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Tome IV. AU - BHA.
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muni du sceau de l’autorité pontificale ;Su lieu que dans ia canonisation , le papeparle comme juge, & détermine ex ca-ihedra i’état dti nouveau saint.

La cérémonie de !a béatistcation a étéintroduite, ioiiq'u'on a pense'qu’il étoità propos de permettre à un ordre ou à unecommunauté' de prendre un culte parti-culier ati sujet proposé pour être canoni-sé, avant que ,savoir une pleine connois-sance de la vérité des faits, & à causede la longueur des procédures qn’on ob-serve dans !a canonisation. {L. Canoni-sation. (6)

* BEATITUDE,BONHEUR, FÉ-LICITE , Gramut. , termes relatifs àla condition d un être qui pense & quisent. l-t bonheur marque un homme ri-che des biens de la fortune; la félicité ,lin homme content de ce qu’il en a ; labéatitude , l’éfat d’une aine que la pré-sence immédiate de son Dieu remplitdans ce monde-ei ou dans i'autre; étatqui feroit au-dessus de toute expressionfans doute , íì nous le connoissions. Lebonheur excite l’cnvie ; la félicité fe faitsentir à nous seuls ; la béatitude nousattend dans une autre vie. Là jouis-sance des biens fait la félicité ; leurpossession le bonheur ; la béatitude ré-^eilse une idée d'extafe & de ravisse-ment, qu’on n’éprouve ni dans le bon*heur , ni dans la félicité de ce monde.C’est aux autres à faire notre bonheur jnotre/é/ieiíé dépend davantage de nous zil n’y a que Dieu qui puisse nous con-duire à la béatitude. Le bonheur est fouries riches , dit M. l’abbé Girard dansfes Synonymes; la félicité four les sa-ges ; & h béatitude four les pauvresA'efprìt,

* BEAU , adj. Métaphysique. Avantque d’entrer dans la recherche difficiledel’orîgine dnieaa, je remarquera! «sa-bord avec tons les auteurs qui en ontécrit, que par une forte de Fatalité, leschoses dont on parle le plus parmi leshommes, font assez ordinairement cel-les qu’on connoít le moins ; íì que telleest entre beaucoup d’autres, la nature,du beau. Tout le monde raisonne du beau:on l’admire dans les ouvrages de la na-ture ; oa l’ex%e íatis les productions des

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arts : on accorde ou l’on refuse cette qSárlité à tout moment ; cependant li l'on de»mande aux hommes du goût le plus sûr& le plus exquis , quelle est son origine ,fa nature, fa notion précise , sa vérita»bìe idée f son exacte définition : si c’estquelque chose d’absolu ou de relatif js’il y a un beau essentiel, éternel, im-mu able , réglé & modèle du beau subal-terne ; on s’il en est de la beauté sommedes modes : on volt aussi - tôt Ics senti»mens partagés ; & les u»s avouent leurignorance , les autres se jettent dans lascepticisme. Comment se sait-ii que pres-que tous les hommes soient d’accord qu’ily a un beau} qn’ìi y en ait tant entr’eu»qui le sentent vivement où il est , Si quefi peu sachent ce que c’est ?

Pour parvenir, S’il est possible, àsolution de ces difficultés , nous com-mencerons par exposer les différens sen-timent des auteurs qui ont écrit le miensfur lé beau j nous proposerons enfuit?nos idées fur le même sujet, & nous fi-nirons eet article par des observationsgénérales fur I'entendement humain &fes opérations relatives à la question donïii s’agit.

Platon a écrit deux dialogues dn beau ,le Fhedre & îe grand Hipfias : dans ce-lui-ci il enseigne plutôt ce que le beaun’est pas, que ce qu’il est, & dans Pau»tre, il parle moins du beau que de Pa»rnour naturel qu’on a pour lui. 11 ne s’a-git dans le grand Ris fias que de confon-dre la vanité d’un sophiste ; & dans lsFhedre, que de passer quelques momensagréables avec un ami dans un lieu déli-cieux.

S. Augustin avroit composé un trai-té sur ie beau : mais cet ouvrage estperdu, & il ne nous reste de 8. Au-gustin fur cet objet important , qtiffquelques idées éparfes dans fes écrits,par lesquelles nn voit que ee rapportexact des parties d'un tout entr’elles,qui le constitue un, étoit, selon lui,le caractère distinctif de la beauté. Síje demande à un architecte, dit ce grancfhomme, pourquoi ayant élevé un arca-de à uue des ailes de son bâtiment, il ei»fait autant à I'autre : il me répondra fansdoute , que c est afin que tes membres deson architcéiure symmétrismt bien enfer,r.