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pc , & des traverses en gabions de deux«1 deux pie ces, coûtent moins île pei-nes & île teins que les reiîans, & va-lent peut-être mieux. ( M. de Pomme -renil. )
Batteries sur les Côtes , Scien-ce militaire. Fonif. Artil. L’objet de ccs■batteries est la défense d’un port, d’unerade , d’une place ou de quelqu'autre par-tie abordable où l’enuemi pourroit tenterde faire une descente, & la protection d ucabotage & de la pêche. La différence des•lieux apportant nécessairement beaucoupde variétés dans le nombre, remplace-ment, la direction - , la construction & l’ar-jnement de ces sortes d’ouvrages, il neferoit guere possible de tout dire à ce su-jet sans entrer dans nn trop long dételsCe qu’on peut faire de mieux , lorfqn’ils’agit de pareils établiffemens, est d'as-sembler des officiers de marine, d’artil-lerie, du génie, & les pilotes qui eon-noiffent le plus parfaitement la côte, &d’avoir leurs avis, avant de rien détermi-ner. En général il faut observer ; i®. parrapport au nombre de ces batteries queplus on les multipliera, plus il y aurad’aziles pour les bâtiments de toute ef-pece , & moins l'enneml pourra s’appro-eber de la côte : i°. par rapport à leuremplacement, de les établir fur des isles,fur des bancs de rochers, ou de fable,ou fur les pointes les plus avancées enmer , & autant qu’il fera possible, de ma-nière qu'elles découvrent parfaitementl’endroit qu’elles doivent battre, & queles vaisseaux ne puissent point , ou quedifficilement, fe mettre à portée de lesfaire taire, & de les détruire ; qu'il y enait, lì c’est pour défendre une descente ,de cachée derrière quelque rideau ouépaulement, pour pouvoir tirer sur leschaloupes & fur les troupes an momentque l’ennemi approchera du rivage &voudra s’en rendre maître ; que leurcommunication soit aisée , & assurée :3°. quant à leur direction , que leur feufe croise & se répande de tontes manié-rés fur les différents points où l’ennemipourra fe présenter ou s’ancrer : 4 0 .quant à leur construction , qu’on lesfasse en maçonnerie, & solides en rai-son de la distance :i laquelle elles pour-í-ont être battues ; que celles qui devront
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battre au loin soient à barbette, fir cellesqui seront placées pour battre de prèsà nierions ; que les unes & les autressoient à différentes élévations , mais plu-tôt basses que hautes, le feu horifontalétant le plus dangereux pícur les vais-seaux ; qu’elles soient serinées par-toutoù elles ne pourront être assurées par desescarpement de rochers, ou antres dé-fenses naturelles , & fur-tout dans lespoints qu’il importe le plus de conser-ver ; & qu’elles soient entourées attmoins d’un fossé ; enfin qu’il y ait danstoutes, autant qu’il fera nécessaire, uncorps-de-garde , & un magaíin à pou-dre, proportionnés à leur étendue &au nombre de bouches à feu qu’elles con-tiendront : 5 0 . pour ce qui est de leurarmement, que les pieces soient de groscalibre, excepté cesses des batteries ca-chées, comme on l’a dit ci-devant, oitil suffira d’avoit du 8 & d u 4 ,. mais «li-tant qu'il fera possible de fonte , ces piè-ces devant être remuées promptement &servies de même ; qu'on y emploie autant:de mortiers qu’on pourra, qui est ce queles vaisseaux craignent plus que toute au-tre chose, essentiellement pour battre lesmouillages ; qu’on y établisse des grilles,asin de pouvoir tirer à boulet rouge , &qu’elles soient suffisamment pourvuesd’ustenfiles, & de munitions de toute ef-pece. Voilà en peu de mots ce qu’on doitobserver en établissant des batteriesfur leícôtes ; & ce qui s’eft plus ou moins prati-qué dans les différentes provinces, quej’ai été obligé d« parcourir &d’examiner,
Quoîqu’il ne faille pas trop comptéefur les batteries pour la défense & la sû-reté des ports , des rades , K en généraldes côtes, il est cependant vrai que lesAnglois manquèrent leur débarquementà Camaret en 1694, par l’effet de cellesqu’avoít disposées le maréchal de Vauban.Ils les attaquèrent avec une partie de leurescadre, dont plusieurs bâtimensfurentcoulés bas ou désemparés. Mais pour unexemple qu’on peut citer en faveur desbatteries , il en est une infinité d’autresqui autorisent l’idée qu’on doit avoir dela résistance dont elles font susceptibles,En 1657 , Blaaltforqa les galions d’Espa-gne dans la baie de Santa-Ctux , de Vilede Ténériffej & malgré le feud’uiich^