BEN
de la hauteur des étamines, qui est ter-miné par un stigmate blanchâtre.
L'ovaire , en mûrissant, devient unecapsule ovoïde, longue de sept lignes,dejnoitié moins large, terminée par sonstyle, verd-ckire, lisse,enveloppée étroi-tement par le calice , partagée intérieu-rement en deux loges,contenant chacu-ne deux graines, mais qui toutes avor-tent, à l’exception d’une senle, qni estsphéroïde, de quatre lignes de diamètre,couverte d’un coton blanchâtre assezlong.
Culture. Le bentìrutali croît au Mala-bar dans les terres sablonneuses.
Qualités. En quelque endroit qti’onégratigne cette plante, elle rend un fliclaiteux.Ses feuilles ont une odeur foi -ble , mais agréable , & une saveur légè-rement acre.
Usages. Son suc préparé se donne inté-rieurement dans !a maladie endémique,appellée pìtao.On le fait boire aussi jointavec le fruit & 1 écorce dti cadel avana-cu ou japalu pour lâcher le ventre.
Remarque. Le liseron est, comme l’onsait, un genre de plante qui le range na-turellement dans la quatrième section dela Famille des personées ou des plantesà fleur en masque où nous Pavons placé;mais le bentirutali, à raison de fa capsuleqni ne porte communément qu’une seulegraine,& à raison de la laine qui recou-vre cette graine, pourroit faire un gen-re particulier dans cette même section.V. nos Familles des plantes , volume II,sage :i2. (M. Adanson.)
* BENTIVOlrLIO, tìéogr., petite vil-le à château, d’ftalie dans le Bolonois.Long. 2Y. 4. lat. 44. 37-
* BÉORI, f. m. Hift. nat., animal desIndes occidentales qui ressemble à unveau , dont la peau est épaisse & dure,& qui vit d’herbes sauvages. C’est toutce qti’on dit de cet animal , peut êtremieux connu 81 décrit par les naturalis-tes fous un autre nom.
BEOTARQUE, f. m. Hifl. anc. , nomde dignité chez les Thébains. Thebesétant la plus considérable ville & lacapitale de la Béotie, les magistrats &généraux qui y étoient chargés du gou-vernement portoient pendant leur admi-nistration le nom de béotarques , c’est-à-áite , eomtnandans ou gouverneurs de la
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Béotie. Ce mot est composé du nom de laprovince, & du grec xìxuv , comman-der. (G)
* BEOTIE, Uécgr. une. & moi., pro-vince de Grece dite aujourd’hui Stramu -lìpe ; 011 la place ordinairement dansi’Achaïe ou la Livadie. Elle étoit renfer-mée jadis entre la Phooide, la Thessalie,laDorìde, P Attique , la mer Egée , ouPArchipel& le Négrepont. On la diví-soiten liante & basse: la haute compre-nois la ville de Lebadia,dite aujourd'huiBadin, Cheronée , Orchomene , Platée,Amphiclée, Lenctres, Hyampolis, Co-ronée , Thespie , esc. La basse com p ré-unit Thebes, capitale du pays qn’on ap-pelle aujourd’hui Stives , Phocie , My-caíessus 011 Malacassa , Anthedon , Ta-nagra, fisc.
BEOTIEN , Mujìq. des anciens , Pol-lux , Onomust. liv. IV , chap. 9 , met lemodeïiéofíera au nombre de ceux qui ti-rent leur riom de la nation où ils Furentd’abord en usage ; il ajoute que c’étoitun des modes ou nomes dont se servoìtTerpandrt; par conséquent le nome béo-tien étoit propre aux Cithares. (F. D. C.)
BÉQUARRE, an Musique, Voy. B
QUARSLE. (S~)
BEQUETTE, f. f. dans plusieurs artsméchaniques , tels que celui du Damas.quineur,Ae P Epinglier, du Serrurier,du Plombier , du Chaînes icr , de P Orfè-vre , &c. & même du Verrier', ce foutdes pinces ou tenailles à main , à bran-ches rondes & recourbées, & dont lespointes appellées aussi becs, font cour-tes , Fortes, rondes , & coniques toutesdeux , ou toutes deux plates, ou Plineronde & Parure plate. Voy. Bequettede Chaìnetier cs d'Epinglier.
Bequette de Chaìnetier ; c’est unoutil de la longueur de sept ou huit pou-ces ; la partie d’en bas , faite commecelle des pinces ordinaires , est convexe& plate; ses branches jointes de mêmeaux deux tiers par un clou rivé, ont lafacilité de s’ouvrir & de se fermer ; cha-que bec de la partie haute est rond, dela grosseur du doigt; le Chaìnetier s’ensert pour contourner 81 former les groschaînons.
Bequette d'Epinglìer , c’est tine efpece de tenailles dont une mâchoire estî pyramidale, & l’auire ronde, & dimi-