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Tome V. BI - CALZ.
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lyglotte li’Anvers, dans celle de Paris, &dans connu fous le nom de bible de

Valable. V. Polyglotte. La secondebible grecque est celle de Venise qui parutcn 151S, où le texte grec des Septante aété réimprimé conformément à ce qu’ilétoit dans le manuscrit. Cette édition estpleine de fautes de copistes , mais aiséesà corriger. On l’a réimprimée à Stras-bourg, à Eàle, à Francfort & en d'autreslieux, en l’altérauttoutefois en quelquesendroits poursuivre le texte hébreu. Laplus commode de ces bibles est celle deFrancfort, à laquelle on a ajouté de cour-tes fcholies dont fauteur ne s’est pasnommé, mais qu’on attribue à Junius:elles servent à marquer les différentesinterprétations des anciens traducteursgrecs. La troisième est celle rie Rome enI$87, dans laquelle on a inséré des fcho-lies tirées des manuscrits grecs desbihlio-theques de Rome, & recueillies par Pier-re Morin, Cette belle édition fnt réim-primée à Paris en 1628 par le P. Morindo f Oratoire, qui y joignit fancienneverlion latine dcNobilius, laquelle dansl’édition de Rome étoit imprimée séparé-ment avec les commentaires.'L’éditiongrecque de Rome fe trouve dans la Po-lyglotte de Londres, & on y a ajouté enmarge les différentes leçons tirées du ma-nuscrit d'Alexandric. On fa auflì donnéeen Angleterre, in- 4°. & in-iz. avecquelques changemens. Bos fa encore pu-bliée en 1709, à Francker , avec toutesles différentes leçons qu’il a pu recou-vrer.Enfìn la quatrième bible grecque estcelle qu'011 a faite en Angleterre d’aprèslin exemplaire très-ancien,connu fous lenom de manuscrit d'Alexandrie, parceq u'il avoit été envoyé de cette ville. Ellefut commencé; à Oxfort par ie docteurGrabe en 1707. Dans cette bible , le ma-nuscrit d’Alexandric ïfest pas imprimétel qu’il étoit, mais tel qu’on a cru qu’ildevoit être, c’est-à-dire , qu’on fa changéstux endroits qui ont paru être des fautesde copistes, & que l’on a auflì changé lesmots qui étoientde disterens dialectes:quelques-uns ont applaudi à cette liber-té; d’autres font condamnée, prétendantque le manuscrit étoit exact , & que lesconjectures on les diverses leçons a voientété rejetées dans les notes dont il étoitaccompagné. F . Septante.

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Bibles L atines. Quoique leur ndm-bre soit encore plus grand que celui desbibles grecques, on peut les réduire tou-tes à trois clafl'es ; savoir fancienne vul-gate, nommée auflì itala, traduite du grecdes Septante ; la vulgate moderne , donth pins grande partie est traduite du textehébreu ; L les nouvelles versions latinesfaites fur fhébreu dans le xvl sieele.De fancienne vulgate dont on fe fervoitdans la primitive Eglise, L fnr-tont enoccident, jufqu’après ietems du pape 8.Grégoire !c Grand , il ne reste de livresentiers que les Pfeaumes, le livre de laSagesse , & f Eccléfiaste, & des fragmensépars dans les écrits des peres, d’où No-bilius a tâché de la tirer toute entiere|projet qui a été exécuté par le P. Saba-thier, bénédictin. O11 trouve un grandnombre d’éditions différentes de la vul-gate moderne , qui est la version de S.Jérôme, faite fur fhébreu.

Le cardinal Ximenès en fit inférer dansla bible de Complote , une qui est altérée& corrigée en plusieurs endroits.La meil-leure édition de la vulgate de R. Etien-ne,est celle de 1540,réimprimée en 154Ç,où l’on trouve en marge les différentesleçons des divers manuscrits dont.il avoitpu avoir connoissance. Les docteurs deLouvain font revue,y ont ajouté de nou-velles leçons inconnues à Robert Etien-ne : leur meilleure édition est celle quicontient à la fin, les notes critiques deFrançois Lucas de Bruges. Toutes cescorrections de la bible latine furent faitesavant le tems de Sixte V & de ClémentVIII, depuis lesquels personne n’a oséfaire un changement an texte de la vul-gate, si ce n’est dans des commentaires& des notes séparées. Les corrections deClément VIII, en 1592, font celles quel’on fuit dans toute f église catholique:car de deux reformations qu’a fait cepontife , on s’en est toujours tenu à lapremiere.Ce Fut d’après celle que Plantindonna son édition ; & toutes les autresfurent faites d’apres celle de Plantin ;de forte que les bibles communes fontd’après les corrections de Clément VIII.II y a un très-grand nombre de bibles la-tines de la troisième classe , faites depuisdeux siécles, & comprenant les versionsdes originaux des livres sacrés : la pre-mière est celle de Sanctez Pagninus , d s*