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ìfeeque ia roi, à la tête du catalogueras;,dsi.fif/.Une des plus précieuses est celledes manuscrits de Brienne ; c'est lin re-cueil de pieccs concernant les affaires del’Etat, qu’Antoine de Lomenie , secré-taire d’Etat avait rassemblées avec beau-coup de foin en 340 volumes.
M. Colbert , trouvant que là biblio-thèque du roi était devenue trop nom-breuse pour rester commodément dansla maison de la rue de la Harpe, la littransporter en 1666 dans deux maisonsdela rue Vivienne qui luiáppartenoient.L'amiée suivante , le cabinet des mé-dailles , dans lequel étoit le grand re-cueil des estampes de l’abbé de Maròl-les , & autres raretés, Fut retiré du Lou-vre & réuni à la bibliothèque du roij dontils font encore aujourd’hui une des plusbrillantes parties. Après la disgrâce deM. Fouquer, sa bibliothèque , ainsi queses autres effets, fut faille Sc vendue. Leroi en fit acheter un peu plus de 130aVolumes, outre le recueil de l’histoired’Italie.
11 n’étoit pas possible qiiê tant tle li-vres imprimés joints aux anciens, avecles deux exemplaires des livres de privi-lège que fournissbient des libraires , nedonnassent beaucoup de doubles : cefonds seroit devenu aussi embarrassantqu’imltile , fi on n’avoitsoiigé à S'en dé-faire par des échanges. Ce fut par cemoyen qu’oh fit en 1668 {'acquisition detous les manuscrits & d’un grand nom-bre de livresimprimés quiétoièntdans labibliothèque du cardinal Mazarin. Dansle nombre de ces manuscrits, qui étoitde 2i;6 , il y en àvoit 102 en langue hé-braïque, 343 eií arabe , samaritain, per-san , turc , & autres langues orientales ;le reste étoit en langue grecque , latine,italienne , Françoise , espagnole , fisc.Les livres imprimés éfoient au nombrede 3678. La bibliothèque ífams’enrichitencore peu après par l'ácqUisition quel’on lit àLeydé d’une partiedeslivresdusavant Jacques Golius, & par celle deplus de 21ÓÓ volumes manuscrits 011 im-primés de la bibliothèque de M. GilbertGaumiri, doyen des imíîtres des requê-tes , qui s’étoit particulièrement appli-qué à i’étude & à la recherche des livres«orientaux.
i'e n’étoit pas feulement à Paris &
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chez nos voisins que M. Colbert Faisaitfaire des achats de livres pour le roi ; ilfit rechercher dans le Levant les meil-leurs manuscrits anciens en grec, en ara-be , en persan , & autres langues orien-tales. il établit dans ìcs différentes coursde l’Europe des correspondances, aitmoyen desqtielles ce ministre vigilantprocura à ìa bibliothèque du roi des tré-sors de toute espece.
L’année 1670 vit.établir dans hbiblio-theque royale un fonds nouveau bi -n ca-pable de la décorer , & d’éternifer la ma-gnificence de Louis XIV, ce font les bel-les estampes quê fa majesté fit graver , &qui servent encore aujourd’hui aux prê-te ns d’estampés que le roi Fait aux prin-ces, aux ministres étrangers, Sc aux per-sonnes de distinction qu’il 1m plaît d’ertgratifier. La bibliothèque du roi perditColbert en i683- M- de Louvois .comme surintendant des bâtimens -, jexerça la même autorité que son prédé-,ceffeur, &aehetàde M. Bigrìon, conseil-ler d’état i la charge de maître de la li-brairie,à laquelle fut réunie celle de gar-de de la librairie, dont S’étoient démisvolontairement MM; Colbert-.Les provi-sions de ces deux charges réunies, furentexpédiées en 1684 en faveur de Camillede Teìlier j qu’on a appelle l 'abbé déLouvoìi.
M. de Louvois, sitpûur procurer à làbibliothèque du roi de nouvelles richesses,ee qu’avoit fait M. Colbert ; il employsnos ministres danslís cours étrangères*& en effet on en requt dans les annéesi68y, 1686,1687 pour des sommes con-sidérables. Le P.Mabillon qUi voyageaiten Italie,Fut chargé par le roi d’v rassem-bler tout ce qu’il pourroit de livres ; ils’aequitta de fa commission avec tant dezele & d’exastitude , qu’en moins dédeux ans il procura à la bibliothèque roya-le près de 4000 volumes imprimes.
La mort de M. Louvois arrivée eii1691, apporta quelque changement àl’administration de la bibliothèque duroi.Là charge de maître de la librairie avoitété exercée jusqu’aìors fous l’autorité Lla direction du surintendant des bâti-mens ; mais le roi fit un règlement enJuillet 1691 , par lequel il ordonna queM. l’abljé ,rî,e Ltìuvois jouirait & seroitles fonctions d q maître de la librmitjil*.