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Tome IV. AU - BHA.
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avec lesquelles on bat un ouvrage enbreche.

Battre en écharpe ; c’est battre unouvrage fous un angle au plus de 20d egrés.

b Battre de bricole-, c’est battre un ouvra-ge de réflexion , c’est-à-dire faire frap-per le boulet à une partie du revêtement,en sorte qu’íí ne puiítò se réfléchir, & seporter à celle qu’on veut détruire ou in-commoder.

Battre en sape ; c’est battre un ou-vrage par le pied de son revêtement.

(L)

Battre la Chamade. P. Chamade.

BATTRE lacaijje, Art milit. , c’estbattre du tambour.

Battre laDìane, c’est une certainemaniéré de battre la caisse au point du ijour , pour réveiller, ou les équipagessur un vaisseau , bu les soldats dans unegarnison, dans un camp, &Tc.

Battre La marche, e'est pour donnerle signal de marcher.

Battre caix champs, e'est pour aver-tir qu’on doit marcher, L c’est ce qu’onnomme le premier.

Battre le dernier ou l'assemblée, c’estpour que les soldats s’assemblent St semettent sous les armes.

Battre la charge ou la guerre, e'estpour avertir les soldats de tirer contrel’ennemi, ou d’allet contre lui avec l’ar-me blanche.

Battre la retraite , c’est avertir lessoldats dans une garnison de se retirerdans leurs casernes, ou chez leurs hôtes.Battre la retraite dans une armée qui estaux mains avec l’ennemi, e’est l'avertirde le battre en retraite. -

Battre la frìcujsée , c’est avertirqu’«n leve ou qu’on pose de drapeau ; ouc’est pour faire avancer un bataillon dans •une bataille rangée, ou l’en retirer.

Battre un ban , c’est quand on ventpublier quelqu’ordre nouveau , ou récevoir quelqu’officier , ou châtier unsoldat.

Battre la poudre , Art militaire ,on bat la pondre de huit ou dix coupsde refouloir , polir, faire l’épreuve ducanon.

Battre la campagne, Art militaire,■e’est faire des courses fur les ennemis.

Battre, se dit encore, en terme mi*

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litairé , des attaques qui se font avec dél’artilìerie & des machines. Une arméeque le canon bat en plein, est bientôtdéfaite.

Battre enrouage ; c’est prendre imebatterie en flanc ou de revers pour endémonter les pieces par des coups plon-gés ou tirés à ricochet, (t)

Battre la mesure , en musique', c’esten marquer les temps par des mouve-ments de la main ou du pied, qui en rè-glent la durée, & qui rendent tontes lesmesures semblables parfaitement égalesen temps.

11 y a des mesures qui ne se battentqn’à un temps, d’antres à deux, à trois& à quatre, qui est le plus grand nombrede temps que puisse renfermer une mesu-re : encore cette derniere especepeut-elletoujours se résoudre en deux mesures àdeux temps. Dans toutes ces différentesmesures, le temps frappé est toujours furla note qui fuit la barre immédiatement»celui qui la précede est toujours levé,à moins que la mesure ne soit à un seultemps.

Lc degré de lenteur ou de vitesse qu’otidonne à la mesure , dépend i°. de la va-leur des notes qui la composent ; on voitbien qu’une mesure qui contient une ron-de doit se battre plus posément & durerdavantage que celle qui ne contient qnsdeux croches: 2 °. du caractère du mou-vement énoncé par le mot François ou 1-talien , qu’on trouve ordinairement à latête de l’air. Gravement, gai, vite, lent,&c. font autant divertissements fur lesmaniérés de modifier le mouvement d’u-ne espece de mesure.

Les musiciens françois battent la me-sure un peu disteremment des Italiens ;ceux-ci dans la mesure à quatre temps ,frappent successivement les deux pre-miers temps , & ievent les deux autres ;ils frappent auffi les deux premiers dansla mesure à trois temps , & Ievent letroisième. Les François ne frappentjamais que le premier temps ; & mar-quent les autres par différents mouve-ments de la main à droite & à gauche :cependant la musique franqoise auroitbeaucoup plus besoin que l’italienned’une mesure bien marquée j car elle

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