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Tome IV. AU - BHA.
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«nfant en le distrayant un pen de sessouffrances , & en l’invitant ainsi douce-ment au sommeil. Mais le commun desfemmes auxquelles on a la mauvaise ha-bitude de confier le soin des ensans dansles premieres années de leur vie , a l’ef-prit trop borné pour distinguer les mo-mens où ce balancement ne porterait paspréjudice à l'enfant. O ailleurs Fabusqu’on en fait est si odieux, qu’il vaudraitbeaucoup mieux l’empêcher tout-à-fait.(Journal Economique, Juin 1763)

Bercer, an sens figuré, signifie amu-ser. On dit familièrement bercer quel-qu'un de vaines prantejfes.On remarqueraque dans ce dernier sens le verbe bercergouverne deux régimes , l'un simple,l’autrc composé, ainsi que s’exprimentles grammairiens. On dit encore : il nousberce souvent desessornettes , pour signi-fier : il nous fuit souvent des eontes, Si j'aiété bercé de cette histoire, pour dire '.je Foisou-vent ouï raconter. Ce sens vient del'u sage des nourrices qui chantent oucontent des fables aux ensans en les ber-çant pour les endormir. Enfin on ditproverbialement d’un homme qu'on voitsouvent inquiet & agité , que le diable leberce.

BERCER, se, v. pas. en Manegefe ditd’un cheval qui se laisse aller noncha-lamment d’un côté & d’autre au pas &au trot, imitant pour ainsi dire , le mou-vement qu’on Fait faire au berceau pourendormir un casant. Ce dandinementmarque très - souvent un cheval mou &sans vigueur. (í 7 )

BERCHE, f. F. Marine, forte d’artil-lerie dont on se servoit anciennementdans les navires. C'étoient de petitespieces de canon de fonte verte. II y enavoit de Fer fondu qu'on appelloit bar-ces. Ces sortes de canons ne font plus enusage. (Z).

BERCHEROCT, f. m., Comm., poidsdont on se sert à Archangel & dans tonsles états du czar de Moscovie,pour peserles marchandises d’une grande pesanteurou de grand volume. Le bercheroíl pesequatre cents livres moscovites, qui ren-dent environ trois cents vingt-huit livrespoids de Paris, (fí)

* BERCHITURIA, Géog ., ville de

BER 7ÇI

Sibérie, fur la riviere de même nom , àla frontière de Ruffie.

* BERCHTOLSGADEN,Géog,, villed’Allemagne,dans la préfecture de mêmenom , enclavée dans l’archevèché deSaltzbourg, & située fur l’Aha.Zong.30,40 ; lat. 47, 30.

* BERCREL,6eog., rivière qui prendfa source dans l’évêché de Munster, & sejette dans l istel, à Zutphen.

* BERCKHElMjéréog., ville deFran-ce en Alsace.

BERCOWITZ, Comm. On nommeainsi en Ruffie un poids usité dans espays , pour charger des navires. Le ber-coreitz pese dixpudes , ou quatre centslivres de Ruffie.

BERD 1 N ou BERLIN, coquillage. T.Palette. (7)

* BERDISH, s.s. Hist.mod., espece dehache légere, que les Moscovites ontcoutume de portée en guise d’armes.

, BERDOA,G r £«g.,peuple de brigands,& désert de même nom en Barbarie , aumidi du royaume de Tripoli.

*BERDOE»a BERDOA, Géog., villed’Asie dans la Perse, province de Grand-ja. Long. 65, 30; lat. 41.

* BEREBERES ou BRJíBERES . les,Géog. est Hifl. moi., peuples d’Afriquéqui vivent fous des tentes à la maniérédes Arabes, dans les différentes contréesde la Barbarie, mais sur-tout au midi desroyaumes deTunis & deTripoli. Ils fontbraves & se piquent de noblesse; ils sedisent descendus de la tribu des Sabéens,qui passèrent de l’Arabie heureuse enAfrique sous la conduite de leur roi Me-lec-Ifriqui , qui , selon quelques-uns , adonné son nom à L’Afrique. II y a desBerebcres sédentaires.

BERECYNTE, Géog. Deux monta-gnes ont été célébrés dans l’antiquité,fous le nom de Berecyntej l’une en Phry-gie, proche *n fleuve Marzias,est fameu-se par le cuite qu’on rendoit à Cybele :l’autre é toi t en Crête, proche de la villed’Aptère, aujourd'hui Paleo-Castro :’onprétend que ce fut sur cette montagneque les Dactiles Idéens trouvèrent l’u sa-ge du/eu, du fer & du cuivre. (T-n.)