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Tome IV. AU - BHA.
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ioi ; alors la bête fcroit proportionnée aunombre de jetons fixé.

On voit que dans les onze jetons dontlions venons de parler plus haut , nousne comprenons pas Celui qui est destinéj;our le roi de triomphe , qu’il laífferoitcependant, fi faisant jouer il perdait lecoup ; mais quand le roi les tire , cha-que joueur en met de nouveaux pour lecoup suivant. Tonte bête simple doit al-ler sur le coup où elle a été faite ; &s’ity en avoit plusieurs {impies faites d’uninsme coup , elles iroient toutes ensem-ble. Mais les Wfe/doubles doivent allerles unes après les antres dans les coupssuivans, & toujours les plus grosses lespremières.

Lorsqu'ìl y a une bête sur le jeu , lesautres joueurs ne mettent point de je-tons. excepté celui gui mêle , qui donnele sien à ('ordinaire. Celui qui gagnelorsqu’ìl y a une bête double au jeu, leveoutre la bête une fiche , & tous les jetonsqui font au jeu ; & fait la bête propor-tiniuieliement au gain , lorsqu’ìl perd.Quand nous avons dit que pour gagneril íalloit au moins faire les deux premiè-res mains , c’est bien entendu qn’aiicundes joueurs n’eil fait trois; pnisqu’alorson perd comme li on les eût Faites ledernier.

II arrive assez souvent dans ce jeu quedeux joueurs fe disputent le gain ducoup j parce que celui qui a fait jouerd’abord, n’empêehe point dé jouer aiiflàquiconque fe ttouve tin assez beau jeupour l’ernporter sur lui & fur tous lesjoueurs qui fe liguent contre lui en fa-veur du premier joueur; parce oae lesecond risque de perdre le double de ceoui est au jeu ; ce qni fait voir qu’on nedit point contre , sans un très - beaujeu. On n’eft plus requ à le dire, quandune fois la premiere carte est jetée.T otite l’habileté des joueurs consiste àforcer celui qui fait jouer à surcouper,ou à se défaire de leurs bonnes cartesà propos, pour donner plus de force àceux qui fout en état «e ie faire perdre ;ce qui cependant n’eil de Soi que dansle cas où il n’y a point de vole à crain-dre. On doit au contraire garder toutce qui peut l’empêchm , ìorfqu’on en estmenacé. On doit encore fournir de lacouleur jouée ; couper si l'on n’ín a

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point ; & si quelqu'autre avoit déjàcoupé, il faudroit le faire d’une triom-phe plus haute que la premiere , si l’onpouvoit.

Lorsque tous les joueurs ont vu leurjeu & passé, chacun peut aller en cu-rieuse , en mettant un jeton au jeu.Voyez Curieuse N Aller en cu-rieuse. La curieuse est égalementavantageuse pour tous les joueurs, &n’est pas un moindre agrément du jeu debêtemais nn doit se contenter U’enavoir une. Nous avons déja dit, queCelui qui avoit le roi de triomphe.reti-roit les jetons qui lui font destinés ; celuiqui retourne ce roi a le même privilège ,pourvu toutefois , en t’un & í’autrecas, que le jeu fejruie : celui qui faitla dévoie , double tout ce qui est sujeu ; Fait autant de bêtes qn’iì auroit puen gagner , & donne un jeton à chaquejoueur.

Pour faire jouer au jeu , il faut avoiren main un jeu dont ón puisse faire troismains, ou deux tout.au moins, quel’on doit fe hâter de faire le premierpour gagner. Inexpérience apprendrabientôt quels font les jeux qu’on peutjouer.

Celui qni renonce fait la bête, celuiqui donne mal en est quitte pour un jetonà chacun, & refait: torique le jeu decartes est faux, le coup où il est trouvétel est nul, mais les précédens font bons.

Béte , n n jeu de, Là bête désigne lapertè que fait un joueur qui ne f ai c pastrois mains ou les deux preinieres ,quand un autre joueur en fait trois.

BÈrE yihîp/e; c’est une bête faite enpremier lieu , simplement fur l’enjcu dechaque joueur.

Bête double , fe dit d’une bête faitefur unç autre bête , non - feulement deI‘ en je u de chaque joueur, mais encorede la bête qui étoit au jeu , & qu’on feproposait de tirer.

Ber E de renonce ; c’est le double paie-ment qn’on est obligé de faire de toutce qui s’enleve du jeu dans un coup or-dinaire , pour u’avoir [ras fourni de lacouleur qu’on demandoit.

* BETEL , betelu-codi , Hort. fthdttb.EETKK ou TEMBOUL ; plante qnigrimpe & qui rampe comme le iierie.S;Sfeuilles font assez semblables à celles du