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Eeuree, en Pharmacie, se dit de pi li-li eu rs préparations qui ont la consistanced’un onguent, & qui se préparent de iliffé-rens iiigrédiens. Le beurre i'antimoinepréparé par la chymie, elt fort différentde ceux dont nous parlons ; car c’est unviolent caustique. Les beurres se prépa-rent dans la Pharmacie galénique de la fa-çon suivante.
Beurres de cacao ; prenez des amandesdouces ou de cacao quantité suffisante ;saites-les rôtir dans une poêle de fer,nettoyez-les de leur.peau ou écorce;broyez-les ensuite sur le porphyre chauf-fé ; prenez cette pâte , & faites-la bouil-lir dans l’eau au bain-marie, jusqu’à ceque vous voyiez la graisse on l’huile seséparer & surnager : laissez ensuite re-froidir votre eau ; ramassez la graisse oul’huile qui sera fiée. Comme certe grailléest un peu rousse , on peut la faire fondreplusieurs fois de fuite dans l’eau au bain-marie. On en peut préparer de même detoutes les semences qui ont beaucoupd’huile, comme les beurres de noix , denoisettes, de noyaux de pêche, A’abricot.Ces beurres ne font que des huiles figées ;ils nous paroissent meilleurs que les hui-les par expression. (2?)
BEVEAU ou BÏVEAU, f. m., du motlatin bivittm , chemin fourchu : c’est lemodele d’un angle quelconque rectiligne,curviligne, ou le plus souvent mixte,pour former l’angle que font deux surfa-ces qui se rencontrent. Lorsqu’elles fontplanes , on se sert pour biveau d’unefausse équerre à branches mobiles , oud’nne sauterelle lorfqu’une des deux sur-faces est courbe ou toutes les deux ; ledo-veau est un instrument de bois fait exprèsen forme d’équerre stable, dont les bran-ches ne s’ouvrent ni ne se ferment. (D)
* BEUTHEN, Géog ., il y a deux vil-les de ce nom en Silésie ; l’une est fa-meuse par une mine d’argent.
» BEUTHNITZ, Géog ., petite villede l’électorat de Brandebourg.
BEUVANTE, f.s., on nomme ainsidans le commerce de mer un droit qu’unmaître débarqué ou de navire se réservélorsqa’il donne son vaisseau à fret : cedroit se réglé suivant la grandeur &le port du vaisseau. Aux maîtres de
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barque on retient la place pour mettredeux ou trois barriques de vin , & auxmaîtres de navire quatre on cinq barri»ques. Au lieu de ce droit de réserve, lesmarchands chargeurs donnent ordinaire-ment aux maîtres de barque ou de vais-seau une demi-barriqu* ou une barriqueentiere devin, pour empêcher que luini ses matelots ne boivent 1e vin du char-gement. On convient aulíi quelquefoispour la beuvante depuis cinq fous jusqu’àhuit sous par tonneau. ( (?)
¥ BE'K?DLEY, Géog. , ville d’Angle-terre , dans la province de Worcelter,fur la Saverne. Longitude r; , 10 ; lut.;r, -4-
ÉEXUGO , Hijl. nat. bot. , racine duPérou , sarmenteuse, de la grosseur dudoigt, semblable à la viorne dans sesendroits les plus déliés; on lui attribuela vertu purgative, & l’on dit que les In-diens la préfèrent au méchoacan.
BEY ou BEG , f. m. Hijl. mod. , est legouverneur d’un pays ou d’nne ville dansl’empire des Turcs ; ses Turcs écriventbegh ou bek ; mais ils prononcent bey tqui signifie proprement/figse»»-, & sup-plique en particulier, suivant l’usage,à un seigneur, d’un étendard qu’ils ap-pellent dans !a même ]a.ngue sangiakbegou bey :sangiasek , qui chez eux lignifieétendard ou bannière, marque celui quicommande en quelque partie considéra-ble d’une province , & qui a un grandnombre de spahis ou de cavalerie fousses ordres.
Chaque province de Turquie est divi-sée en sept sangiakis ou bannières, dontchacune qualifie un bey, & tous ces beytfont commandés par 1e gouverneur de laprovince , que l’on appelle aussi beghi-ler, beghi, ou beyler bey , c’est-à-dire,seigneurs des seigneurs ou bey de la pro-vince. Voyez Begler-Beg. Ces be tont beaucoup de rapport aux bannerêttque l’on avoit autrefois èn Angleterre :le bey de Tunis en est le prince ou le roi ;& ce titre équivaut à ce que l'on appelleà Alger le dey.
Dans le royaume d’Alger, chaque pro-vince est gouvernée par un èeyouvice-roi, que le souverain établit & déposeà son gré ; mais dont l’autorìté dans sondépartement est despotique, & qui dansla soifon de recueillir le tribut des Ars»