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Tome IV. AU - BHA.
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impojstbilia non jubet , scdjubendo mottes(ff facere quod pojsts , & petere quoi nonsofts J que Dieu n’ordonne rien d’impos-íible, mais a sertit en ordonnant & de fai-re ce qne l’on peut,& de demander ce quel’on ne peut pas.

Seconde proposition : irtteriori grutiœìn statu natura lapste ntCnqttam rcfifti-îtir. Dans l’e'tat de nature tom-bée , on ne résiste jamais à la grâce inté-rieure.

Cette proposition n’est pas mot à motdans l’ouvrage de Jansénius : mais ladoctrine qu’eíle présente fut notée d’hé-réíie, parce qu’elle parut opposée à cesparoles de Jéfus-Chrift : Jérusalem, quo.fies volai cottgregare filios tuos , fientgatt&ia congregat puUossuossub alis, &ttoluisti. Jérusalem, combien de foisîi’ai-ie pas voulu rassembler tes enfants,comme la poule rassemble ses petitsfous ses ailes, & tu ne l’as pas voulu?&à celles-ci que St. Etienne adresseaux Juifs : durit cerviee incircumcijhcoriibus , vos femper Spirituì sanclorejîjlitis. Têtes dures, cœurs incircon-cis, vous résistez toujours à l’Efpritsaint ; & à ce passage de St. Paul, videtene quis veftrûtn défit gratite Dei. Faitesqu’aucim de vous ne résiste à la grâce deDieu.

Troisi&me proposition : ad mertndutnvel demerendum in statu naturœ lapsc ,non rtquirìtitr in hotnine libertas ànece_(Jitate , scd sufficit libertas à coac-tione. Dans Pétât de nature tombée,l'homme pour mériter n'a pas besoind’une liberté exempte de nécessité, illui suffit d’une liberté exempte de con-trainte.

On ne lit pas cette proposition dansJansénius. mais celle-ci : l’homme estlibre, dès qn’il n’est pas contraint.La nécessité simple, c’est-à-dire ladétermination invincible qni part d’unprincipe extérieur, ne répugne pointà ia liberté. Une œuvre est méritoirepli déméritoire , Sorsqu'on la fait fanscontrainte, quoiqu’on ne la fasse pasfans nécessité. Voyez lib. VI , degrat,Christ. C’est la fuite du penchant dela détection victorieuse , où l’hommemérite & démérite, quoique son actionexempte de xgMgipke pç lésait pas de

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La proposition troisième fut déclaré#hérétique ; car il est de foi que le mouve-ment de ta grâce efficace même n’empor-te point de nécessité.

Luther & Calvin n’avoient admis dansl’homme de liberté que pour le physiquedes actions. Quant au moral , ils pré-tendoient que l’exemption de contraintefuffifoit ; L que quoique nécessité , onponrroit mériter on démériter ; lc con-cile de Trente avoit anathéinatifc ces er-re n rs,

Quatrième proposition: senti-pcltt-giani udtvìttehant pr^venientis grutiœnecejsttatem ad fingulos a Jus , ctiam aiinitiant fiiei S & in hoc erant hatre-tici qnod vellent euni gratiant tulem estecuì postes humants volitntas refistere velobtemperare. I.cs fcmi-pélagiens admet-taient la nécessité d'nuc grâce prévenantepour tontes les bonnes œuvres, mémopour le commencement de la foi ; & il*étoieot hérétiques, en ce qu’ils penfnicntque cette grâce étoit telle que la volontéde l’homme pouvoit s’y soumettre eu yrésister.

La première partie de cette proposi-tion est un fait, & on lit dans Jansé-nius liv. VII & VIII, de ihéréf pí-lag.W n’ëft pas douteux que les deini-Pé-lagiens n’aient admis la nécessitad’une grâce actuelle & intérieure pourles premières volontés de croire, d’efpé-rer, feV.

Cette opinion de Jansénius fur iesémi pélagianisme est regardée par tousles théologiens comme contraire à lavérité & ì l’autorité de St. Augustin, &la qualité d e faitste de la censure tombelà-dessus.

Quant à la seconde partie qui con-cerne le dogme , elle a été qualifiéeA'bérétiqut. Ainsi il paroît qu’il falloitdire, i“. qne les sémi-Pélagiens n’ontpoint admis la nécessité d’une grâceintérieure pour le commencement dela foi ; 2°. que, quand ils l’auroient

admise , ils n’auroient point erré enprétendant que cette graoe étoit telleque ta volonté pût y consentir ou la re-jetter.

Cinquième proposition; senti-Pela*gtanmn est dieere Chriftum pro omnibushopttnibtts, mortuum este aut sanguine»*

fuiisc. Ç’eít une err;uf tlemi-péíagienns