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(Tenu, en Marine', c'eft la quantitéd’eauqu’on puise à la pompe , chaque foisqu’on Fait jouer la brimbale. (Z)
BATONNER , v. act. en termes dePalais, c’est souligner un endroit d’unacte ou d’une piece, pour avertir lejuge ou autre qui 1a lira , de faireune singulière attention à cet endroit.
(H)
BATONNIER des Avocats, Hift.tnod., est un des anciens de sa.-com-pagnie , qui pendant une année prési-de aux assemblées & députations deses confrères , comme le doyen dansquelques autres compagnies ; il n’estque frimus inter pares, & n’a aucunejuridiction fur l'ordre. II ne peut pointfaire de régiemens seul, ni agir de sapropre autorité pour faire ' exécuterceux qui sont faits , il n’a que la sim-ple voix de représentation & de re-montrances. Ce qui donne plus deconsidération à fa place, c’est la con-fection du tableau ou liste qu’il dressependant son année de tous les avocatssuivant le palais , qui ont droit d’ytravailler. Voyez Tableau.
On rappelle apparemment bâtonnier,à eause du bâton de la confrairie deSt. Nicolas , dont il est le chef, fê-tant des avocats mêmes, qui tous enfont confrères nés. (H)
BATONNIERS ou HUISSIERS ABAGUETTE, commis par le maréchaldu banc du roi d’Angleterre , .pour ac-compagner les juges & porter à lamain une baguette ou un bâton , dontle bout supérieur est garni d’argent:ils accompagnent aussi les prisonniersque l’on conduit aux tribunaux, ouque l’on ramené en prison.
Ce nom se donne aussi quelquefoisà ceux qu’on appelle ordinairement bâ-tons , qui font des gardes des officiersde la Sotte du roi, & qui se trouventdans les cours royales , tenant à lamain une baguette peinte , pour gar-der les prisonniers dans les prisons ,& pour les accompagner en publicquand ils ont la permission de sortir.Voyez Bâton.
BATONNET ,jeu d’enfant : il se joueavec deux bâtons ,1’un long , assez gros,rond , & long d’une aulne on environ ;I'autre plus petit f rond , aiguisé par les
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deux bouts, & long de quatre à cinqpouces. On tient à la main le grosbâton ; on frappe fur une des extré-mités pointues du petit qu’on appellebâtonnet ; le bâton s’éleve en l’air; &l’adresse du jeu consiste à le frapper ,tandis qu’il est en l’air , & à Renvoyerbien loin. Si on ne l’atteint pas, ou sion ne Renvoie pas, en l’atteignant, àune certaine distance , on cede le bâton-net à son adversaire, & l’on se succédéainsi alternativement.
* BATRACITE, subst. fém. Hist.nut. , pierre qui se trouve, dit-on,dans la grenouille. On lui attribue degrandes vertus contre les venins ; maisl’existence de la pierre n’est pas encoreconstatée.
BATRACHOMYOMACHIE, f. m.Belles- Lettres ; combat des grenouilles &des rats ; titre d’un poème burlesque at-tribué communément à Homère.
Ce mot est formé de trois autres motsgrecs /3o7p«%©-', grenouille , pAç, sourisou rat, & fjícbxn > combat.
Le sujet de la guerre entre ces ani-maux est la mort de Psicarpax, jeunerat, fils deToxaster, qui étant montéfurie dos de Phyfignate , grenouille,pour aller visiter son palais où elle l’a-voit invité de venir, fut saisi de frayeurau milieu del’étang, chancela, lâcha saconductrice & périt. Les rats soupçon-nant Phyfignate de perfidie , en deman-dent satisfaction , déclarent la guerre ,& livrent bataille aux grenouilles, qu’ilsauroient exterminées, fi Jupiter & lesautres dieux , en présence desquels fedonnoit le combat, n’eussent envoyé ausecours des grenouilles des cancres quiarrêtèrent la fureur des rats.
Suidas fait honneur de ce poème àPigrez ou Tigres d’Halicarnasse, frerede l’illustre Artémife, & le nom de ceCarien le lit à la tête d’un ancienmanuscrit de la bibliothèque du roi.Henri Etienne, & PierreNunnésius &d’autres favans modernes pensent auflìqu’IIomere n’en est point fauteur. Ce-pendant l’antiquité dépose en faveurde ce poète ; Martial le dit expressé-ment dans cette épigramme.
Perlege Meonio cantatas carmine rancts ,
Et frontem nugisfolvexe difee niais ,