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Tome IV. AU - BHA.
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BAT

* BATTEUR, en grange ; c’est à laCampagne l'ottvrier oti l’homme de jour-née qui frappe le bled avec un fléau,pour faire sortir le grain de f épi. V.BlÉ.

BATTI, s. m. Hi(l. nut. bot. LesMalabares appellent île ce nom , & en-core rie celui de Battiscborigenans , uneplante qui a ('apparence d’une ortie, &dont Van Rlteedea fait graver une bon-ne figure , quoïqu’incomplete , dansson Horttts Malabaricus , vol. II ,page 7; , plan. XL. Les Brames rap-pellent Aaciili gasurculi. Plukeneten adonné une figure a ssiz médiocre & très-ineompiette à la planche CCI de faPhotographie, n°. 5, page 229 de sonAlmagese , fous la dénomination de/n-pulo vulgari fimilis Indite orievte.lis ,fioribus in spicam ex origine folierumprodsuntem dìspojìtis ; an uticœ gênasminime pungens , forte batti-seborigenam jhorti Malabaricì. M. Burniann en afait graver deux figures allez bonnes,mais incomplettes & fans détails dans sonThésaurus Zcylttnicus p.231 & 232, l’unefous le nom de urtica pilulifera foliisitsajoribus longijjîmis pediculis, minoribusbrevibus pediculis donatìs , plan CX ,s.g. 1, l’autre fous la dénomination deurtica fpicana , foliis fioribuíque petìo-lis longìjjhnìs donatìs , planche XC ,figure L; e’est le fiats chambali de Ceylan,& le plino du Brésil, dont parle Marc-graave, page 8. AI. Linné rappelle nr-tica 16 interritpta , foliis altérais ovuto.cordatisserrutis , petiolo subrevìoribits ,fpicis solitariis interruptis dans son sys-tèmes natur. edit. in ia & imprimée enÏ767. page 622.

Cette plante est vivace & croît sonsla forme d’un arbrisseau de trois piedsde hauteur, fur une fois moins de dia-mètre , peu ramifiée, à branches alter-nes , écartées fous un angle de quaranteà quarante-einq degrés au plus, Lion-nées 011 striées, peu ligneuses, d’unïouge obscur.

Les feuilles font alternes , disposéeseirculairement & fort lâches fur les ti-ges , arrondies, ou taillées en cœur ,longues de quatre à cinq pouces, demoitié moins larges, dentelées assez gros-sièrement sur leurs bords , hérissées depoils piquants, relevées de trois ner-

B A T Ï7t

vures principales cn-destbas, & por-tées fur un pédicule demi-cylindrique ,plat & filonné en dessous, égal à leurlongueur; les feuilles supérieures fontun peu plus alongées à proportion &portées fur lin pédicule un peu pluscourt.!

De faisselle de chaque feuille fortune panicule en épi aussi longue qti’el-ies, portant dans fa moitié supérieuredouze à quinze paquets sessiles, sphé-roïdes , très-écartés les 11ns des antres,& composés chacun de douze à quinzefleurs, dont les supérieures font mâ-les & les inférieures femelles, toutesfort petites , longues d’une ligne auplus, verd-blanchâtres. Chaque fleurmâle consiste en un calice à troisj feuilles ouvert en hémisphère , & trois; étamines distinctes , le tout caduc. Lesfleurs femelles font composées d’un ca-lice à cinq feuilles égales, perfistentesautour d’un ovaire sphérique , à un styledivisé en trois stigmates cylindriques»& qui devient par la fuite une-capsulesphérique d’une ligne de diamètre, àtrois loges qui s’ouvrent élastiquementcn trois valves , partagées chacune parune cloison membraneuse à leur milieu ,& qui contiennent chacune une grainesphérique blanchâtre.

Usages. On ne fait aucun usage decette plante.

Remarques. II ne faut que consulterles deux figures de la planche CX dtlThésaurus Zelanicus de M. Burmann& ses descriptions, pour s’affurer queces deux plantes font absolument lamême , & appartiennent à la même tige ,dont la figure 2 représente la partie in-férieure à feuilles plus grandes, héris-sées de poils plus groílìers, plus rudes ,pendant que la figure 1 représente lapartie supérieure qui est moins velue,moins piquante, ce qui a fait dire àPlukenet, qui n’a de même représentéque des bouts de tiges qtt’il étoit dé-pourvu de poils piquants, & nous som-mes étonnés que AI. Burmann & AI.Linné aient rapporté cette plante augenre de sortie, pendant queHermantil’avoit indiquée dans son Musœum Zcy-lanicutn , page 60 , sons le nom d’uriicaracemosa pillulifora tricocco;.

Une autre erreur presqu’aufíì grande