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Tome IV. AU - BHA.
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74§ BEN

ver'-es chacune par cinq cents fleurs ,distribuées ou rapprochées en paquetsou faisceaux chacun de ao steurs,longuesde deux lignes, portées fur un pédiculede même longueur ou trois fois pluslong.

Chaque fleur est hermaphrodite,verd-blanchâtre , portée autour de l’ovaire ,composée d’un petit calice sphéroïde mo-nophyle à cinq dentelures caduques;d’une corolle monopétale - blanche demême grandeur que le calice, partagéeen cinq divisions profanées qui portententr’ellcs cinq étamines jaunâtres &pointues de même longueur. Du centredu calice s’éleye un petit ovaire ovoïde,terminé par un style droit couronné d’unstigmate sphérique , verd.

L’waire, en mûrissant, devient unebaie en écorce ovoïde, pointue aux deuxextrémités, longue de neuf lignes, pres-que deux fois moins large, verte d’a-bord, ensuite rougeâtre, lisse , luisante ,à chair sache ou solide de l’arec , parta-gée verticalement par une cloison mem-braneuse entiere à deux loges qui con-tiennent chacune plusieurs graines ovoï-des, oblongues, brunes, lisses, luisantes,dures, distribuées fur deux rangs.

Culture .Le benteka croîtàTeckenkourfur la côte du Malabar , dans les lieuxmontueux & sablonneux. II est toujoursverd : il fleurit & fructifie tous les ans«nefois, & garde ses fruits long-temps,

Qiudités. Ses fleurs répandent uneodeur agréable. Ses autres parties fontfans odeur , mais elles ont une saveurauftere.

Usages. La décoction de ses feuillesavec le miel fe donne pour tempérer l’ar-denr de la fievre pendant la petite vé-role , en excitant les sueurs & poussantles boutons au dehors.

JRemarques.Le benteka vient naturelle-ment dans la famille des bruyères ou deshoux à côté du styrax où nous bavonsplacé. Voyez nos Familles des plantes ,!volume //, page 166. (ss/. Aianson.')

* BENTHEIM , Géog ., petite villed'Alletnagne , avec château , au comtéde m ime nom , dans le cercle de West-phalie , fur le Vecht. Long. 24. 43. Ut.S*. «Z.

BEN

BENTIRUT ALI, f.m. Hifl.nat. bot.,efpece de lileron, convolvulus , du Mala-bar, assez bien gravée , quoique fans dé-tails, par Van-Rheede, dans son HortusMaletbaricus, volume II, page l II, plan-che LIV. Jean Commelin,dans ses notesfur cet ouvrage, Rappelle convolvulusMalahartcus, folio longìori, flore candido.Bentirulali, en langage Malabare, signi-fie blanc tirutali.

C’est une plante vivace par fa racinequi est fibreuse , traçante , & qui jetteune tige cylindrique, longue de cinq àsix pies, de deux ligues de diamètre,verte, lisse, grimpante, peu ramifiée,à branches alternes.

Les feuilles sortent alternativement &circuiaírement le long des tiges & desbranches à des distances de deux poucesenviron , en s épanouissant horizontale-ment. Elles font elliptiques, pointuesaux deux extrémités, entieres, longuesde deux à trois pouces, une fois moinslarges , épaisses, tendres, souples, rele-vées en dessus comme en dessous d’unecôte longitudinale qui fe ramifie en cinqà six paires de nervures alternes, & por-tées fur un pédicule demi-cylindriqueextrêmement court.

De Vaisselle de chaque feuille s’éleveune fleur blanche, longue d’un pouce &demi, portée fous un angle de 4; degrésfur un pédunctile cylindrique aussi longqu’elle , de maniéré qu’elle égale la lon-gueur des feuilles.

Chaque fleur est hermaphrodite,poséeautour du disque de l’ovaire, & consisteen lin calice à cinq Feuilles triangu-laires , inégales, oblongues , trois à qua-tre fois plus longues que larges , persis-tantes, vertes ; en une corolle mono-pétale en entonnoir, une fois plus lon-gue , à pavillon évasé en étoile à cinqdenticules triangulaires. A la base datube de la corolle , un peu au dessus deson origine, font attachées cinq étaminesblanches qui s’élevent jufqu’à la hau-teur du sommet du tube, dont les filetsfont hérissés à leur origine de poilsblancs, & dont les anthères font cou-chées horizontalement.L’ovaire est sphé-rique , verd-jaunâtre , & fait corps avecun disque orbiculaire jaunâtre qui s’é-leve au dessus du fond du calice ; i! estsurmonté par un style cylindrique blanc,