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tfârís l’étendue de ce qui est à sa portée,qu'elle les conforme à la raison , &tju’eile les soumet pleinement à Tordreimmuable qu’a établi une souveraine In-telligence.Elle écarte de nous ces dou-leurs qni ne font que les Fruits de l'in-tcmpérancc ; les plaisirs de l’d'prit mar-chent à fa fuite , & l’aceompagnent ini-ques Jans la solitude & dans l’adversité:elle nous affranchit, autant qn’il est pai-sible, du caprice d’autrui & de l’empirede la fortune ; parce qu'elle place notreperfection, non dans une possession d’ob-jets toujours prêts à nous échapper, maisdans la possession de Dieu même , quivent bien être notre récompense. Lamort, ce moment fatal, qui désespéré lesautres hommes, parce qu’il est le termede leurs plaisirs & le commencement deleurs douleurs , n’est pour ['homme ver-tueux qu’im passage à une vie plus heu-reuse. L’homme voluptueux & palsiou-rlé ne volt la mort que comme un fantô-me affreux, qui à chaque instant fait unnouveau pas vers 1 ni, empoisonne sesplaisirs, aigrit ses maux, & fe prépare àle livrer à un Dieu vengeur de ['innocen-ce. Ce qu’il envisage en elle de plus heu-reux,feroit qu'elle le plongeât pour tou-jours dans l’abyme du néant. Mais cettehonteuse espérance est bien combattuedans le fond de son ame par ['autorité dela révélation, par le sentiment intérieurde son indivisibilité personnelle , parl’idée rî’ il n Dieu justq tout-puissant. Lefort de l’homme parfaitement vertueuxest bien différent : la mort lui ouvre lesein d une intelligence bien-faifante ,dont il a toujours respecté les loix & res-senti les bontés. V. Sagesse U VsL-TU. (Y)
BIENS , en termes de Jurisprudence,& far-tout dans le Droit civil,(ont toutessortes d’eítets,richesses, terres, posses-sions , &c. V. Effet.
r°. II y a deux fortes de biens', les meu-bles &.\cs immeubles. Voy. MeubleS/Immeuble.
Les droits incorporels qui en effet nefont ni meubles ni immeubles,fe rappor-tent eux-mêincs î> l’une ou l'autre de cesdeux classes, suivant les divers rapportsqu’ilsontavec les meublesoulesimmeu-bles corporels: ainsi la faculté de réméréest une action itnnwbili3Ìre>parce qu’elle
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tend â ['acquisition d’tìn immeuble; aiílieuqu’un billet ou une obligation est:réputée meuble , parce qu’elle a pouíobjet une somme de deniers qui est [nobi-liaire.
2°. Les biens fe divisent encore en prs-pres , paternels, héréditaires, ou de patri-moine ; en acquêts ou biens acquis , & enconquêts. Voy. PROPRE , ACQUET &CoNQUET.
Les biens fe divisent encore cn corps,rels & incorporels, INCORPOREL ê/In-CORPOREL , & ensin en biens nobles Sten roturiers. Voy. Noble, Roturier*L/c.
Biens adventices, font tous ceux quiprocèdent d’ailleurs que de succession depere ou de mere , d’aïeul, ou d’aïeule.F. Adventice.
Biens dotaux, dotalia , font ceux quiprocedent de la dot, & dont ['aliénationn’est pas permise au mari. V. Dot.
Biens de fugitifs, font les biens pro-pres d’un homme qui fe fauve pour cri-me , & qui après fa fuite duement prou-vée & constatée, appartiennent au roi,ou au seigneur dn manoir. /^.Fugitif.
Biens paraphernaux, sont ceux desi.quels la femme donne la jouissance à sonmari , à condition de les retirer quand illui plaît. V. Paraphernaux.
Biens profeélices font ceux qui vien-nent de la succession directe. V. Pro-fectice.
Biens vacans, font ceux qui fe trou-vent abandonnés, soit parce que les hé-ritiers y renoncent, onjque le défunt n’apoint cohéritier. V. Vacant. (H)
* On distribue encore les biens, enbiens de ville & biens de campagne : lesbiens de ville font les maisons de ville,les marchandises, les billets, l’argent,c if c. LesKraj de campagne font les ren-tes seigneuriales, les champarts, les dî-mes inféodées, les rentes foncières, &c.les terres labourables, les vignes, lesprés, les bois, & les plants. PIMaison,Marchandise, £/c. Voy. Rente,Ciiampart, cfc.V. Terres labou-rables , Vignes , £/c. (M
* Bien, homme de, homme d’honneur,honnête homme. Gramnt. II me sembleque l’homme de bien est celui qui satisfaitexactement aux préceptes de fa religion;l’homme d’honneur j celui qui fuit rigoij»