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Tome IV. AU - BHA.
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B A T

peu arrondies ; les inférieures font exac-tement plates : la Face de dessous sertpour couvrir le bassiner & empêcher l’a-morce de sortir : celle qui la surmontesert pour faire sortir du feu de la pierre& allumer l’amoroe. La partie qui cou-vre le bassinet a une petite oreille plate,qui est percée d’un trou où se place unevis qui assujettit la batterie an corps dela platine , & qui ne l’empêche point dese mouvoir en tournant dessus la vis. Lebout de cette oreille forme un petit talonqui est fait en rond, & qui pose fur leressort de la batterie.

Batterie de cuisine , Œcon. , cemoi comprend tous les ustensiles qui peu-vent servir à la cuisine , soit de fer , decuivre , de potin , ou antres métaux& matières.Dans une signification moinsétendue, il s’entend seulement des usten-siles de cuivre,comme chauderons,chau-dières , tourtières , fontaines , marmites,cuillers grandes ou petites, enqueinars,poissonnières ,& autres semblables. Cemot vient de celui de battre , parée quetous ces ouvrages font battus au marteau.

C’est une vérité reconnue depuis long-temps, & amplement démontrée par plu-sieurs habiles médecins, que lesustensiles,tant de cuivre ordinaire que de cuivrejaune,dont on se sert pour faire la cuisine,sont extrêmement mal sains & nuisibles.

Le verd-de-gris , que malgré tous lesfoins on ne fauroit éviter, est un poisonfort & certain,lequel, s’il ne donne pas lamort fur le champ, cause cependant peu-à-peu & par la fuite des indispositions &des maladies qui abrègent la vie del’homtne.

C’est- là la source de la plupart des ma-ladies épidémiques qui règnent dans lestroupes, & qui, en temps de guerre, en-lèvent tant de braves gens, au grand pré-judice de l’état.

Par cette raison on a mûrement penséjiux moyens de prévenir des fuites fi fâ-cheuses , & toujours inséparables de l’u-sage des ustensiles de cuivre, & on a jugénécessaire dans certains endroits , de lesabolir entièrement.

BAT s6-

Pour les remplacer, nous avons un*quantité suffisante de fer, qui non seu-lement est un métal également propre àcet usage , mais dont plusieurs nationsont déja commencé à ie servir fort avan-tageusement.

Le fer au surplus est extrêmement sa-lutaire au corps humain. La rouille de cemétal ne cause aucun mal; les ustensi-les qii’on en fabrique peuvent être éta-més aussi facilement que ceux de enivre.

Dans leur usage, on n’a pas besoinnon pins d’une fi grande quantité decharbon & de bois, ce qui ne laisse pasde faire un objet pourcenx qui font at-tentifs àl'économie & à l’épargne dansleur maison.

La différence enfin qu’il y a entre leprix du cuivre & celui d u fer, doit pro-curer à un chacun l'épargne considérableqn’il aura dansl’aehat de ces meublesindispensables.

M. Wex, secrétaire du dncdeSaxe-Gottha, ayant obtenu tin privilège exclu-sif pour l’étamage des ustensiles de fer,jugea à propos de rendre son secret pu-blic. Voici un abrégé du contenu de l'ou-vrage qu’il a donné sor ee sujet.

II commence par prouver, ce qui n’estplus guere contesté , que les ustensilesde cuivre sont dangereux pour la santéà cause du verd-de-gris qui s'en déta-che pour ['ordinaire. II remarque enmême temps que la maniéré communed’étamer les ustensiles , n’est pas moinsnuisible que le cuivre même,parte qu’ony mêle le plomb avec Tétai». Pour re-f médier à cet inconvénient, il a ima-giné un sel alkali avec lequel on peutfixer le pins fin étain d’Angleterre furles ustensiles de fer battu, fans poix,fans colophane & fans sol ammoniac,& même fans qu’il soit nécessaire de lepasser par le feu, ou de le racler; desorte que tontes les fois qu’on ventrétamer ses ustensiles de fer, on le peutfaire avec le même sel alkali. L’anteurprétend qu’on ne peut pas se dispenser1 d’étamer les ustensiles de fer non plusque ceux de cuivre, parce que, dit-il,dès qu’on y cuit quelque chose d’acideou même de l'eau pure, il s’y attacheN» tartre qui change un peu la couleur