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Tome IV. AU - BHA.
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qu’il a tracées pour lui servir de guide,i! couvre toute la surface de son cuivrede petits points; cequ’on appelle fairele gruinage. Voy. Grain AGE; voyezGravure en maniéré noire.

11 y a des ouvriers qui emmanchentautrement leur berceau , ce n’est qu’unepetite poire semblable à celle qui sert demanche anx burins. On a des berceauxde toute grandeur , pour satisfaire àtoutes fortes de grainage.

B F, R C E A U eu To N E L L E , Jardinage.Ges deux mots font synonymes : celuid eteneile est plus ancien. C’est une lon-gueur d’allée couverte , formant unetreille ou bien un cabinet de verdure,Fait de charmille ou de treillage , garniede jasmins, clievre-feuilles, roliers,chasselas, verjus, esc.

I On les fait de charpente , de perches,& d’échalas : souvent ces berceaux sontquartes par-delsus, pour y mettre de lavigne & d u verjus ; mais Us font moinsbeaux qne les cintrés. (As)

Berceau d’eau , Jardinage , on ap-pelle airisi deux rangées de jets obliques,qui en se croisant forment des especesde berceaux,sous lesquels on peut se pro-mener sans craindre d'ètre mouillé, (if)

BERCEAU de presse d'imprimerie enlettres ; ce font deux pieces de bois àrainures, posées fur le champ,assembléesaux deux extrémités par deux traversesplates. La figure d’un berceau de presseest celle d’un châssis quarré long , dansle vuide duquel font placées les bandes,qui font deux autres pieces de bois demême longueur, posées à distance égale,& revêtues fur leur plat, de fer à arêteou en lame. Ce berceau est soutenu d’unbout par un pié qui lui est propre; il estappuyé par le milieu sur un sommier mo-bile , & à l’extremité sur uue des barresde bois dli train de derrière, où il entrecomme dans une mortelle , & y est rete-nu , ou par un écrou , ou par uue barrede bois qui le traverse, posée derrière lesommier.

BERCELLE , s. F. outil A'Emaitteur ;c’est une efpece de petite pincette dontees ouvriers se servent quand ils veulenttirer l’émail á la lampe, eíle est faited’un seul morceau de fer qui est repliécn deux ; les branches font plates & un

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peu pointues. Voyez Email ; voy. auJJÎMoule.

, * BERCER , v. a. Ce verbe exprime,

5 au sens propre, faction d’agiter douce-ment un enfant dans son bereeau , enbalanqant ce petit lit. Cet enfant ne s'en-dormira pas fi vous ne le bercez.

Les usages les plus pernicieux fontceux qui règnent avec le plus d'empire,& qui s’étendent avcc le plus de facilité.C’est même assez qu’ils soient adoptés parle plus grand nombre, pour qu'on leurattribue les plus grands avantages. 11 estdonc du devoir de quiconque reconnoîtle mal, d’en faire sentir les dangereusesconséquences, & d’empècher qu’il nes’accrédite davantage.

Entre ces usages de routine l’uu desplus universels, & en même temps l’undes plus mauvais , est celui de remuer decôté & d’autre un enfant, soit sur lesgenoux, soit dans fou lit, pour le pro-voquer au fommeil.il a même paru d’uneutilité fi essentielle , que le petit lit danslequel on Fait reposer les enFans a prisune forme propice à ce mouvement ; &un nom qui en exprime faction. Maiscette méthode de bercer est absolumentabusive , & directement opposée au butque l’on se propose en la suivant.

Ce balottement íi’endort les enfansque parce qu’il les étourdit. II fatigueinutilement leur cerveau, L comme lesfibres en sont extrêmement tendres , ily peut causer les plus fâcheux effets.D’ailleurs ce mouvement nuit à la di-gestion , & empêche qu’elle ne se fassenaturellement. II peut même occasion-ner des vomilsemens à f enfant, aigrirou altérer le lait qu’íl a encore dans l*f*tomac, & ainsi bu procurer de violentestranchées. Faut-il, après cela, s’étonnersi tant d’enfans périssent par les vers, lestranchées & tes maux de ventre ?

An contraire, il u’yapoint d’íncoil-vénient de laisser en repos & en libertéun enfant dans son berceau. L’inactionrie ses sens le portera toujours assez ausommeil, lorfqu’il ne fera pas gêné nitourmenté par quelques besoins. II peutnéanmoins y avoir des circonstances oùun ébranlement lent & doux du ber-ceau , pourroit soulager les maux d’un