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Tome IV. AU - BHA.
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te fiege avoit duré long-tempS, &le czar avoit profité de cette circons-tance pour porter la guerre au sein dela Livonie. Tout se soumit : la seuleville de Wenden lui Ferma ses portes.Les habitans aimèrent mieux s’enfé-velír fous les ruines de leurs maisons,vue de tomber fous le joug des Mos-covites ; ils creusèrent eux-mêmes desmines, y mirent le feu , & ne laissèrentmi vainqueur que des débris, des cen-dres L des cadavres. Battori rassemblades troupes de tous côtés, & marcha àla rencontre des conquérants. II com-mença par le siégé de Polocz ; la placefut emportée , & le roi empêcha sessoldats de venger par des cruautésinouies , celles que les Moscovitesnv oient exercées fur les prisonniers.Ce tiaít d'humanité lui gagna tous lescœurs. II avoit besoin d'argent, & iaPologne paya gaiement de nouveauxsubsides. Bientôt Pleskow fut assiégée.Ce siégé est célébré par fa longueur,par la violence des attaques , par lavigueur de la défense , où les Hon-grois & les Polonois se disputèrent decourage , où Swiski , à la tête desPleskowiens, rendit son nom immortel.II fut terminé par le traité de Zapolia,qui fut i’ouvrage du jésuite AntoinePossevin.

Battori rentra dans ses états, & nesongea plus qu’à rendre la républiqueflorissante & redoutable. II attira parfes caresses les Cosaques, peuple féroce,indomptable, qui, comme toutes lesnations guerrières, devoit fa naissanceà des ramas de brigands ; il leur don-na ta ville & le territoire de Tochti-inirow , & en fit, du côté du Boril-thene , le rempart de la Pologne. IIdonna à la discipline militaire , tropnégligée alors , une vigueur nouvelle,fit rentrer dans le devoir des habitantsde Riga , qui vouloient se livrer auxSuédois, maîtres d’nne partie de la Li-vonie , conclut une treve avec cettepuissance , voulut punir les habitants«le Riga d’une nouvelle désobéissance,exigea qu’ils le rendissent à discrétion,& à la vue de leurs envoyés, entradans un tel délire de fureur, qu’il enmourut l’an 1586, après un régné de dixans, à la sieur de son âge.

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L’împétuofité de son caractère nes’étoit point décélée jusqu’alors ; L sonest étonné qu’un prince, qui s’empoi tad’une maniéré fi terrible à la vue dequelques députés qui imploroient faclémence, ait vu d’un oeil froid, au siégéde Polocz , ia Dzwina teinte du sangde ses sujets , & promenant leurs ca-davres mutilés, déchirés, palpitants,encore , & attachés fur des planches.(AI. de Sasy.')

BATTORIE , f. f. Commerce , nomque les villes Anléatiques donnent auxcomptoirs ou magasins qu’elles ont horsde chez elles. Les principales de ces bat -tories sont celles d’Archangel, de Novo-grod, de Berghen, de Lisbonne, de Veni-se & d’Anvers. Elles en avoient aussi uneà Londres: mais il y a déja du tempsqu’elles s’en font retirées à cause des im-I positions excessives qn’on mettoit .furleurs marchandises. (G)

* BATTRE , fias fer t, Grammaire,Battre marque plusieurs coups; c’est a-voir frappé, que d’en avoir donné un.On 11’eít point battu qu’on ne soit frappé,on est quelquefois frappé fans être battu.Battre suppose toujours de ['intention ;on peut frapper fans le vouloir. Le plusviolent/rappc le premier ; le plus fossiledoit être battu. Frapper est toujours usverbe actif; battre devient neutre dansfe battre : car Je battre ne signifie pointfe frapper soi-même de coups redoublés ,mais íevìement combattre quelqu'un. Laloi du prince défend de fe battre en duel;celle de Jéfus-Christ défend même defrapper.

Battre , en terme de l'Art militairessignifie attaquer une place, ou ouvrage ,Uc. avec beaucoup d’artillerie. Voyez,Batterie.

Battre en brecbe, ç’est ruiner avec lecanon le revêtement 011 le rempart dequelque ouvrage que ce soit, pour y faireune ouverture par laquelle on puisse j.entrer.

Battre par camarade, est quand plu.fleurs pieees de canon tirent toutà lafoi»fur un même ouvrage , soit d’une mêmebatterie, soit de plusieurs.

Battre en salve ; c’est tirer toutes à ssifois les différentes pieees d’uiie batterie ,