu’on ne peut guere expliqueraux autres.

Bâtarde, largeur, en Draperie , sedit de celle des draps ou autres étoffes ,qui n’est pas conforme aux ordonnan-ces. Ainsi les draps d’une aune demi-quart, font de largeur bâtarde & sujetsà confiscation.

Bâtarde , seconde forte de dragée,fondue a» moule; elle est entre la petiteroyale &la grosse royale. Voyez s articleFonTB de la dragée au moule.

BATARDES, en terme de Raffineur desucre, font les sucres produits des siropsqui font émanés des matières fine*:. VoiciJa maniéré dont on les travaille : la cuites’en fait comme celle des lucres primi-tifs, ou transporte la cuite dans des ra-fraîchifl’oirs , en allant de l’un à l’autre ,c’est-à-dire, en mettant à la ronde danschacun d’euxlemètne nombre des bas-sins. Voyez Bassins d’empli. Avantd’être emplis, les formes bâtardes senttrempées, tapées, sondées & plantées.Voyez ces mots à leur article. Le rafiai-chiflbird’où on commence à prendre lacuite , est remué fans celle & à force debras par un seul ouvrier , pendant qued’autres portent la cuite , & n’en versentdans chaque forme que le tiers d’unbassin. II faut deux serviteurs pour rem-plir une rangée. Voyez S'ER VITRER S.Ils commencent chacun par un bout, ferejoignent an centre , vont de forme enforme regagner leur bout, d’où ilslre-viennent ensemble an centre, pour re-tourner au bont, & continuent cettemanœuvre jusqu’à ce que les formessoient mises à hauteur. Voyèz MettreA HAUTEUR. On les remplit en obser-vant 13 même manœuvre, afin de mêlerle sirop avec le grain qui tonîbe tou-jours au fond du rafraîchilToir, malgréle mouvement qu’nn lui donne. Ensuitequand elles f ont froides, on les monte.Voyez Monter. On les met fur lepot, fans les percer ; mais après lesavoir dérapées, voyez Retaper, onîes couvre de terre , on les change , onles plante , mais on ne les plamotepoint. Les bâtardes font raffircéíravee

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les matières primitives, & les siropsqu’on en a recueillis, servent à fairedes vergeoises. Voyez tous ces mots àleur article.

BATARDE, en terme de raffinerie desucre; c’eft une grosse forme qui tientquelquefois jnfqn’à deux cents livres dematières : on remplit les bâtardes des si-rops recuits , qui produisent une especede sucre que l’on appelle aussi bâtardes.Voyez BATARDES.

BATARDE, lime , en terme de Bijou-tier , sont celles qui font d’nn degré au-dessous des rudes, & dont on ne faitusage qu’après elles. II y en a de toutesgrandeurs Hc de toutes formes.

Bâtarde, Ecriture, voyez Écri-ture.

BATARDES, Demi-, entermede Bi-joutier, font des limes, qui 11e foutni trop rudes, ni trop douces, maisqui tiennent le milieu entre les limesbâtardes & les douces. II y eil a deplusieurs grandeurs & de plusieurs for-mes.

BATARDEAU, subst. masc., termede riviere & de mer, c’est une espe-ce de digue faite d’un double rang depieux joints par des planches, & dontî’intervalle est rempli de terre ; ons’en sert pour détourner l’eau d’une ri-vière.

On donne auffi le nom de bátardeauà nue espece d’éshafaud fait de quelquesplanches qu’on éleve fur le bord d’unvaisseau, pour empêcher l’eau d’entrerfur le pont, lorsqu’on couche le vais-seau sur le côté pour le radouber.

C^)

BATARDEAU , le , est, dans la For-tification , un massif de maçonnerie quitraverse toute la largeur du fossé : onle place ordinairement vis-à-vis les an-gles íktllans des bastions & det demi-lunes, & fur le prolongement des capi-tales de ces ouvrages.

On fait des hâtardroux dans les fossesd’une place, pour en retenir Beau, &empêcher qu’eile ne s'écoule par les en-droits du fosse' qui fe trouvent plus basque les autres.

Pour qu’un bátardeau soit bon & so-lide , il doit avoir depuis 15 pieds jtis-qu’à 1-8 pieds d’épaisseur. On le construitVis-à-visIcs angles saillants des ouvrages

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