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restoit quelque chose du mélange, celasaliroit le beurre.
Si on a un beurre à'antimoine qlìi soitbrun & épais , on le rectifie pour l’é-ílaircir & savoir plus coulant , & onle rectifie dans une cornue à Feu doux ;c'est ce qu’on nomme beurre à'antimoinerectifié.
Basile Valentin rectifioit trois fois leìctirre d'antimoine avec de l’efprit de vin;il les mettoit digérer ensemble pendanttrois mois avant que de miistiller , éi ilajputoit de nouvel es prit de vin à chaquediítillation. Le beurre d’a. m moine de-vient par ce moyen liquide & rouge com-me du lang.
Ducheíne qui appelloit antidote poly-chrejle le beurre d’antimoine , le reóti-fioit trois fois aussi ; laissant chaque foisle résidu , & il cohoboit fur ce beurred'antimoine de l'efpritd'hyriromel vieux,jufqu’à ce qu’il fût doux. Enfin il tiroitl’efprit par ia distillation , jufqu'à ce quece qui restoit fût en consistance d’hnile;& il le faifoit prendre comme fébrifuge,depuis une goutte jufqu’à six.
La quantité dn beurre d'antimoinequ’on retire est le tiers du mélange qu’ona employé pour le faire, c’est-à dire, quesi on a employé quatre onces d’antimoi-ne , & huit onces de sublimé corrosif,on en retire quatre onces de beurre d’an-timoìne ; on doit mème en tirer quatreonces & demie.
II faut observer que le récipient qn’onmet pour recevoir le beurre , doit êtresec; s’il étoit humide , le beurres’y met-troit en poulsiere.
Dans cette opération , le beurre d’anti-moine distille plus aisément que le mer-cure , parce que i’efprit de sel en divi-sant l’antimoine, multiplie ses surfaces,& au contraire , en quittant le mercure ,les globules de celui ci se rapprochent,& de cette maniéré, te mercure devientmoins volatil , ■& l’antitnoine moins pe-sant.
L’esprit de sel marin est le dissol-vant propre de l’antimoine ; c’est unedes convenances que les Aíchymiltestrouvent qu’il y a avecl’or; î’acide dusel marin ayant plus de rapport avecl’antimoine qii’avcc le mercure , ilquitte celui - ci pour dissoudre l’auti-itìoiue.
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Lc beurre iVantimoine est la partie mé-tallique de ce minéral , divisée & ré-duite en une consistance molle, parlemoyen de l’acide du sel marin: c’estpourquoi on peut le faire avec quelquepréparation d’antìmoine que ce soit,pourvu qu’elle contienne la partie mé-tallique de l’antitnoine, & fous quel-que sonne qu’elie ia contienne ; mais onréemploie plus présentement, pour fai-re le beurre d'antìmoine , que l’anti-moine crud , parce qu’on ne fait plus lebeurre d'antìmoine , que pour faire le ci-nabre d'antìmoine. b r oyez CINABRED’ANTIMOINE.
On compte jufqu’à sept maniérés dif-férentes de faire le beurre d’antimoine ;& on peut dire qu’il y en a autant qu’onpeut trouver de moyens d’unir l’acidedu sel marin avec la partie métalliquede l’antimoinc. On peut , par exemple,se servir de chaux d’argent, c’elt-à-dire , de l’argent dissous darrs l’eau for-te , & précipité par l’acide du sel marin :on est assuré que le beurre d'antìmoinepréparé par ce moyen , ne contient nimercure , ni soufre grossier. I! fautprendre trois parties de chaux d’argent& une de régule.
Le beurre d'antimoine fait avec le ré-gule , est moins épais que celui qu’onfait avec l’antimoine crud , & il estplus pur lorfqu’on le fait avec l’ariti-moine crud; il passe presque toujoursdans le beurre un peu de soufre de l’an-timoine.
Le beurre d’antìmoine a été employé au-trefois pour ronger les mauvaises chairsdes ulcérés ; c’est un caustique plus con-venable que n’est le précipité , parceque l’antimoine par lui mème est bon àmonditìer les ulcérés. II n’y a que clansle cas d’ulceres vénériens , pour lesquelsle précipité de mercure est plus pro-pre.
On fait la poudre d’algaroth avec lebeurre d’antìmoine. soyez AlgAROTH,Antimoine. {M)
* Beurre de Zinc, Chymie , onentend par beurre de zinc , la massejaunâtre qui relie au fond do la cor-nue , lcmqu’oii veut faire la concen-tration de l’efprit de sel , en redistil*lant une dissolution des fleurs de zincdans cet acide.