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«ítronnier, quoique plus longues Et plusétroites à Textrécnité: elles ont de petitescôtes qui s’étendent d’un bout à l’autre ,comme il y en a dans celles du plan-tain. Le fruit du bétel est assez sembla-ble à la queue d’un lésard ou d’un loir :ce fruit est rare, & on le préféré à laFeuille. On cultive cette plante commela vigne, & on lui donne des éclialasÇour la soutenir ; quelquefois on la jointal’arbre qui porte l'areque , ce qui faitnn ombrage fort agréable. L ehétel croîtdans toutes les Indes orientales, & sur-tout fur les côtes de la mer. II n’y en apoint dans les terres , à moins qu’onlie l’y ait planté.
Les Indiens mâchent des feuilles debétel à toute heure du jour , & mêmede la nuit: mais comme ces feuillesfont ameres , ils corrigent cette amer-tume eu les mêlant avec de l’areque &un peu de chaux , qu’ils enveloppentdans la feuille. D’ai „es prennent avecle bétel des trochifques , qui portent lenom de cáte ; ceux qui font plus riches,y mêlent du camphre de Bornéo, dubois d aines, du musc, de Cambregris, c9Y. Le bétel, ainsi préparé, estd’nn si bon goût, & a une odeur si agréa-ble , que les Indiens ne peuvent pass’enpasser ; presque tous en usent, au moinsceux qui peuvent s’en procurer. II y ena auffi qui mâchent de l’areque avec dela cannelle & du girofle: mais c’est or-dinairement do l’areque avec un peu dechaux enveloppée dans la feuille debétel , comme nous savons déja dit. Ilscrachent après la première masticationune liqueur rouge, qui est teinte parl’areque. Ils ont par Tissage du bétel,l’haleine fort douce & d’une très bonneodeur, qui fe répand au point de parfu-mer la chambre où ils font. On prétendque fans Tissage du bétel ou d’autresaromates , ils auroient naturellementl’haleine fort puante: mais cette masti-cation gâte leurs dents, les noircit, lescarie & les fait tomber: il y a des In-diens qui n’en ont plus à xf ans, pouravoir fait excès du bétel.
Lorfqu’on fe quitte pour quelquetemps, on fe fait présent de i/íe/,quel’on offre dans une bourse de soie f &on ne croiroit pas avoir son congé, sifia B’avoit reçu du bétel. On n’ose pas
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parlera un homme élevé en dignité ,fans avoir la bouche parfumée de bétel :ii seroit même impoli de parler à son égalfans avoir pris cette précaution , qui em-pêche la mauvaise odeur qui pourroitvenir de la bouche; fesiparliazard unhomme fe présente fans avoir mâché dubétel, il a grand foin de mettre fa maindevant fa bouche en parlant, pour inter-cepter toute odeur désagréable , ce quiprouve bien que les Indiens font sus-pects de mauvaise haleine. Les femmes,& sur-tout les femmes galantes , fontgrand usage du bétel , & le regardentcomme un puissant attrait pnur l’amour.On prend du bétel après lc repas pourôter Todeur des viandes j on le mâchetant que durent les visites ; on en tientà la main : on s’en offre en fe saluant &à (toute heure : enfin toujours du bétel.Cela ne vaudròit-il pas mieux que notretabac, au moins pour Todeur; & si. Tesdents s’cn trouvoient mal, l’estomac enseroit plus sain & plus fort. Ii y a dansce pays - ci plus de gens qui manquentpar Têstotnac que par les dents. Ray,bift. fl. app. p. 1913.
* BETELFAGUI au BETHELSAKI,Géogr. , ville d’Asie dans t’Arabie heu-reuse, environ à dix lieues de la merRouge. Long. 65. latit. 15 , 40.
BETHACAREM, Géogr.sacrée., se.Ion la vulgate : les Septante lisent Be-thacharma , BxAx%x^xx.. C’est un nomde lieu dont parle le prophète Jérémie.Certains le prennent nour le méme queBethacharam. Voyez BETHACHARAMqui fuit. (+)
BETHACHARAM , Géogr. sacrée ,nom d’un quartier de Jérusalem; i’in-tendanee en étoit confiée â Méchias,fils de Réchab, qui fut chargé de bâtirla porte du fumier, quand on fut reve-nu de Babylone. ( + )
BETHAGABRA,BETHOGABRTou BETHAGABRIA , Géogr. sacrée.Les tables de Peutinger mettent Betho,gabri entre Ascalon & Jérusalem. Joseph,qui lit Béturie , place ce lieu au milieude Tldumée. Selon Guillaume de Tyr ,les Arabes donnent à Béerfabée, le nomde Bethgabril. Elle est à douze millesd’Afcalon. Suivant Benjamin, Bethga-bérin est à cinq parafanges d’Hébron;& c’eít la même que Alaréfa. Les actes