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Tome V. BI - CALZ.
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reoseincnt les loix & les usages île la so-ciété ; & Vhonnèti homme , celui qui neperd de vue, dans aucune de ses actions,les principes de "équité naturelle: l 'hom-me de bien fait des aumônes ; Vhotnmeà'honneur ne manque point à fa promes-se; Xkennète homme rend la justice,mêmeà son ennemi. Vhonnête homme est de toutpays; Vhommede bien & l ’homme ii‘ hon-neur ne doivent point faire des chosesque Vhennête homme ne se permet pas.

* Bien, Très , Fort , Gramm,,termes qu on emploie indistinctement enfrançois, pour marquer le degré le plusFaut des qualités des êtres, ou ee que lesgrammahii-os appellent te superlatif:mais ils ne désignent ce degré ni de lamême maniéré , ni avec la même éner-gie. Tris me paroît affecté particulière-ment ati superlatif, & le représentercomme idée principale ; comme on voitdans le Très-haut, pris pour Y Etre su-prême. Fort marque moins le superlatif,mais affirme davantage : ainsi quand ondit, il e&fort équitable, il semble qu’onfasse autant au moins d'attention à la cer-titude qu’on a del’équitéd’uncperfonne,qu’au degré oti point atiquel elle pouffecette vertu. Bien marque encore moinsle superlatif que très ou fort : mais ilest souvent accompagné d’iin sentimentd’admiration , il est bien hardi! Danscette phrase , on désigne moins peut-être le degré de la hardiesse , qu’onn’exprime Tâtonnement qn’elle produit.Ces distinctions font de M. Tabbé Gi-rard. II remarque de plus que très esttoujours positif; mais que fort & bienpeuvent être ironiques, comme dans ,e'est être fort sage que de quitter ce qu’ona four courir après ce qu’on ne fuuroitavoir ; c’est être bien patient que de fous.frir des coups de bâtons fans en rendre jmais je crois que très n’eft point du toutcompatible avec l’ironie, & qu’ii est mê-me préférable à bien & à fort, en ce qu’illa marque moins. Lorsque fort & biensont ironiques, il n’y á qu’une façon deles prononcer , & cette façon étant iro-nique elle-mcme, elle ne laisse rien àdeviner à celui à qui l'on parle. Très,-au con traire, pou van t fe prononcer quandjl est ironique, comme s’il ne Tctoit pas,enveloppe davantage la raillerie , &

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laisse dair: Rembarras celui çn’on raííftísBIENEAICTEÚR N BIENFAIC-TRÍCE, en Droit, fe dit de ceux qui ontfondé ou doté une église, soit paroissiale;soit conventuelle. V. FûNDATKUKPatron, (ff)

BIENEAICTEUR, J/flra/e.c’est celuiqui a donné , qui a fait du bien à quel-qu’un.On ne peut parler contre son bien-faichur sans ingratitude. Celui qui faitdu bien peut en tirer du profit , ne méri-te point d'ctre appelle un bienfaiteur pson action est un commerce & un trafic.(D. F .0

BIENFAISANCE, s. f. Môrale. C’estune vertu qui nous porte à faire du bien ànotre prochain.Elleest la fille de ln bien-vaillance &de l’amourdc Tbumanité.

Dieu , la nature, la raison, nous invi-tent à Faire du bien : le premier par sorrexemple & son essence, qui est la bonté}la nature, parle sentiment du plaisir,quiest dans Tame de celui qui a obligé, &qui se renouvelle en voyant i’objet de sesbienfaits:!-! raison,par I'intérêt qne nousdevons prendre au fort des malheureux.

César disoit que rien ne le fiattoit da-vantage que les prières & les demandes,& que ce ,Tctoit qu’aìots qu’il se trou-voit véritablementgrand.

L’homme n’» véritablement à soi que‘ce qu’il donne; ce qu’on garde se dété-riore , est sujet aux accidens, & nous estenfin enlevé par la mort. Ce qui est don-né-nc meurt jamais pour nous. C’est ceque dit Marc-Antoine, tombant fous lescoups de la fortune : “ Je n’ai plus quece que j'ai donné lloc babco, quoicun-quededi.

Que vos bienfaits soient de nature Spersuader à celui qui en est l’objet, quec’est vraiment lui que vous avez en vue.S’ils font honorables , qu’ils soient pu-blics ; s’ils ne font que secourir son in-digence , n’ayeí pour témoin que votreconscienee.Seroit-ce trop exigerde vous,que celui même que vous obligez, igno-rât le nom de son bienfaict'eur.

Consulter ttt prudence est suivre l'ê-qui té ,

Ce n'est encor qfun pas vers l'ìinmorta -lité.

Qiti n’est que juste , est dur ; qui n'eftque sage , est triste ;