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tendant garde du cabinet des livres ,manuscrits , médailles , &c. & garde dela bibliothèque royale, fous l'autorité de famajesté feulement.
Kn 1697 , le P. Bouvet, jésuite-mis-fionnaire apporta 49 volumes chinoisque i’empereur île la Chine envoyoit cnprésent au roi. C’est ce petit nombre devolumes qui a dorme lien au peu de lit-térature, chinoise que l’on a cultivée enFrance ; mais il s'est depuis considéra-blement multiplié. Nous ne finirionspas si lions voulions entrer dans le dé-tail de tontes les acquisitions de ìn biblio-thèque royale , & des présents fans nom-bre qui lui ont été faits. A l’avénementde Louis XIV’à la couronne , fa biblio-thèque étc ; r tout au plus de 5000 volu-mes, & à la mort il s’y en trouva plus de70000 , fans compter le fonds des plan-ches gravées & des estampes ; accroisse-ment immense, & qui étonneroit, si l’onn’avoitvu depuis la même bibliothèquerecevoir à proportion des augmentationsplus considérables.
L’heurcnfe inclination de Louis XV àprotéger les lettres & les sciences, ál’e-xemple de son bisaïeul ; ['empressementdes ministres à fe conformer aux vuesde fa majesté ; l’attention du bibliothé-caire & de ceux qui font fous ses ordres,à profiter des circonstances, en ne lais-sant , autant qu’il est en eux, échapperaucune occasion d’aaquérir; enfin la lon-gue durée de la paix , tout semble avoirinspiré dans le cours de son régné, à ac-cumuler richesses fur richesses dans untrésor qui du temps de Louis XIV n’a-voit rien qui lui fût comparable.
Parmi les livres du cabinet de Gastond’Orléans, léguésau roi en 1660, il s’é-toit trouvé quelques volumes de plan-tes & d’animatix que ce prince avait faitpeindre en miniature fur des feuilles dé-tachées de velin,par Nicolas Robert,dontperíonne 11’a égalé le pinceau ponr cesfortes de sujets- Ce travail a été continuéfous M. Coíbert & jnfqu’en 1728, tempsauquel on a cessé d’augmenter ce magni-fique recueil. Depuis quelques annéesi! a été fepris avec beaucoup de succès ,& forme‘aujourd’hui une fuite de plusde deux mille cinq cents feuilles, re-présentant des fleurs, des oiseaux, desanimaux & des papillons.
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La bibliothèque du roi perdit en tfifM. l’abbé de Louvois, & M. l’abbé Bi-gnon lui succéda. Les sciences & les let-tres ne virent pas fans espérances tirshomme qu’ellesregardoient comme leurprotecteur, élevé à un poste si brillant.M. i’abbé Bignon , prefqu’anffitôt aprèsfa nomination, fe défit de fa bibliothèqueparticulière, pour ne s’occuper plus quede celle du roi, à laquelle il donna tinecollection assez ample & fort curieuse delivres chinois, tartares & indiens qu'ilavoit. II signala son zele pour la biblio-thèque du roi dès les premiers jours deson exercice , par l’acquisition des ma-nuscrits de M. de la Marre , & ceux deM. Lalusc, an nombre de plus de mille.Le grand nombre de livres dont fe trou-voit composée la biblioth. du roi, rendaitcomme impossible Tordre qn.’on auroitvoulu leur donner dans les deux maisonsde la rue Vivienne; M. l’abbé de Louvoisl’avoit représenté plusieurs fois , & dèsle commencement de la régence il avoitété arrêté de mettre la bibliothèque dansla grande galerie du Louvre; mais l’arri-vée de Tintante dérangea ce projet,parceqn’elle devait occuper le Louvre.
M. l’abbé Bignon en 1721 profita de ladécadence de ce qu’on appelloit alors lesystème, pour engager M. le régenta or-donner que la bibliothèque du roi fût pla-cée à shekel de Nevers , rue de Riche-lieu , où avoit été la banque. Sur les or-dres du prince, on y transporta sans délaitout ce què Ton put délivrés; mais lesdifférentes difficultés qui fe présentèrent,furent eaufe qu’on ne put obtenir qu’en1724 des lettres patentes, par lesquellesfa majesté affecta à perpétuité cet hôtel aillogement de fa bibliothèque. Personnen’ignore la magnificence avec laquelleont été décorés les vastes appartenionsqu’occupent aujourd’hui les livres duroi : c’est le spectacle le plus noble & leplus brillant que l’Europe offre en cegenre. M. l’abbé Sallier,professeur royalen langue hébraïque,de Tacadémie roya-le des inscriptions & belles-lettres, l’utides quarante de l’académie françoife, &nommé en 1726 , commis à la garde deslivres & manuscrits, & ainsi que M. Me-lot, aussi membre de Tacadémie des bel—les-iettres font de tons les hommesde lettres attachés à la bibliothèque du